BLA ou la conjuration des faibles... Acte 2

 

 

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Son arrivée à la tête du cabinet présidentiel, Sa Majesté BLA 1er du nom tout dernier chef ndjobi récemment intronisé, la politique de celui qu’il est sensé servir est devenue une arlésienne.
Notre pays en effet connaît une crise sans précédent depuis cinq ans déjà. Et les indicateurs économiques prouvent de nos jours que le prix du baril est revenu à des propositions acceptables depuis quelques mois. D’ailleurs le Plan de Relance de l’Economie du gouvernement Issozet indiquait clairement que l’embellie serait au rendez-vous dès le second trimestre 2018.


Cependant, les tocards qui se sont installés au palais présidentiel siège du pouvoir gabonais peinent à traduire en actes les orientations politiques du Chef de l’Etat. Ils ont transformé le Palais Rénovation  en maison de congossa, d'intox, de ragots et de calomnies à tout va. Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont décidé d’appauvrir les gabonais.


Ainsi, ils ont emmené avec eux les politiques d’austérité. Ils ont commencé par la réduction de la taille des cabinets ministériels, ils ont vidé par centaines l’administration présidentielle pour mieux rester entre eux-mêmes. Ils ont supprimé tous les postes de Directeur Général Adjoint 2 et de Secrétaire Général Adjoint 2 pour régler des comptes à certains. Ils ont supprimé les concours et les avancements dans l’administration puisqu’ils sont déjà au sommet plus personne ne doit ni entrer ni monter. Ils ont suspendus les recrutements à la fonction publique et accélérer les départs à la retraite (il faut rajeunir à tout prix et à tout va). Diantre, la main d’œuvre non permanente aussi est passée à la trappe, paupérisant davantage le gabonais lambda qu’ils disent défendre dans chacun de leurs « barbecues » politiques. Ils ont ponctionné les salaires des gabonais du plus haut au plus petit en se mettant eux mêmes dans les frappes, les extras et avantages plus importants que le simple salaire. La dernière tentative en date était sur les bourses des enfants du Gabon qu’ils veulent aussi supprimer pour soit dit faire des économies.
Que le bon Dieu nous aide à expliquer à cette clique d’incompétents et paresseux qu’un pays n’est pas une entreprise pour faire des bénéfices mais développer l’humain. Sauf que, jusqu’à ce jour, personne n’a expliqué aux gabonais quel serait le montant des économies de toutes ces mesures et qu’est ce qu’on en ferait surtout. D’ailleurs le Porte Parole de la Présidence est curieusement devenu muet après avoir été incapable, à ce jour, de dire aux gabonais de quoi souffrait son Patron. A ce qu’on sache, la fatigue légère ou sévère n’a jamais été cliniquement admise comme étant une pathologie.


Ceci étant les gabonais méritent de savoir où est passé tout cet argent ? On prive les gabonais des fruits de leur pays pour qu’un petit groupe se mette à l’aise et se remplisse les poches.
Toutes ces mesures dites d’austérité au nom d’une prétendue orthodoxie financière visent juste à appauvrir la majorité des gabonais pendant que certains s’en mettent plein les poches. Le GABON serait il devenu si pauvre à ce point? Un pays aussi riche subitement devenu pauvre et misérable à cause de l’administration présidentielle dirigée par des cancres aux appétits voraces et gargantuesques.

Quelqu’un peut-il dire à cette clique de fainéants et jouisseurs que lorsque l’on a autant de pouvoirs entre les mains, on doit travailler à rendre les gabonais heureux et non misérables et malheureux. Si tel n'est pas le cas, cela induirait que l'on est faible, complexé et surtout incompétent. Par honnêteté, on devrait être humble et appeler ceux qui savent faire à la rescousse.

Au contraire, la clique d'Ajeviens préfère affaiblir les institutions et  appauvrir des gabonais alors qu’il y’a des compétences, dans la majorité comme dans l'opposition, qui peuvent valablement contribuer à l'essor de notre pays. Et pour mieux éloigner ces compatriotes compétents, ils ont verrouillé l'accès au Chef de l'Etat. Profitant de son état de santé actuel, ils roulent les mécaniques en écartant les valeurs sûres de notre pays pour les remplacer par des zinzins politiques et administratifs.

Pauvre GABON, victime d’une conjuration de faibles au sommet de l’Etat.

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