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Billet de blog 16 juil. 2015

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De la cellule à la Turquie : quatre années de voyage - أربع سنوات من السفر

Activiste syrien de 28 ans, originaire de Douma en banlieue de Damas, Majd AL DIK a fui la Syrie fin 2014. En attente du statut de réfugié politique, il contribue cet été sur Mediapart à l'opération OpenEurope. Il nous raconte l'histoire de son ami Mohamed.

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Activiste syrien de 28 ans, originaire de Douma en banlieue de Damas, Majd AL DIK a fui la Syrie fin 2014. En attente du statut de réfugié politique, il contribue cet été sur Mediapart à l'opération OpenEurope. Il nous raconte l'histoire de son ami Mohamed.

Voici l’histoire de mon ami Mohamed qui, après quatre années de tentatives, est parvenu à rejoindre la Turquie. Comme des milliers de Syriens, il a connu l’emprisonnement obligatoire dans les vastes galeries souterraines d’al Assad, pour défaut de service militaire et absence de participation à l’industrie de la mort conçue par Bachar. C’était alors le début de la révolution, et Mohamed avait essayé de fuir la Syrie. Il fut contraint de rejoindre les rangs de l’armée du régime. Il parvint cependant à déserter après s’être trompé de chemin, quand, oubliant où se trouvait la frontière, il prit la direction des lieux de rassemblement pacifique. Caméra à la main, Mohamed trouva refuge dans la Ghouta orientale, libérée du Régime. Là-bas, il filma le massacre connu sous le nom d’ «attaque à l’arme chimique » qui, selon les chiffres du Centre de documentation des violations des droits en Syrie, fit plus de mille cinq cent victimes. Parmi elles, 67% d’enfants et de femmes et avec eux, nos rêves, enterrés à leur côté dans les fosses communes. Sans hésiter, on profana leur sépulture, afin d’extraire des échantillons qui prouveraient au monde entier la réalité de cette innommable tuerie, perpétrée sur un petit bout de territoire délaissé. Se contentant du retrait des armes chimiques, le monde entier a vite fait de fermer les yeux, abandonnant le sort des survivants aux couteaux de Daech et aux barils explosifs d’al Assad.

Après un an et demi de tentatives reconduites, Mohamed a pu échapper à l’étau de ce siège à la fois politique et militaire qui pèse sur la Ghouta orientale, laissant derrière lui un million de personnes, en grande majorité des femmes et des enfants. Il est arrivé, seul, en Turquie. Il vit dans une chambre aux allures de cellule locative, en attendant ses papiers d’identité perdus en Syrie, qu’il cherche à récupérer aux portes des ambassades.

Cette histoire peut être généralisée à l’ensemble des Syriens. A quelques différences près toutefois dans le malheur, pouvant se conclure dans une mort gratuite qui viendra grossir les registres des organisations des droits de l’Homme. Aussi, seuls le désarroi et la perte accompagnent les Syriens vers leur mort quasi certaine. C’est là le résultat de la crainte, chez les pays alliés du despotisme comme chez certains extrémistes, de voir tomber Damas aux mains de ces Hommes qui ont revendiqué leur liberté. Ces Hommes, al Assad les a taxés de « microbes », et Daech de « mécréants ».

Fort heureusement, Damas est aujourd’hui aux mains de colombes de la paix !

من الزنزانة  الى تركيا

 هي حكاية صديقي  محمد الذي وصل  بعد أربع سنوات من المحاولة  الى تركيا ,  بعد ان عاش كآلاف السوريين فريضة  الاعتقال في اقبية الاسد العالية بتهمة تخلفه عن الالتحاق بالخدمة العسكرية وعدم دفاعه عن معمل الموت الذي يديره بشار الأسد عندما  حاول  الخروج من سوريا مع بداية الثورة السورية  , ليتم تحويله بعدها الى الخدمة الالزامية في صفوف الجيش السوري , و ليتمكن أخيرا من الانشقاق عن الجيش السوري  بعد ان شاهده  يضل طريقه ناسيا الحدود متوجها الى ساحات التظاهر السلمية  ,  منشقا بلا اوراق  ممسكا محمد كميرته لاجئا الى الغوطة الشرقية بعد خروج النظام منها ,  ليوثق  مجزرة الانسانية التي تسمى  مجزرة الكيماوي والتي تجاوز ضحاياها حسب مركز توثيق الانتهاكات في سوريا جدار الألف وخمسمائة انسان ,  سبعة وستون بالمئة منهم من الاطفال والنساء ومعهم  أحلامنا التي دفنت في مقابرهم الجماعية و التي لم نتردد لحظة في نبشها وارسال العينات لنثبت للعالم  وقوع تلك المجزرة المروعة  على تلك الرقعة المنسية  بعد أن  أغمض العالم عينيه  مكتفيا بسحب السلاح الكيماوي منه تاركا رقاب السوريين ممن تبقوا على قيد الحياة  بين سكين داعش وبراميل الأسد

تمكن  محمد من الخروج من طوق ذلك الحصار السياسي والعسكري  المفروض على الغوطة الشرقية تاركا خلفه مليون انسان محاصر جلهم من النساء والاطفال  بعد سنه نصف من محاولاته المستمرة للخروج منها  ,  ليصل وحيدا  الى تركيا و يسكن في غرفة أشبه بزنزانة  تدين آجارها  منتظرا ايجاد الهوية التي أضاعها في سوريا والتي يبحث عنها على أبواب السفارات

تلك حكاية سورية يصح ان تعمم على الانسان السوري مع اخلاف في ويلاتها قد تصل الى حد الموت المجاني و تحوله الى رقم يضاف في سجلات المنظمات الحقوقية ,  ليبقى الخذلان والخسارة الصفتين الوحيدتين اللتان ترافقان الانسان السوري الى موته الشبه حتمي , خشية  من بعض الدول المتحالفة مع الاستبداد من جهة والتطرف من جهة أخرى  من  وقوع دمشق  بأيدي من يطالبون بحرية الانسان والذين أسماهم الأسد بالجراثيم وأسمتهم داعش بالكفار  

!!!!!.. لكأنها الأن بايدي حمائم السلام 

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