Plus d’un an déjà
Peut-on fêter ça
La guerre au Soudan
Qui n’en finit pas ?
Deux protagonistes s’écharpent
Sans regard pour ceux qu’ils massacrent
Deux cartels de soldats
Qu’aimeraient être rois.
Le premier chef de ses milices
Qui de pillage s'enrichissent,
L'autre général islamiste
Des affairistes qui résistent.
Vers tous les pays d’à côté
Le peuple tente d’échapper
Ce duel entre gangsters
Autrefois en affaires.
Une guerre oubliée -
On sait. On connaît
Qui nourrit la bête
On joue les muettes.
La population effrayée
Au Tchad surtout s’est réfugiée.
La France dans tout ça
Au Tchad que fait-elle là ?
Soldats avisés, entraînés
Ne pourraient-ils pas négocier
Et non simplement observer ?
Nous y sommes les mieux placés.
Au fait, quels sont nos intérêts ?
Un putschiste congratulé
Bientôt élu en mai
Qui pourrait nous lâcher
Plus de militaire
Et place à Wagner
Fini le beau légionnaire
Qui sent bon le sable chaud.
Le terrorisme : mais expulsés
De territoires plus concernés
Quelle efficacité
Ces hommes du désert ?
Bien sûr, notre beau rayonnement
Il est perdu depuis longtemps
Mais, on s’accroche comme un morpion
À notre tout dernier bastion.
Nos bons amis émiratis
Sous nos yeux posent leurs avions
Armant la rébellion
De pillage, enrichie.
Quelques remontrances
À leur outrance
Et s’en est fini
De nos beaux profits.
Décidément trop compliqué
Quand alliances, complicités
Se font et se défont,
De prendre position
Avec des intérêts
Qui changent sans arrêt
Mieux vaut compter les points
Des morts et des blessés
De tous ces crève-la-faim.
Droits de l’homme oubliés
On n’est pas concernés
Rien à voir, circulez !