LA CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE : De l’attentat contre l’humanité au crime mémoriel

La conquête coloniale de l'Algérie par l'armée française concentra une part importante des violences qui affligèrent les populations algériennes : massacres, dévastation de villages, viols, usage de la famine comme arme de guerre, etc. Ces atrocités constituèrent un véritable attentat contre l'humanité auquel s'ajoute, aujourd'hui, un déni de la réalité prenant la forme d'un crime de mémoire.

 

 

LA CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE 

De l’attentat contre l’humanité au crime mémoriel

 

Pour des raisons sur lesquelles nous ne nous étendrons pas, la classe politique française éprouve les plus grandes difficultés à regarder, avec lucidité et sérénité, le passé colonial de notre pays. C’est particulièrement vrai pour celui ayant trait à l’Algérie. Peut-on parler de déni du réel ? De toute évidence oui. Afin d’étayer notre propos, nous allons, grâce à des extraits de lettres rédigées de la main même d’officiers de l’armée française, plonger au cœur de la conquête du territoire algérien. C’est édifiant. 

Nous sommes le 15 mars 1843 ; en Algérie. Le lieutenant-colonel Lucien de Montagnac, un rien exalté, écrit dans sa lettre :

« Tous mes bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que s’il leur arrive de m’amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre [...] Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent êtres rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe : l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied [...] Voilà mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampe pas à nos pieds comme des chiens1 . »

Serait-ce là une vision propre à l’officier Montagnac ? Hélas non. Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les écrits du Maréchal Achille Saint-Arnaud. Ainsi, lors d’une expédition dans la petite Kabylie, en 1851, ce dernier décrit, sans contrition aucune, sa politique de la terre brûlée en Algérie qu’il applique avec un zèle consommé :

« J’ai laissé sur mon passage un vaste incendie ; tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés ; tous les jardins saccagés, les oliviers coupés2. »

Un peu plus tôt, le 5 avril 1842, ce même maréchal écrivait :

« Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Cherchell. Nous tirons peu de coups de fusil, nous brûlons tous les douairs, tous les villages, toutes les cahutes3 . »

Deux jours plus tard, dans un autre village, Saint-Arnaud semble esquisser un sentiment que l’on n’ose qualifier de remord tant celui-ci est ténu :

« Le pays des Beni Menasser est superbe... Nous avons tout brûlé, tout détruit. Oh ! la guerre ! Que de femmes et d’enfants réfugiés dans les neiges de l’Atlas , y sont morts de froid et de misère4. »

Les femmes algériennes ! Elles constituent des cibles de choix pour l’armée coloniale qui les considère, dans le meilleur des cas, comme une partie du butin à exploiter au mieux :

« On en garde quelques-unes comme otages, les autres sont échangées contre des chevaux , et le reste vendu, à l’enchère, comme bêtes de somme5. »

Quant aux « jolies arabes », malheur à elles ! Elles connaîtront les affres de la servitude sexuelle, au grand bonheur de la troupe. Le sort des enfants n’est guère plus enviable comme l’atteste cette autre lettre – 31 mars 1842 – de Lucien de Montagnac qui toutefois reconnait volontiers l’atrocité des actions menées par l’armée qu’il commande d’une main de fer :

« Les femmes, les enfants accrochés dans les épaisses broussailles qu’ils sont obligés de traverser se rendent à nous. On tue, on égorge ; les cris des épouvantés, des mourants se mêlent au bruit des bestiaux qui mugissent, bêlent de tous côtés ; c’est un enfer6. »

Et que dire de la sinistre « affaire de Dahra » ? Un crime d’une sauvagerie telle qu’il poussera le député catholique, Charles de Montalembert, à protester énergiquement contre ce massacre, lors d’une séance de l’Assemblée Nationale, en été 1845. Mais de quoi diable s’agit-il donc ? L’« enfumade ». Un procédé barbare consistant à enfermer femmes, hommes et enfants dans une grotte afin de les « enfumer comme des renards », selon les propres termes de l’auteur de cette terrifiante exaction ; le colonel Pélissier :

« Je fais hermétiquement boucher toutes les issues et je fais un vaste cimetière. La terre couvrira à jamais les cadavres de ces fanatiques. [...]. J’ai fait mon devoir de chef et demain je recommencerai7 . »

Malgré les protestations de Monsieur de Montalembert, dont le cœur chrétien a frémi d’horreur devant cette abomination, le militaire ne sera pas inquiété. Du reste, le général Bugeaud, « l’homme à la casquette », comme on aime à le surnommer, estime que les « enfumades » ne sont pas plus « cruelles » que les autres méthodes guerrières utilisées par l’armée française en Europe. Cela apparaît dans un échange avec le ministre de la Guerre, le Maréchal Soult

