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Billet de blog 19 août 2021

Lettre à M. Macron sur son allocution du 16 août sur l'Afghanistan

Monsieur le Président, Pour éviter que vous imaginiez que je n’ai pas écouté la totalité de votre discours, voici les remarques que je me permets de vous faire publiquement. Elles sont entrelacées – en italique – dans le texte de votre allocution.

Manuel Bloch
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

En voici un résumé.
Après un discours ampoulé sur vos mérites et ambigu voire contradictoire sur les décisions de rapatrier nos compatriotes et les Afghans qui nous ont aidés (est -ce fait ou à faire, y en a-t-il 600 ou 800 selon vous ? On ne sait tout cela est très confus), mais dont vous confiez généreusement la charge aux associations, collectifs et communes, que vous remerciez après les avoir profondément méprisés, vous en arrivez au cœur de votre préoccupation :
s
e garder des « flux migratoires irréguliers » sur lesquels vous revenez à trois reprises ! Tout ce qui précède, belles paroles, contradictions et ambiguïtés n’avaient donc pour but que d’amener cette horreur ? Que signifie réellement « irrégulier » ? variable en nature, orientation, débit ? Ou plutôt, mais évitons les mots trop précis qui montreraient toute l’horreur de la situation ,« illégaux » (mais par rapport à quoi et à qui?) ou « incontrôlés » (mais par qui, selon quel droit?) L’utilisation de « flux migratoires » permet de cacher la catastrophe en utilisant une abstraction alors qu’il s’agit d’êtres humains en immense souffrance : les malheureux et malheureuses qui fuient leur pays ne sont pas des abstractions.

Quelle relation y a-t-il entre la nécessité pour l’Afghanistan de ne pas perdre toutes ses forces vives et l’impossibilité pour l’Europe d’assumer les conséquences de la situation actuelle, c’est à dire d’accueillir les Afghans, femmes, enfants et hommes qui fuient leur Pays ? Mais, pour vous, « Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants ». Et la solution que vous proposez, c’est de trouver des coopérations avec … le Pakistan, la Turquie et l’Iran : Les leçons de l’histoire sont-elles donc si inutiles ? N’avons nous pas honte de transformer les migrants en otages de ces Pays qui les utiliseront à la première occasion comme moyen de chantage pour régler un différent avec nous ? Sans compter les conditions d’accueil inhumaines pratiquées par ces Pays.

Quand à nos principes, nos valeurs, qui font ce que nous sommes, soyons honnêtes, pour une fois : nous avons peut-être été conformes à la réputation de Pays d’accueil et d’ouverture que, à l’évidence, nous ne méritons plus. Comme chacun sait,  il n’y a jamais eu et surtout il n’y a pas aujourd’hui en France de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie, de domination masculine … Vu d’un fauteuil doré à l’Élysée, on peut manipuler des abstractions rassurantes et lénifiantes, et ignorer la réalité quotidienne des pauvres, des femmes, des exilés, des minorités …
Vous prétendez rester fraternellement aux côtés des Afghanes et des Afghans, si le destin de l’Afghanistan est entre ses mains : Qui , en France, peut décider si, oui ou non, à un moment donné, l’Afghanistan a son destin en mains ? Sur quels critères ? De quel droit ?
Nous sommes toujours du côté de ceux qui combattent pour la liberté, … qui portent le même message que le nôtre. Qu’est-ce que cela veut dire ? Parce qu’il n’y a qu’un seul message digne d’être porté dans le monde, le nôtre ? N’est pas une attitude néo-colonialiste, où nous serions porteurs de La Civilisation, de La Vérité politique et sociale ?  Et pourtant, notre  arrogance a échoué lamentablement tout au long de l’histoire coloniale et, aujourd’hui lamentablement et dramatiquement en Afghanistan, parce que nous n’avons respecté ni les valeurs ni les objectifs que nous avons affichés.

16 AOÛT 2021 – texte relu avec le prononcé.

ALLOCUTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE RELATIVE À LA SITUATION EN AFGHANISTAN

Mes chers compatriotes, de l’hexagone, des Outre-mer et de l’étranger,

L’intérêt de préciser à quels compatriotes vous vous adressez laisserait supposer qu’il y en ait d’autres ? … Mais oui, bien sûr, il y en a un qui tourne dans l’espace ! Avez-vous choisi de ne pas vous adresser à lui ? « Mes chers compatriotes » aurait donc bien suffi. Ou bien vouliez vous préciser que, bien que dans les faits , notamment Outre-mer, le service public soit dramatiquement défaillant – par exemple à propos du virus et de la relance – vous ne les oubliez pas dans vos discours ?

