Le PS et l'UMP à propos du droit de vote et d'éligibilité des citoyens étrangers

Primaires obligent, nous assistons à une surenchère lors de ces pré-élections. Des surenchères à gauche, mais aussi, bien à droite. Les étrangers, pour ne pas changer sont au coeur de toutes les "attentions".

L'occasion est donnée de rappeler que si les étrangers ont un jour le droit de vote aux élections locales, c'est aussi pour avoir le droit de s'y présenter.

On sait ce que la droite en pense. Ceux qui en parlent le mieux sont les membres de la droite populaire. Christian VANNESTE et Eric CIOTTI, en tête martèlent que le droit de vote doit être conditionné à la nationalité et qu'accorder ce droit serait inconstitutionnel.

A l'inverse, accorder aux étrangers le droit de payer des impôts et de la fermer est fidèle aux valeurs républicaines.

Pour le PS, on connnait la chanson. Elle passe en boucle depuis plus de 20 ans.

Ségolène ROYAL a confirmé que cette avancée, qui ne serait que justice pour les étrangers qui font la France et qui vivent la France, n'est clairement pas sa priorité.

Martine AUBRY a clairaonné, quant à elle, que si elle était élue elle mettrait fin à cette injutice.

Quant à Manuel VALLS, les voir dans sa ville est déjà insupportable, alors leur donner le droit de vote....

Le discours "gauchisant" est connu au PS. On l'a entendu maintes et maintes fois en période pré-électorale, afin notamment d'attirer les électeurs, fils et filles d'immigr'és.

Certains diront que la ficelle est grosse, d'autres que les socialistes ont le droit de changer, y compris pour être de gauche.

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