Qui sont-ils? - من هم

Activiste syrien de 28 ans, originaire de Douma en banlieue de Damas, Majd Aldik a fui la Syrie fin 2014. Réfugié politique, il publie sur son blog des billets cet été sur Mediapart, dans le cadre de l'opération OpenEurope.

Activiste syrien de 28 ans, originaire de Douma en banlieue de Damas, Majd Aldik a fui la Syrie fin 2014. Réfugié politique, il publie sur son blog des billets cet été sur Mediapart, dans le cadre de l'opération OpenEurope.

Qui sont-ils ces gens assis, portants leurs enfants, sur les sièges des salles d'attente du commissariat aux réfugies au Liban? Tu poses la question mais tu ne reçois pas de réponse, sauf à lire les entrefilets de l'Histoire récente. 

Ce sont nos entrailles… Les êtres chers de nos campagnes écrasées… Ils sont ceux qui se sont dégagés de l'étau d'un tyran qui n'a pas eu honte de les qualifier de microbes et de souris de laboratoires qui vivent dans ce qu'il considère être sa ferme personnelle et familiale. Il essaye sur eux ses armes si chères.

Ils sont ceux qui ont rêvé de construire un pays… puis qui l'ont fui. Celui qui un jour présidait ce pays a d'abord vendu son patriotisme, puis leurs terres, le transformant en un état religieux communautariste, rêvant d'étendre son pouvoir par dessus leurs souffrances. 

Ils sont ceux qui n'ont pas droit à des camps officiels au Liban. Ils sont ceux qui sont contraints de louer des bouts de terre pour y monter leur tente… Ils sont l'exception des réfugiés… Leur exception est complétée par une alliance communautaire entre les deux pays qui les tue dans leur pays la Syrie, et leur refuse la résidence légale dans celui-ci, le Liban…

Ils sont ceux qui n'ont pas sur eux de papiers mis à part cette feuille que leur remet le Commissariat au réfugiés, et qui ne les protègent en aucun cas des agents du Hezbollah, postés sur leurs terre en Syrie et autour de leurs tentes au Liban. 

Tu peux les qualifier d'habitants des camps de réfugiés, ceux-là dont le pays est désormais appelé la Syrie d'Assad ou l'Etat Islamique.

Ils sont ceux dont les pro-Assad ont suggéré qu'on leur retire la nationalité… pour l'attribuer en contrepartie aux milices communautaristes lobotomisées au point de croire qu'elles pratiquent une guerre sainte et protègent des lieux sacrés. 

Ils sont ceux qui ont fui avec leurs blessures pour continuer à saigner sur ces sièges bleus, et attendre en nombre, timidement, que vienne le moment de les installer dans un nouvel exil. Dans l'espoir que ceux qu'ils ont mit au monde sous les tentes puisse vivre enfin sans la mort. 

Une réalité qui les pousse une fois de plus à répéter leur douloureux slogan: ….. "Qui avons-nous d'autre que toi, Dieu?" 

 

من مهم اولئك  الجالسين الذين يحملون اطفالهم على مقاعد الانتظار في مفوضية اللاجئين في لبنان , تسأل فلا تعثر على جواب الا ما تقول قصاصات التاريخ القريبة

انهم فلذات أكبادنا ...  أبناء أريافنا المسحوقة  .. انهم  من شب عن طوق ظالم  لم يخجل من وصفهم بجراثيم و  فئران تجارب في ما يعتبره مزرعته له ولعائلته  ليجرب عليهم سلاحا دفع ثمنه عرقا وجرّب دماً

انهم  من حلم ببناء وطن  ... وهرب منه في زمن باع فيه من كان يرأسهم يوما وطنيته اولاً  وبعدها  أرضهم وحلمهم لدولة دينية مذهبية حلمت ان توسع طائفيتها  فوق جراحهم

انهم  من لا مخيمات شرعية لهم في لبنان  , انهم  المضطرون لاستئجار أرض يبنون علهيا خيامهم ... انهم استثناء اللاجئين ...  اكمل استثنائهم  تحالف طائفي قتلهم في بلدهم  وبخل عليهم باقامات شرعية في بلده ...

انهم من لا أوراق معهم الا تلك الورقة التي منت عليهم بها مفوضية اللاجئين  والتي لا تحميهم من عناصر حزب الله المنتشرين في وطنهم وحول خيامهم

يمكنك وصفهم  إن شئت أبناء مخيمات اللاجئين .. من احتلت ديارهم وصارت تسمى سوريا الأسد او الدولة الاسلامية

انهم من  اقترح انصار الأسد اسقاط جنسياتهم عنهم ..  ومنحها  لمليشيات طائفية غسلت ادمغتها ليصل بها المطاف الى التذرع بالجهاد وحماية المقدسات

انهم من هربوا  بجراحهم   ليكملوا استنزافها على تلك المقاعد الزرقاء , ولينتظروا ضمن تلك الأعداد الخجولة والمخجلة  ان يحين دور توطينهم في منفاهم الجديد  , علّ من انجبوه تحت الخيام  يعيش بلا موت يوما ما

واقع يدفعهم من جديد  لترديد  نشيدهم الأثير .... مالنا غيرك يا الله

 

 

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