« [...] je me demande si le siège des grottes fait par Monsieur le colonel Pélissier est plus cruel  que le bombardement et la famine dont nous accablons la population entière des villes de guerre en Europe8 . »

Soucieux de ne pas s’aliéner l’armée, le « vieux Soult » se rangera du côté du colonel Pélissier en arguant que la guerre en Afrique obéit à d’autres lois, d’autres codes, bien différents de ceux en vigueur en France :

« Cette affaire à laquelle s’est trouvée un des plus honorables militaires de l’armée française, le colonel Pélissier, dont je ferai constamment l’éloge, l’a mis dans une situation fort [...] embarrassante... Messieurs, je suis aussi patient qu’un autre, mais si j’avais été dans la situation où s’est trouvée le colonel Pélissier j’aurais peut-être fait aussi un exemple très sévère... Nous avons trop souvent le tort, nous autres Français, d’exagérer les faits sans tenir compte des circonstances... En Europe, un pareil fait serait affreux, détestable. En Afrique, c’est la guerre elle-même. Comment voulez-vous qu’on la fasse ?... Je crois qu’on ferait beaucoup mieux de s’abstenir de toutes les réflexions qui peuvent produire un très mauvais effet9 . »

Alexis de Tocqueville, qui n’a rien d’un monstre froid dépourvu de scrupules, fera siennes les vues du ministre de la Guerre. Dit autrement, l’on ne peut combattre les Arabes (barbares) comme l’on guerroie les Européens (civilisés) :

« J’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n’approuve pas, trouver mauvais qu’on brûlât les moissons, qu’on vidât les silos et enfin qu’on s’emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre [...] Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays10  »

Le général Bugeaud le sait pertinemment. Aussi, n’hésite-t-il pas à élever la guerre de dévastation au rang d’institution militaire en Algérie ; seule méthode qui vaille lorsque l’on est aux prises avec des Arabes que l’on dit enclins au fanatisme ; du moins le pense-t-on en France. Carte blanche est donc donnée pour semer l’épouvante en Algérie. L’un des officiers de Bugeaud raconte :

« Je pille, je brûle, Je dévaste, je coupe les arbres, je détruis les récoltes11. »

Au reste, ce même officier reconnaît volontiers avoir fait du territoire de l’émir Abd-al-Kader un « pays entouré de flammes et de fumée ». Et Bugeaud d’admettre, non sans un certain regret, que la famine, quoique terrible, est d’une efficacité redoutable pour défaire le « fanatisme des Arabes ». Aussi, la recommandera-t-il :

« Il faut empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer12. »

Une question fondamentale se pose à présent : comment expliquer que la France, toute pétrie d’idéaux républicains, en soit arrivée à de telles extrémités ? La réponse, complexe, exigerait la rédaction  d’un autre article. Cela dit, on peut raisonnablement avancer deux éléments de réponse. Le premier réside dans la perception pour le moins négative que l’on se fait de l’« Arabe » en France ; un être fourbe, violent, dont l’intelligence est atrophiée par le fanatisme religieux. C’est l’avis de la plupart des députés de l’Assemblée Nationale. Abraham Dubois, un « centriste » modéré, soucieux du sort des indigènes algériens, l’explicite devant ses pairs le 9 juin 1946 : 

« Ces populations (arabes) sont-elles [...] des ennemis tels que ceux qu’on trouve en Europe dans une guerre de nation à nation [...] ? Non, Messieurs, c’est moins que cela et pis que cela [...]. Vous avez affaire à des barbares qui ne font pas de prisonniers [...]. Fanatiques et sanguinaires, ils procèdent par le meurtre et la mutilation [...]. Telle se caractérisent les populations qui nous sont hostiles, tel est l’ennemi que vous avez à vaincre13. »

Cette catégorisation de l’indigène arabe réduit à un être se repaissant de sang et de carnages favorisera l’usage – préventif - de la violence extrême par l’armée coloniale française. Autre élément d’explication : celui de la nécessité de faire triompher la civilisation sur la prétendue barbarie des Arabes que l’on suppose rétifs aux progrès. Victor Hugo, s’adressant au Général Bugeaud, l’exprimera en des termes lyriques :

« C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde ; c’est à nous d’éclairer le monde14 . »

Romantique à la pensée complexe, proche du courant monarchiste, Alfred de Vigny estime, pour sa part, que le triomphe de cette civilisation européenne sur la barbarie doit l’emporter sur toute autre considération humaine ou morale. En particulier si ladite barbarie est de confession mahométane :

