Sarko contre le vote communautaire, sauf quand il s'agit d'Israël.

A entendre Sarko et Guéant, il y aurait un vote musulman. D'où le danger de voir des conseils municipaux à majorité étrangère si on accordait le droit de vote aux étrangers, dont les enfants, on le rappelle, eux, votent.

Donc, ne draguer aucune communauté, ce serait donner des gages au communautarisme.

Comme souvent, évidemment, la règle ne s'applique pas à tous.

Rappelons ici, que le droit international, les résolutions de l'ONU, l'éthique, enfin tout quoi, ne s'appliquent jamais à Israël.

Ainsi, Sarko a pu adresser une lettre aux Franco-israéliens, dont on sait que pour la plupart sont de fervents gauchistes, afin de leur demander de se mobiliser davantage.

C'est peut-être possible, mais il faudra donc qu'il dépasse les 80% du premier tour quand Hollande n'en fait que 8.

Sarko a été récompensé : il a réussi à faire passer la France pour un pays judéophobe, alors que jamais il ne dénonce l'islamophobie y compris dans son propre camp.

Du coup, pour débarrasser la France de ses musulmans, terroristes, porteurs de burqa qui appellent tous les jours à détruire Israël, les gentils franco-israéliens installés là-bas votent en masse pour Sarko. D'ailleurs le réprésentant des juifs ultrasionistes de France, Richard Prasquier a appelé à voter Sarko tant la gauche française a du mal à cacher son antisémitisme larvé.

Voilà le dialogue typique avec le CRIF : Monsieur Prasquier, Israël est hors-la-loi, toutes les résolutions sont bafouées et l'occupation est illégale. Monsieur Prasquier de répondre : vous critiquez Israël ? Antisémite !

A droite toute en Israël et à droite toute en France, les franco-israéliens sont devenus fous, et courent à leur perte.

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