Ode à la Presse

Ode à la presse

 

C'est pas encore les vacances et déjà nous voilà tous bien chargés. 

Comme quelques coureurs, en cette saison, qui enlacent les cols et la France à coups de pédales sponsorisées.

Nous allons nous réfugier à l'abri du vacarme, détendre nos soucis, mais chargés nous aussi… de questions.

A l'heure où la Presse subit une chute de tension, un trou d'air, pour se frayer un chemin dans le pré numérique, elle n'a jamais été aussi vaillante.

Elle lève le voile de la scène que l'on nous serre, sur toutes formes de plateaux…

En toile de fond : l'argent qui fait onduler nos vies, plus que jamais.

Nous avons posé nos vies sur un tapis d'argent que quelques-uns secouent en direction de leurs bénéfices. Le problème c'est que ces vagues s'intensifient au rythme des catastrophes climatiques. Existerait-il un lien ?

Il semblerait que la "Sacro-Dette" soit la source de nos soucis. Mais paradoxe, sans cette dette c'est tout le système qui s'effondrerait. Cette dette nourrit et rend malade dans le même temps.

Le système financier entier vit sur les échanges de dettes, c'est dans son ADN. Il en existe à tous les parfums, bien plus que  les parfums de glaces. Nos prêts immobiliers déjà. Une fois votre situation financière analysée par la banque, elle vous alloue l'argent. Et hop, sur notre compte les chiffres numériques apparaissent.

Mais où est donc l'argent sonnant et trébuchant ? Sur notre compte vous allez me dire.

Ben oui, les chiffres,  mais pas l'argent. La banque nous a juste saisie les chiffres sur  notre compte et dans le même temps vous devenez un produit à vendre. Votre dette devient un produit qu'elle pourra potentiellement revendre à son tour. Mais où est le truc ? Lors du prêt elle va hypothéquer le bien au cas vous ne pourriez plus assurer le remboursement. C'est ce qui va conférer la valeur de cette dette devenue un produit financier à revendre, mélanger à d'autres produits financiers imaginés par le secteur financier (en France la règle des 33% d'endettement s'applique pour limiter les dégâts).

Bilan, la banque vous crédite votre compte de chiffres uniquement. En créant la dette, la banque crée cet argent.

L'argent qu'elle n'a pas. La coopération entre les banques rend ce système possible, elles s'échange des fonds en cas de soucis de l'une d'entre elles.

Solidarité quand tu nous tient...

Cet argent alimente, en grande partie, désormais la machine économique globale. En gros c'est devenu son principal carburant.

Tout cela fonctionnerait si l'argent ainsi créé profitait au plus grand nombre !

Mais le voile que la Presse soulève sur le système et les chiffres, nous laisse envisager que le scénario n'est plus écrit par le plus grand nombre, mais par une minorité.

Cette minorité qui tend à diminuer d'ailleurs.

Nous sommes donc bien dans un monde économique condamné à l'expansion virtuelle, comme notre Univers, qui profite à de moins de moins d'individus qui désormais trônent sur nos vies.

Bon je vais empaqueter tout ça avec mes valises direction ailleurs. C'est sur je vais être chargé.

 

Brice de Voulisse.

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