« L’humanité a les mêmes droits sur elle-même qu’un homme sur son corps pour le guérir. Si l’on préfère la vie à la mort, on doit préférer la civilisation à la barbarie. Nulle peuplade dorénavant n’aura le droit de rester barbare à côté des nations civilisées. L’islamisme est le culte le plus immobile et le plus obstiné, il faut bien que les peuples qui le professent périssent s’ils ne changent de culte15 . »

Toutefois, certains s’inquiéteront des conséquences désastreuses, pour la masse indigène, du choc entre « civilisation » et « barbarie ». C’est le cas du comte Agénor de Gasparin. Pour ce défenseur des libertés religieuses, protestant de religion, l’issue qui oppose la France civilisée à ces « hordes arabes fanatisées » peut s’avérer fatal au « peuple arabe ». Un risque qu’il met en exergue dans son livre La France doit-elle conserver Alger :

« Avec un tel peuple, il n’y a qu’un moyen, c’est l’extermination [...] L’extermination est le procédé le plus élémentaire de la colonisation. Il s’agit de s’avoir si la France du XIXe siècle autorisera l’usage d’un tel procédé. »

Député de centre-gauche, Charles Levasseur partage, en partie, cette opinion. Il la développera dans dans un opuscule publié en 1840 :

« Entre les Arabes et nous, il y a guerre à mort, et l’on ne peut prévoir la fin de la lutte engagée. La victoire des Français est certaine ; mais la soumission des indigènes sera toujours un problème. Nous restons donc en face de cette perspective : détruire une race qui a pour elle le bon droit, car elle défend son sol, ou nous retirer, ce que l’honneur national nous interdit aujourd’hui16 . »

Pour d’autres, la mission civilisatrice de la France en Algérie est incompatible avec l’existence même de la « race arabe ». Médecin républicain, proche du socialiste Louis Blanc, Eugène Bodichon, sera l’un des représentants de ce courant exterminationniste, minoritaire en France il est vrai. En 1845, dans son Études sur l’Algérie et l’Afrique, il étoffe ses théories exterminatrices en tentant de les justifier quelque peu :

« Si au lieu de huit cent milles Arabes, qui en Algérie, s’assassinent, se pillent, tuent les prisonniers, les naufragés, font un brigandage perpétuel sur les routes, sodomisent, ne produisent rien [...] enfin, si, au lieu de cette race, qui outrage la nature et l’humanité par son état social, si, au lieu de ces huit cent milles il n’y en avait pas un seul, en vérité, [...] la civilisation y gagnerait. »

Certes, le procédé a de quoi heurter de front les bonnes consciences concède Bodichon, mais, note le médecin colonial, la « véritable philanthropie ne doit pas souffrir l’existence d’une race [...] qui s’oppose aux progrès, et qui régulièrement porte atteinte aux droits généraux de l’humanité. » Aussi, puisque ce peuple « reproduit constamment la sauvagerie de l’homme et de la nature [...], son extinction est [...] un bien » qui rendra la « colonie durable » et prospère :

« Il faut à l’arbre de la civilisation européenne une terre assez vaste pour qu’il puisse s’y développer [...] ; pour qu’ensuite il étende ses branches jusqu’au fond de l’Afrique [...]. Or, si nous n’y prenons pas garde, l’élément arabe, tel un ver rongeur, s’insinuera dans cet arbre, et, bien que cet arbre ait été arrosé et de sueur et de sang, il restera chétif et infécond »

Dans ses rapports sur l’Algérie, Tocqueville, s’élevant avec force contre les tenants de l’extermination, note que « de telles doctrines méritent au plus haut point non seulement la réprobation publique, mais la censure officielle du gouvernement17 . » La plupart des élus de la nation française sera de cet avis. D’ailleurs, Alexis de Tocqueville, chantre de la méthode forte, est frappé de consternation, lors de son voyage en Algérie, en 1841, en constatant avec quelle mépris les indigènes algériens, soumis à l’arbitraire le plus total, sont considérés par les militaires et les colons imbus de leur toute puissance :

« Et moi (découvrant) tristement toutes ces choses, je me demandais quel pouvait être l’avenir d’un pays livré à de pareils hommes et où aboutirait enfin cette cascade de violence et d’injustices, sinon à la révolte des indigènes et à la ruine des Européens18  ? »

Visionnaire, Tocqueville, dès 1841, prophétisera donc la fin de l’Algérie française condamnée, à termes, à ployer sous le poids des injustices affligeant la masse indigène livrée à la violence paroxystique tant coloniale que militaire...

