Le vrai coup d'État de Rabat...

La lecture des récents événements et mouvements politiques nous conduit inéluctablement à déduire, pour ne presque pas conclure que l'AVC ou la « fatigue sévère » selon le Rossignol du Palais, qui a foudroyé le Chef de l'Etat n'est que la phase initiale d'un plan machiavélique monté, par certains de ses proches collaborateurs, en parfaite intelligence avec certains membres de sa famille.

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En effet, au regard de la chronologie des récents  événements, notamment les différentes attaques cérébrales subies par le Chef de l'Etat qui ont été volontairement négligées, sur instruction de sieur Brice Fargeon ou Laccruche (selon ses intérêts) ci devant son Directeur de cabinet et par l'équipe médicale assignée pour veiller sur la bonne santé du Chef de l'Etat. Autre fait suspect, celui de vouloir à tout prix transférer le Chef de l'Etat à Londres ( certainement pour mieux l'achever?) participait certainement du plan B mis en place en cas d'échec du plan A qui devait en principe entrainer le décès d'Ali Bongo Ondimba. Nous avons ensuite assisté, pour une première fois, à la gestion de la communication présidentielle la plus médiocre, que dis -je la plus minable qu’aucun évaluateur ne saurait noter. Pas de mots pour qualifier la catastrophe médiatique que notre pays a enregistré, frisant le ridicule pour tout observateur sérieux. Peut être fallait-il, en plan C, déjà célébrer avec faste les obsèques du Chef de l'Etat avant l’heure. Tout ceci conforte la thèse d’un plan ourdi de l'intérieur pour déposer le Chef de l'Etat, c’est à dire tout d’abord l'affaiblir puis le contraindre à prendre des mesures au profit du gang des braqueurs de la République avant, bien sûr d’asséner le coup de grâce deux mois plus tard grâce au concours de mercenaires français que l’on avait déjà pris le soin de faire venir au préalable. Ah là concordance des faits dans le temps...

Ainsi, les gabonais, à la place du discours à la nation du 31 décembre du Chef de l’Etat fut-il discutable en termes de qualité, auraient eu droit à celui d’un « Hitler des tropiques » fraîchement installé par ses amis putschistes. Comme par hasard dans la liste des personnes citées par le Lt Kelly ONDO, il n’y a aucun ajevien, alors que ce sont ces derniers qui gèrent notre pays depuis près de deux ans déjà. Comprenne qui voudra et surtout qui pourra...

À ce qui semble, et après avoir recoupé certaines informations, il semblerait que la Première Dame et son fils aîné auraient été, jusqu'à preuve du contraire, instrumentalisé par Brice Laccruche Alihanga ou Fargeon selon le pays et selon le passeport. Ce dernier, tel un gourou, a poussé la Première Dame à faire fi de la santé de son époux dans le but de ravir le trône et être calife à la place du calife. Que se cacherait-il donc derrière la relation complice entre les deux au point qu’une épouse prenne le risque de mettre en danger la vie d’un élu du peuple et père de sa famille ?

Aussi, il apparaît très clairement que la question la plus importante pour les gabonais consiste en la crédibilité des décisions issues de Rabat.
D’un côté, on a un Chef d’Etat dont l’état de santé n’est pas clair ni rassurant et de l’autre une clique de putschistes qui ont organisé sa mise à mort et qui aujourd’hui veulent s'accaparer de tous les pouvoirs : la Primature et le gouvernement, le bureau de l’Assemblée Nationale, la composition du cabinet présidentiel et la haute administration. Comme si, depuis que ces Ajeviens sont aux commandes, les gabonais étaient subitement devenus heureux !!!
Comment comprendre qu’un groupe de braqueurs et prédateurs des finances publiques, notoirement identifiés, puisse encore vouloir continuer à régenter notre pays?
A en croire les propos d’un confrère local, il y’a une reine des tropiques qui a essayé d’enculer l’Etat gabonais avec ses pions, le gang des braqueurs ajeviens, à Riyad.

Devrions nous laisser faire ? Devrions nous abandonner la souveraineté de notre pays entre les mains de ceux qui ont essayé de tuer l’élu du peuple? Faut-il rappeler à ces parpaillots que seule la personne du Chef de l’Etat est une Institution. Son épouse, encore moins ses fils ou un quelconque parent ne sont nullement connue par notre loi fondamentale comme haute personnalité au sommet de l'Etat. Qu’est ce qui les autorise aujourd’hui à vouloir faire signer des décrets à un président malade et convalescent ?

De toute manière de nombreux gabonais ne pourront pas accepter un gouvernement d'ajeviens encore moins tolérer un seul instant leur présence au sommet de l’Etat. Déjà que nombreux d'entre eux sont déjà entendus par les services judiciaires et enquêteurs compétents et des perquisitions sont en cours à leurs domiciles respectifs. Il n’est donc pas envisageable que ce soit encore à ces brigands doublés d’un sens élevé du voyoutisme d’état que l’on confie les rênes de notre pays.

En définitive, il s’agit en fait pour le clan des putschistes de Rabat d’opérer un hold-up sur la souveraineté du peuple en instrumentalisant la maladie et la faiblesse du Chef de l’Etat aux fins d’assouvir leurs objectifs. Qui dans ce pays accepterait de nos jours que l’on fasse signer au Chef de l’Etat des décrets nommant un gouvernement de copains et coquins sachant que cela entraînerait la détérioration de la paix sociale? On est tenté de se poser la question de savoir si les ajeviens aux ordres de leur reine des tropiques et de leur gourou ne veulent pas « enculer l’état », une énième fois, cette fois-ci sans vaseline pour créer le choc qui va embraser notre beau pays?

In fine, le vrai coup d’état contre la stabilité de nos Institutions se déroule actuellement à Rabat et ce à quoi ont assisté les gabonais y’a quelques jours n’était que la distraction de ceux là qui ont fui le pays pour se cacher à Rabat en attendant de faire signer à l’élu du peuple tout et n’importe quoi avec pour seule ambition braquer, piller, vider les caisses de l’Etat qui ne sont pas déjà en bon état. Et si l’on créait par hasard un semblant de chaos sécuritaire au pays pour mieux avoir à justifier la signature illico presto dans la panique à un chef malade de décrets attribuant les pouvoirs d’Etat à un groupe de voleurs sans vergogne? Seul le temps nous dira.

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