Brice Laccruche Alihanga et les 40 voleurs...

Jamais le Gabon n'a connu pareille crise économique, pourtant les revenus des secteurs hors pétrole sont constants. Le Gabon ne cesse de s'endetter alors que l'économie est stable. Où va l'argent du contribuable gabonais?

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Ils pillent le Gabon en toute impunité...

Le degré de prédation de certains compatriotes face aux deniers publics est inquiétant. Ces compatriotes qui, par le plus grand des hasards, se trouvent aux commandes des administrations publiques et parapubliques au détriment d'autres qui ont véritablement mouillé le maillot en 2009 et pendant la crise post-électorale de 2016. Absents sur le terrain quand le Président de la République était en difficulté, ils s'acharnent sur les ressources financières de l'Etat sans se soucier des politiques publiques mises en place pour le bien-être des populations. Ce qui est manifestement de l'ingratitude car ils devaient plutôt s'échiner à traduire en actes la vision politique du Chef de l'Etat, ce qui contribuerait à donner une autre image d'eux. Mais hélas, leur intelligence a été mise au rebut.

Cette situation, ce pillage effréné, n'est que la résultante d'un mécanisme bien huilé mis en place par celui qui est actuellement à la tête du Cabinet du Président de la République.
Le journal Matin d'Afrique, piloté par le mercenaire Jonas Moulenda, en a fait un article qui a été curieusement et rapidement retiré. Après investigations, nous apprenons que Jonas Moulenda a perçu 30.000 euros pour retirer ledit article et pondre des articles virulents contre certains proches du Président de la République dont la Presidente de la Cour Constitutionnelle, la sécurité rapprochée du Président de la République, et même le Haut Représentant Personnel du Président de la République à qui l'actuel Directeur de Cabinet voue une haine sans égale du fait que ce dernier ait, en ce moment, un accès direct au Président de République.

Comme l'a révélé Matin d'Afrique, un mécanisme pour siphonner les caisses de l'Etat a été mis en place par Brice Laccruche Alihanga. Tous les nervis qu'il a placé à la tête des juteuses administrations sont, sans surprise, membres actifs de l'AJEV, également anciens collègues de BGFI et anciens prisonniers de Sans Famille.
C'est ainsi que Tony Ondo Mba, actuellement DAF à la SEEG et à la CNNII , est chargé de la collecte des fonds au niveau de cette entité parapublique. Patrichi Tanasa a été mis à la tête de la GOC pour collecter, avec Noël Mboumba de la SOGARA, les revenus du pétrole. Justin Ndoudangoye, à la tête du Ministère des Transports, forme un duo de choc avec Sayid Abeloko, pour siphonner allègrement les revenus de l'Etat provenant de l'activité maritime et portuaire. Hermann Nzoundou, mis à la tête de la CDC, est l'une des pièces maîtresses de ce système. D'ailleurs des poursuites ont été engagées à son encontre dans le cadre de l'opération de lutte contre la corruption Mamba. On citera également, pêle-mêle, les DG de la CNAMGS, de la CAISTAB (qui a orchestré l'incendie de l'immeuble abritant la direction de la CAISTAB pour supprimer les preuves de ses malversations ), de la CNNII, du FNAS et de la SNI etc. qui sont également les tentacules de cette pieuvre. Des gens quasiment sortis de nulle part, qui n'étaient pas sur le terrain ni en 2009, ni en 2016 mais qui pillent allègrement les caisses de l'Etat pour se constituer un butin de guerre. 

Aussi, leur activité favorite du moment est de distraire la population avec la publication quotidienne d'articles à charge contre certains proches du Président de la République pendant qu'ils pillent l'Etat à la tractopelle. C'est l'actuel Porte-parole de la Présidence, à travers les multiples agences de communication créées et entretenues par l'argent du contribuable, qui est chargé de coordonner cette communication. On peut aisément déduire, au regard des faits, qu'il se préoccupe plus à défendre leurs intérêts et différentes positions que le Président de la République. Il suffit de voir comment il a ridiculisé le Gabon dernièrement en étalant son incurie au grand jour.

 

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