***

C’est doté d’un esprit délesté de la passion partisane qu’il nous faut appréhender cette page douloureuse de notre histoire : celle de la conquête coloniale de l’Algérie qui fut d’une violence inouïe : massacre de populations, organisation de la famine, viols, politique systématique de la terre brûlée, spoliation des terres, etc. Une violence telle qu'on la qualifierait, avec nos critères juridiques contemporains, de crime contre l’humanité. Néanmoins, pour éviter de verser dans toute forme d’anachronisme, nous emploierons, pour décrire ces  atrocités coloniales relatives à la phase de conquête, le concept d’attentat contre l’humanité. À quoi, hélas, il convient d’ajouter, aujourd’hui, un crime silencieux, insidieux, celui de la mémoire. Un crime d’autant plus grave qu’il entretient une grave névrose mémorielle, mère de toutes les incompréhensions, de tous les ressentiments. Car il n’y a rien de plus désastreux que de minorer voire d’éluder des faits tragiques pour les remplacer par un mythe historique auquel des pans entiers de la population de notre pays ne peuvent adhérer. Malheureusement, une partie importante de la classe politique française - en particulier de droite -, par ignorance, par aveuglement, par posture électoraliste, relevant au passage un manque de courage manifeste, continue à cultiver ce funeste déni de la réalité. Au surplus, certains, à court d’arguments, soutiennent que le fait d’évoquer l’histoire coloniale de notre pays nourrirait les sentiments francophobes des populations françaises issues des anciennes colonies d’Afrique du Nord. Quelle ineptie ! Ce n’est pas de dire l’horreur d’un passé mais de le taire qui fait le lit de la désunion nationale ! Ce n’est pas en endossant le sinistre costume  d’« assassin de la mémoire », expression que l’on doit à l’illustre historien Pierre-Vidal Naquet, que l’on va planter les prodromes de la cohésion nationale. Qui peut croire un instant que l’on arrivera à faire l’unité de la nation française au mieux sur des non-dits, au pire sur des mensonges historiques ? La vérité mémorielle a pour elle toutes les vertus. Elle apaise les tensions, dissout les poches de ressentiments, en un mot tient lieu de liant national, là où l’amnésie agit comme un puissant solvant du lien social. 

Tocqueville avait dénoncé, en son temps, cet attentat contre l’humanité en Algérie. Attentat d’une telle gravité qu’il allait conduire à la ruine de l’Algérie française. Aujourd'hui, c’est le crime de mémoire qui apporte son écot à la désagrégation du corps national. Hâtons nous de lever le voile sur notre passé commun, aussi difficile soit-il. Les générations futures nous en remercieront et le mythe historique, qui ne résiste pas à une analyse sérieuse des faits, perdra ce que la France gagnera en cohésion nationale. 

Enfin, pour finir, ces quelques mots nuançant le discours jusqu'au-boutiste d’Alfred de Vigny reconnaissant, non sans regret, l’attentat contre l’humanité en Algérie :

« La France en gémissant rase les champs arabes19  »

 

1M. Bezouh, FRANCE-ISLAM : LE CHOC DES PRÉJUGÉS, Notre histoire des croisades à nos jours, PLON, 2016, p.270.

2C. Tailliart, L’Algérie dans la littérature française, Slatkine, 1925, p.235.

3P. Darmon, Un siècle de passions algérienne, 1830-1940, Fayard, 2009, p.98.

4Lettres du Maréchal de Saint-Arnaud Volume 1, p.381.

5C-A. Julien, Histoire de l’Algérie contemporaine, Casbah Editions, 2005, p.318. 

6L. de Montagnac, Lettres à un soldat : neuf années de campagne en Afrique, PLON, 1885, p.299.

7O. Le Cour Grandmaison, Coloniser Exterminer, Sur la guerre et l’État colonial, Casbah Éditions, 2005, p.143.

8P. Montagnon, La conquête de l’Algérie 1830-1871 Les germes de la discorde, Éditions Pygmalion, 1986, p.269.

9F. Maspero L’honneur de Saint-Arnaud, Plon, 1993, p.245.

10J-L. Benoit, Tocqueville, Perrin 2013, p.433.

11Ibid, p.266.

12Ibid, p.266.

13M. Bezouh, op. cit., p.272. 

14In P. Milka, Victor Hugo. Un combat pour les opprimés, La Compagnie littéraire, 2008, p.376.

15Alfred de Vigny, Édition critique par V.L. Saunier, Les destinées,Éditions Librairie Droz, 1967, p.81.

17M. Bezouh, op. cit., p.263. 

18Ibid., p.288.

19J-L. Benoît, op. cit., p.429.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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