Brice LACCRUCHE ALIHANGA sur les sentiers de la perdition....

Certains compatriotes attentifs de l'actualité récente de notre pays ont remarqué, et nous l'avons d'ailleurs souligné dans un précédent article, qu'il ne se passe plus un jour, depuis le 24 octobre 2018, sans que certains organes de presse ne sortent des articles virulents à l'encontre de certains collaborateurs du Chef de l'Etat qui apparaissent comme des possibles et probables successeurs de l'actuel Directeur de Cabinet Brice Laccruche Alihanga. Ces organes de presse, pilotés par des obscures agences de communication dirigées par l'actuel Porte-Parole de la Présidence de la République Ike Ngouoni, n'hésitent donc pas à jeter l'opprobre sur tout compatriote susceptible de remplacer celui qu'ils appellent affectueusement BLA.

Dans ce jeu malsain, ces mercenaires n'ont pas hésité à s'attaquer de plein front à la garde rapprochée du Chef de l'Etat, par le biais des plus influents membres qui la composent, à savoir le Colonel Emvahou, le Colonel Amvame et Me Park, oubliant que c'est cette garde rapprochée qui est au chevet du Chef de l'Etat du 24 octobre 2018 à ce jour. Il en est de même du chef des services de renseignements qui est quotidiennement voué aux gémonies par les nervis de l'actuel DCPR.

Qu'est ce qui justifie et motive cette agitation?

La mise à l'écart de l'actuel DCPR dans le circuit de la prise de décisions au sommet de l'Etat, le fait pour lui de ne pas avoir été reçu à ce jour par le Chef de l'Etat cristallise la haine et l'aigreur de ce dernier. Comme l'a révélé la Lettre du Continent dans une récente parution, l'actuel DCPR n'a pas eu accès au Chef de l'Etat malgré ses multiples requêtes. Pire encore, il semble qu'il s'est senti humilié lorsque le Chef de l'Etat a reçu Maixent Accrombessi sans aucun protocole alors qu'il trainait dans les couloirs de l'hôpital militaire dans lequel le Chef de l'Etat a été interné avec l'espoir d'être reçu par celui-ci. Dans les jours qui ont suivi cette humiliation, une série d'articles de presse à charge contre Maixent Accrombessi ont été publiés. Pourquoi s'acharner sur cet ancien DCPR qui n'est plus aux affaires et qui n'intervient pas dans le processus de prise de décision au sommet de l'Etat? Pourquoi Maixent Accrombessi et pas Martin Bouguikouma?  

Cette agitation et cette cabale à l'encontre de Maixent Accrombessi nous pousse à opérer une comparaison, sans être exhaustif, entre la gouvernance du cabinet présidentiel du temps de Maixent Accrombessi et celle de l'actuelle DCPR. Ainsi: 

- Avec Maixent Accrombessi, le Chef de l'Etat n'est pas tombé malade, ni même avoir une fatigue sévère malgré son emploi du temps chargé. Le DCPR veillait à ce que le personnel de santé mis à la disposition du Chef de l'Etat s'occupe de ce dernier afin qu'il soit toujours au top de sa forme physique. Aux fins de ménager l'emploi du temps de son patron, il traitait certains dossiers urgents en toute discrétion. Cela lui a valu une guerre sans égale de tous ceux qui voulaient épuiser spirituellement, physiquement et financièrement le Chef de l'Etat.

Ce qui n'est pas le cas de l'équipe actuelle qui fait plutôt dans le sensationnel pour des résultats mitigés. La fonction de DCPR exige la discrétion la plus absolue, l'actuel DCPR au lieu de faire la promotion de son Patron, oeuvre plutôt à faire sa propre promotion. Ce qui donne l'impression que ce n'est qu'une étape d'un processus dont l'aboutissement est son installation à la tête du pays.

- Avec Maixent Accrombessi, les fonctionnaires gabonais ont pu bénéficier d'une revalorisation de leurs situations salariales malgré la crise relative à la baisse significative du prix du baril du pétrole. Il a juste suffit que certains comptes du trésor public soient réajustés pour que des fonds soient dégagés pour le bien être des fonctionnaires gabonais. 

Ce qui n'est pas le cas de l'équipe actuelle qui a apporté l'austérité aux gabonais qu'elle s'engraisse outrageusement pendant que le reste de la population se serre la ceinture. Pire encore, ils sont arrogants face aux populations. Les dernières élections législatives et locales sont assez révélatrices des énormes sommes d'argent dépensées. 

- Avec Maixent Accrombessi, on a eu droit au lancement de certains grands chantiers de construction des infrastructures qui ont contribué à réduire le chômage par le nombre d'emplois générés. A titre d'exemples, on citera la route Port-Gentil - Omboué, l'axe PK5-PK12 etc.

- Avec Maixent Accrombessi, le PSGE était au centre de toutes activités, permettant ainsi des réajustements lorsque certains écarts étaient constatés. Or avec l'équipe actuelle, c'est du pilotage à vue ! Aucune cohérence ! Juste des task-forces et autres opérations improductives à ce jour...

Sans être exhaustif et laudateur, le Cabinet Présidentiel était mieux dirigé au temps de Maixent Accrombessi qu'actuellement. L'équipe actuelle gagnerait plutôt à s'activer pour redresser ce qui peut encore l'être, au lieu de s'attaquer vainement aux anciens collaborateurs qui ont été efficaces à leur temps et aux collaborateurs actuels qui étalent leurs compétences.   

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