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Billet de blog 5 août 2015

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PENSÉES SINGULIERES

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Singulières pensées d'un Huron sur la France.

Curieux sujets que les Français, me confiait récemment un ami Huron de passage dans notre beau pays :

Ils croient avoir une claire vision de la démocratie lorsqu'ils considèrent celle des pays étrangers, mais ils sont étrangement privés de discernement lorsqu'ils considèrent la leur propre.

Ils glosent à perte de temps sur les insuffisances ou les dénis démocratiques des autres nations, mais oublient de considérer que chez eux la démocratie est plus formelle que réelle, plus théorique que concrète, plus galvaudée que respectée, plus célébrée que pratiquée, et qu'elle est en définitive aussi illusoire qu’incantatoire. 

Problématique sécuritaire.

La sécurité, contrainte sociale incontournable, est porteuse de périls lorsqu'elle est érigée en "valeur" ou lorsque son instrumentalisation sert à moissonner les suffrages électoraux.

Les moyens de l'assurer ou de la garantir ne peuvent se définir à partir de simples "Faut qu'on ! Y-a qu'à ! "

"Of course", la problématique sécuritaire est étroitement liée aux contingences économiques, sociales, culturelles et politiques du moment.

Mais la Droite sera toujours plus à l'aise que la Gauche pour tenir en ce domaine un discours répressif.   

Logiques révolutionnaires.

Violence et révolution vont hélas souvent de pair. 

Cf. la révolution française, la révolution bolchevique, la révolution khmère rouge (liste non exhaustive, cela va de soi). 

- La violence est parfois théorisée et proclamée comme un moyen incontournable pour faire prévaloir le changement. 

- Elle est utilisée pour contrecarrer la réaction des ennemis déclarés ou supposés, ce qui peut (à la limite) se concevoir, s'expliquer, se justifier, se légitimer. 

- Elle est utilisée pour "prévenir" ou anticiper toute réaction (et cela constitue déjà en soi une dérive). 

- Elle est utilisée pour affermir la prise de pouvoir. Mais le pouvoir, c'est bien connu, corrompt. Il arrive même à ceux qui se sont installés au pouvoir de "liquider" ceux de leurs compagnons restés fidèles aux idéaux initiaux alors qu'eux-mêmes les oublient, les dénaturent ou les transgressent (cf. la répression de la révolte des marins de Cronstadt ou l'envoi au goulag des révolutionnaires de la première heure). 

- Elle est utilisée enfin pour jouir des délices du pouvoir en faisant perdurer un discours révolutionnaire qui se transforme vite en slogans creux, en "langue de bois", voire en mensonge permanent.

Cela ne saurait toutefois justifier ou légitimer les "contre-révolutions" et les réactions.

Passion idéologique.

- La "passion idéologique" est aussi dangereuse que la passion religieuse. Les extrémismes, quels qu'ils soient, et quelles que soient leurs finalités, ne peuvent avoir de traduction concrète qu'à travers des dérives totalitaires.

- Quand l'organisation prime sur l'individu, toutes les horreurs sont possibles. Etre légitimées par leurs auteurs ne leur confère pas de justification honorable.

- Nazisme et communisme ont eu les mêmes effets, même si les finalités annoncées, proclamées et clamées, étaient différentes.

Mésinterprétations et avatars

Communisme = goulag.

Christianisme = inquisition.

Islam =  terrorisme.

Franc-maçonnerie = affairisme.

Les mésinterprétations d'un terme tiennent souvent lieu de positionnement idéologique.

Pire encore, elles deviennent des avatars.

http://www.wmaker.net/u-zinu/

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