Les États-Unis abritent une nation d’immigrants : à leur origine, le 6 septembre 1620, 102 protestants dissidents anglais ont embarqué pour l’Amérique à Plymouth en Angleterre, à bord du Mayflower, à la recherche de liberté religieuse. Ils ont, après 66 jours de navigation, abordé sur les côtes de l’actuel Massachusetts. Au cours du premier hiver, ils ont été décimés par le froid, la famine et les maladies (scorbut, pneumonie, tuberculose).
Les colons des vagues suivantes s’emparent des territoires occupés par les Indiens. Ils massacrent ces indigènes par milliers, les condamnent à la famine en exterminant les bisons, première source de leur alimentation, et y apportent d’Europe des maladies mortelles absentes d’Amérique. On estime à 26 millions le nombre d’immigrants arrivés aux États-Unis entre 1820 et 1920. Neuf millions d’entre eux venaient d’Europe de l’Est, cinq d’Allemagne, quatre d’Irlande et autant d’Italie, le Royaume Uni (Irlande exclue) en comptant trois.
Friedrich Christ Trump, né en 1869 à Kallstadt, sujet du Royaume de Bavière, débarque à seize ans à Ellis Island. Il s’insère dans un milieu germanophone très structuré. Revenu en Bavière en 1901, il en est expulsé l'année suivante, faute d'avoir effectué son service militaire et la nationalité bavaroise lui est retirée. De retour aux États-Unis, il fait fortune dans l’immobilier.
Son petit-fils Donald est investi président des États-Unis le 20 janvier 2017 puis entame un second mandat le 20 janvier 2021. On ne trouve toujours aucune trace de service militaire pour Donald. Aurait-il observé une tradition familiale de chez les Trump ? Devant les drapeaux, souvent. Mais sous, jamais ! Sous cette deuxième présidence, l’Agence fédérale de l’immigration et des douanes -( Immigration and Customs Enforcement -ICE-) fait vivre des millions d’immigrants illégaux dans l’angoisse, les expulsent par dizaines de milliers et en assassinent plusieurs.
Des millions d'Américains l'adulent.