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Billet de blog 25 juil. 2015

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Déplacer l’attente - انتظار الرحيل

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Activiste syrien de 28 ans, originaire de Douma en banlieue de Damas, Majd Aldik a fui la Syrie fin 2014. En attente du statut de réfugié politique, il publie une chronique cet été sur Mediapart dans le cadre de l'opération OpenEurope.

« Pour nous, la mort ne signifie rien ».  A priori, vous n’aurez jamais à entendre ces mots d’une redoutable cruauté. A moins que vous viviez dans un pays tenu par une famille démente qui, pour défendre ce qu’elle considère être son droit de propriété sur les terres comme sur les Hommes, a décidé de sacrifier ses enfants dans une guerre qu’elle prolongera aussi longtemps qu’ils réclameront leur liberté. Dans cette entreprise, elle se fait aider par d’autres pays qui voient, en la Syrie, un sol fertile où faire fructifier leurs propres crises  irrésolues, leurs conflits communautaires nés à l’époque où l’Homme entamait la conquête de l’Espace.

Sur l’autre rive de ce lac qu’irrigue le sang des martyrs syriens de la Liberté, bourgeonnent les forces d’un conservatisme religieux délirant, armées de couteaux datant de la Préhistoire, au prétexte de protéger la religion et le sacré.  

Et, au milieu du lac, se noient des millions de Syriens dont les appels désespérés à la délivrance suscitent la surdité délibérée de tous, confortés par un traitement médiatique qui résume le conflit au clanisme d’al Assad contre le dogmatisme de Daech.

Hussam est un Syrien de Doumayr, une petite ville des environs de Damas. Pour avoir manifesté son désir de liberté et de dignité, il a été détenu quatre mois dans les geôles d’al Assad. A sa sortie, une nouvelle dévastatrice l’attendait. Sa mère, une femme palestinienne, avait été arrêtée dans le plus illustre, en termes de meurtre et de torture, des Centres de la Sûreté. Ne reculant jamais devant le cynisme, le régime  a donné à ce lieu, le nom de « Palestine ».  

Pendant une année et cinquante huit jours, Hussam a passé au crible les photos documentant l’identité des  femmes prisonnières d’al Assad, cherchant ainsi, dans l’absence de l’être aimée, à nourrir l’espoir de pouvoir, un jour, l’embrasser de nouveau. Puis il a décidé d’aller endurer l’attente ailleurs. Il est parti chercher du travail au Liban, afin de nourrir son père et son frère cadet. L’attente l’a accompagné dans son labeur sur les chantiers et ses supplications auprès des bureaux de la Sûreté libanaise pour le renouvellement de son permis temporaire de séjour. Ayant compris qu’il ne l’obtiendrait pas, sa vie consiste désormais à éviter les barrages libanais, dans la crainte de se faire arrêter. Il a laissé derrière lui le reste de sa famille en Syrie au cas où, sait-on jamais, sa mère réapparaîtrait sur le seuil de leur maison.

Il a terminé sur ces mots: quand sa mère sera libérée, il se mettra en quête d’un pays où sa famille puisse vivre loin des affres de la souffrance.

الموت لا يعني لنا شيئا  , تلك كلمات دامية لن تسمعها الا اذا كنت تعيش في بلد حكمتها  عائلة مجنونة  قررت لاجل ما تعتبره حقها في امتلاك الأرض والانسان الى  التضحية بابنائها فيما أرادوها حرب بقاء  وقت نادى أهلها بحريتهم المنشودة  , بيد ان الوضع لم يقف عند هذا الحد ليساعده على ذلك دول وجدت في التراب السوري أرضا خصبة لزراعة  أزماتها  بعد ان فشلوا في النجاة من ازماتهم الطائفية في عصر وصل فيه الانسان للفضاء

يحدث أن يحصل أيضا أن تنبت على الجهة الاخرى من  مستنقع الدم السوري و شهداء الحرية  قوى يمينية طائفية مجنونة حاملة سكاكينها من عصور ما قبل التاريخ  متذرعة بحماية الدين والمقدسات

وسط هذا المستنقع يقبع ملايين السورين الذي صم العالم أذنية لانينهم وخلاصهم المشتهى مختزلا اعلامه المعركة بين اخوة المنهج و الدم  داعش والأسد  

حسام ذلك  السوري  المقيم في * ضمير * القريبة من دمشق و  الذي صاح في ساحات التظاهر السورية لحرية والكرامة ,   يعتقل في زنازين الأسد أربعة أشهر  منتظرا لحظة الخروج منها ليفجع بعدها باعتقال والدته الفلسطينية  قبل خروجه منها في زنازين  لم تتردد  في تسمية اعتى فروعها الامنية قتلا وتنكيلا  باسم فلسطين

سنة وثمانة وخمسين يوما  من العمر تمضي على اعتقالها  غير متردد في  نبش الصور المسربة من معتقلات الأسد بحثا عن الحبيبة  الغائبة  , املا  بذاك العناق المشتهى .... ليقرر خلالها  نقل مكان انتظاره الى لبنان  بحثا عن العمل ليطعم أبيه واخيه الصغير ...  ممضيا انتظاره في ورشة البناء ومكاتب الأمن العام اللبنانية متوسلا اليهم لتجديد اقامته ... ليفقد الأمل بتجدد تلك الاقامة المؤقتة مرة اخرى و يمضي وقته متحاشيا الحواجز اللبنانية خوفا وقلقا ...  تاركا ما تبقى من عائته في  بيتهم السوري عل الغائبة  تعود لتطرق باب بيتهم

خاتما حديثه بانه بعد خروج والدته سيبحث لعائلته عن بلد آمن ينجيهم من عذاب أليم

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