Je m’adresse à vous ce soir, alors que nous continuons à nous battre contre le virus avec détermination, et que tout est fait pour que la relance économique et sociale soit la plus forte possible dans notre pays, parce qu’à quelques milliers de kilomètres d’ici un tournant historique est à l’œuvre, en Afghanistan, loin de nos frontières, mais avec des conséquences majeures pour l’ensemble de la communauté internationale, pour l’Europe, et pour la France.

Quelle introduction !!! Une phrase à faire pâlir d’envie notre Proust …Il faut toujours se jeter des fleurs – car évidemment cela se répète et au bout d’un certain temps on ne sait plus qui a commencé – alors, même si c’est hors sujet, allons-y sans hésiter ! Le virus et la relance sont là pour prouver que ce qui va être dit sur l’Afghanistan sera de la même eau : parfait.

* *

Après une guerre de vingt années, après la décision de retrait des troupes américaines prises successivement par le président Trump et le président Biden, Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, est tombée en quelques heures, sans résistance, aux mains des Talibans. L’intervention américaine et internationale a commencé il y a exactement vingt ans, après les attentats du 11 septembre 2001, et le refus du régime taliban de l’époque en Afghanistan, de livrer Ben Laden, l’organisateur de ces attentats.

Notre pays a été, pendant treize années, engagé militairement en Afghanistan, de 2001 à 2014.

Le Président Jacques Chirac, dès octobre 2001, a décidé la participation de la France à l’action internationale, par solidarité avec nos amis et alliés américains qui venaient de subir une attaque effroyable sur leur sol. Avec un objectif clair : combattre une menace terroriste qui visait directement notre territoire et celui de nos alliés depuis l’Afghanistan, devenu le sanctuaire du terrorisme islamiste.

À partir de juin 2011, le Président Nicolas Sarkozy a engagé le retrait des premières troupes françaises.

Le Président François Hollande, a ensuite décidé du retrait complet de nos troupes combattantes de manière coordonnée avec les autorités afghanes d’alors, ainsi qu’avec nos alliés.

L’intervention militaire française a donc définitivement cédé la place, le 31 décembre 2014, à l’action civile que nous avons continué de mener à bien, auprès du peuple afghan, avec lequel nos liens d’amitié sont anciens et profonds.

* *

En Afghanistan, notre combat était juste et c’est l’honneur de la France de s’y être engagé. La France n’y a jamais eu qu’un ennemi : le terrorisme. Nos interventions militaires n’ont pas vocation en effet à se substituer à la souveraineté des peuples, ni à imposer la démocratie de l’extérieur votre propension à donner des leçons à tout le monde et vos interventions sur place et dans les media laissent pourtant penser le contraire, pas exemple sur le Liban ... mais à défendre la stabilité internationale et notre sécurité. Partout, la mise en place de processus politiques crédibles est notre priorité. Ce ne serait pas un peu contradictoire avec ce qui précède ? C’est ce principe fondamental de notre politique étrangère que nous avons appliqué en Afghanistan et que nous continuerons de mettre en œuvre.

Bon nombre d’unités de l’armée française sont passées dans ces vallées durant ces 13 années : légionnaires, tirailleurs, marsouins, chasseurs alpins, marins, aviateurs. Et c’est à eux que je tiens d’abord, ce soir, à m’adresser. A ceux qui ont combattu, aux familles de ceux qui sont morts ou ont été grièvement blessés. Nous n’oublierons pas nos soldats. Nous n’oublierons pas nos morts. 90 au total.

Le 18 août 2008, dans l’embuscade d’Uzbin, il y a 13 ans presque jour pour jour, 10 soldats français et un interprète afghan étaient tués, 21 soldats français blessés. Ce combat que la France a mené était utile et était notre honneur. Il portera un jour ses fruits et je vous demande de vous en souvenir.

* *

À cet instant, la situation en Afghanistan se dégrade rapidement et brutalement. A l’heure où je vous parle, les Talibans sont maîtres de la quasi-totalité du pays. Ils sont entrés dans Kaboul et contrôlent la ville à l’exception de l’aéroport où les activités sont coordonnées par les Américains. Le Président afghan a quitté le pays. Les vols commerciaux ont cessé.

* *

Ce tournant, auquel nous étions préparés, nécessite des décisions et des initiatives immédiates, à la mesure de la gravité de la situation pour répondre à la catastrophe humanitaire.

L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France. Qu’est-ce à dire ? Les Afghans dont vous parlez ont travaillé pour ou avec les forces et administrations françaises présentes sur place ?

