Obéissant à l’injonction de Jordan Bardella, le Président Macron a, le 9 juin 2024, dissout l’Assemblée nationale. La proximité de l’été imposait de convoquer les élections législatives le plus tôt possible. L’obligation de les tenir vingt jours au moins après la dissolution a bien été respectée. Je rappelle ici l’article 12 de notre Constitution :
Modifié par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 - art. 3
Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents des Assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale.
Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution.
L'Assemblée nationale se réunit de plein droit le deuxième jeudi qui suit son élection. Si cette réunion a lieu en dehors de la période prévue pour la session ordinaire, une session est ouverte de droit pour une durée de quinze jours.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l'année qui suit ces élections.
Par contre, le Code électoral se trouve bafoué. Dans la version en vigueur depuis le 09 décembre 2003, il stipule, en son article L157 ceci :
Modifié par Ordonnance n°2003-1165 du 8 décembre 2003 - art. 13 () JORF 9 décembre 2003
Les déclarations de candidatures doivent être déposées, en double exemplaire, à la préfecture au plus tard à 18 heures le quatrième vendredi précédant le jour du scrutin.
La déclaration de candidature est remise personnellement par le candidat ou son suppléant.
Un reçu provisoire de déclaration est donné au déposant.
Le premier tour des élections législatives ayant été fixé au 30 juin, la date limite de dépôt des candidatures se trouvait être le 7 juin. Cette limite a donc été franchie. Espérons que des autorités responsables entreprendront au plus vite une action pour empêcher ce viol des institutions de notre République.