Nos ressortissants ont été progressivement évacués en anticipation mais pas, donc, les « Afghans qui ont travaillé pour la France » ces dernières semaines. Nous sommes en contact avec tous les Français qui veulent rejoindre le sol national, alors, ils n’ont pas été évacués en anticipation ? qu’ils se trouvent à l’aéroport militaire, à l’aéroport civil ou sur le site historique de l’ambassade où la situation demeure préoccupante. Je veux ici remercier nos représentants sur place, nos diplomates, policiers, militaires pour leur engagement et leur courage. Remercier aussi nos alliés américains, indispensables pour mener à bien ces évacuations.

La France est l’un des très rares pays les chers compatriotes sont priés de reconnaître que notre Président est le meilleur ! à avoir décidé de maintenir sur place jusqu’au bout les moyens de protéger ceux qui ont travaillé pour elle. Nous avons aussi anticipé les opérations d’évacuation dans les dernières semaines. Si nous n’avions pas compris, voilà de la pédagogie par répétition.

Tous les employés afghans des structures françaises qui pouvaient être menacés ainsi que leurs familles, ce qui représente plus de 600 personnes, ont ainsi pu être accueillis et pris en charge dans de bonnes conditions dans notre pays.

La France protège en ce moment le délégué de l’Union Européenne et a apporté protection aux collaborateurs afghans de la représentation européenne. La France a également apporté protection et soutien à tous les personnels français d’Organisations non gouvernementales souhaitant quitter le pays.

Des opérations sont conduites depuis plusieurs années, pour accueillir en France les personnels civils afghans qui ont travaillé pour l’armée française, ainsi que leurs familles. C’est notre devoir et notre dignité de protéger ceux qui nous aident : interprètes, chauffeurs, cuisiniers et tant d’autres. Près de 800 personnes sont d’ores et déjà sur le sol français. Alors, c’est 600 ou 800 ? ou bien ce ne seraient pas les mêmes, et dans ce cas, ce serait 1400 ? Plusieurs dizaines de personnes sont encore sur place qui ont aidé l’armée française et pour lesquelles nous restons pleinement mobilisés.

De nombreux afghans, défenseurs des droits, artistes, journalistes, militants, sont aujourd’hui menacés en raison de leur engagement. Nous les aiderons parce que c’est l’honneur de la France d’être aux côtés de celles et ceux qui partagent nos valeurs, autant que nous pourrons le faire et en tenant compte de la nécessaire adaptation de notre dispositif. Je remercie les associations, collectifs et communes qui aideront à leur accueil. En effet, il vaut mieux les remercier de faire le boulot, ces associations et organisations « intermédiaires » que vous méprisez si souvent… Afin de procéder à ces opérations d’évacuation, qui ne se conduiront pas sans une étroite coordination avec les militaires américains sur place, j’ai décidé l’envoi de deux avions militaires et de nos forces spéciales. Ils seront sur place dans les prochaines heures.

* *

Au-delà de l’urgence, j’entends prendre au nom de la France plusieurs initiatives en lien étroit avec les autres états européens et nos alliés.

• Notre action visera à continuer de lutter activement contre le terrorisme islamiste sous toutes ses formes.

Des groupes terroristes sont présents en Afghanistan et chercheront à tirer profit de la déstabilisation. Le Conseil de sécurité des Nations unies devra donc apporter une réponse responsable et unie. J’ai échangé sur ce point avec le Premier ministre Johnson et nous prendrons des initiatives communes dans les prochaines heures. Le retour de la stabilité passera par une telle action, politique et diplomatique au sein du Conseil de sécurité. L’Afghanistan ne doit pas redevenir le sanctuaire du terrorisme qu’il a été. C’est un enjeu pour la paix, la stabilité internationale, contre un ennemi commun : le terrorisme et ceux qui le soutiennent ; à cet égard, nous ferons également tout pour que la Russie, les États Unis et l’Europe puissent efficacement coopérer, car nos intérêts sont bien les mêmes. Voilà de bien belles paroles, ma foi.

Ensuite, la déstabilisation de l’Afghanistan risque également d’entraîner des flux migratoires irréguliers vers l’Europe. Nous y voici : tout ce qui précède, belles paroles contradictions et ambiguïtés n’avaient donc pour but que d’amener cette horreur ? Que signifie réellement « irrégulier » ? « variable en nature, orientation, débit » ? Ou plutôt, mais évitons les mots trop précis qui montreraient toute l’horreur de la situation « illégaux » (mais par rapport à quoi et à qui?) ou « incontrôlés » (mais par qui, selon quel droit?) L’utilisation de « flux migratoires » permet de cacher la catastrophe en utilisant une abstraction alors qu’il s’agit d’êtres humains en immense souffrance : les personnes qui fuient leur pays ne sont pas des abstractions. La France, comme je l’ai dit, fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés. Nous prendrons toute notre part (merci, Rocard) dans le cadre d’un effort international organisé et juste. Mais l’Afghanistan aura aussi besoin dans les temps qui viennent de ses forces vives et l’Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle. Quelle relation y a-t-il entre la nécessité pour l’Afghanistan de ne pas perdre toutes ses forces vives et l’impossibilité pour l’Europe d’assumer les conséquences de la situation actuelle, c’est à dire d’accueillir les Afghans, femmes, enfants et hommes qui fuient leur Pays ? Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants bis repetita, pour ceux qui n’auraient pas compris qu’il s’agit de faire allégeance aux adeptes des plus sinistres des positions xénophobes et racistes qui mettraient en danger ceux qui les empruntent, et nourriraient les trafics de toute nature.

Nous porterons donc, en lien avec la République Fédérale d’Allemagne, et je me suis entretenu il y a quelques instants à ce sujet avec la Chancelière Merkel, et avec d’autres états européens, une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers, la solidarité dans l’effort, C’est la priorité, effectivement de lutter « contre les flux irréguliers » (encore eux), c’est à dire empêcher les personnes sinistrées d’accéder à une chance de survie l’harmonisation des critères de protection, et la mise en place de coopérations avec les pays de transit et d’accueil comme le Pakistan, la Turquie ou l’Iran. Les leçons de l’histoire sont-elle donc si inutiles ? N’avons nous pas honte de transformer les migrants en otages de ces Pays qui les utiliseront à la première occasion comme moyen de chantage pour régler un différent ? Sans compter les conditions d’accueil inhumaines pratiquées par ces Pays.

• Enfin, il nous faut continuer de défendre nos principes, nos valeurs, qui font ce que nous sommes. Soyons honnêtes, pour une fois : nous avons peut-être été conformes à la réputation de Pays d’accueil et d’ouverture que, à l’évidence, nous ne méritons plus. L’histoire de l’Afghanistan n’a pas commencé pas en 2001. Nous sommes intervenus dans un pays ébranlé par quarante ans de guerre, un grand pays tourmenté. Et nous, Français, sommes à même de le comprendre. Nous, à qui il a fallu des siècles de lutte, de fautes, d’avancées et de reculs pour bâtir une nation conforme aux plus grandes espérances humaines : l’égalité sans considération d’origine, de sexe ou de religion et la liberté de choix et de conscience. Et oui, comme chacun le sait, il n’y a jamais eu et surtout il n’y a pas aujourd’hui en France de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie, de domination masculine … Vu d’un fauteuil doré à l’Élysée, on peut manipuler des abstractions rassurantes et lénifiantes, et ignorer la réalité quotidienne des pauvres, des femmes, des exilés, des minorités ...

Et nous savons combien ces combats sont chaque jour à recommencer.

Les défis auxquels les Afghanes et les Afghans seront confrontés dans les prochaines semaines et les prochains mois sont terribles, immenses.

Le peuple afghan a le droit de vivre dans la sécurité et le respect de chacun. Les femmes afghanes ont le droit de vivre dans la liberté et la dignité. Et si le destin de l’Afghanistan est entre ses mains qu’est-ce que cela sous-entend ? Qui , en France, peut décider si, oui ou non, à un moment donné, l’Afghanistan a son destin en mains ? Sur quels critères ? De quel droit ?, nous resterons, fraternellement, aux côtés des Afghanes et des Afghans. En soutenant la société civile afghane et en faisant notre devoir de protection de celles et ceux que nous pouvons protéger. En disant très clairement à ceux qui optent pour la guerre, l’obscurantisme et la violence aveugle qu’ils font le choix de l’isolement. En étant toujours du côté de ceux qui combattent pour la liberté, les droits des femmes, qui portent dans le monde le même message que le nôtre. Qu’est-ce que cela veut dire ? Parce qu’il n’y a qu’un seul message digne d’être porté dans le monde, le nôtre ? N’est pas une attitude néo-colonialiste, où nous serions porteurs de La Civilisation, de La Vérité politique et sociale ? C’est le choix de la raison, c’est le choix de ce que nous sommes profondément. C’est une attitude qui a échoué lamentablement et dramatiquement tout au long de l’histoire et aujourd’hui en Afghanistan, parce que nous n’avons respecté ni les valeurs ni les objectifs que nous avons affichés.

* *

Vive la République

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