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Billet de blog 24 juin 2022

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Et si c'était l'heure, justement, d'un Gouvernement Mélenchon...

.. alors que "la minorité présidentielle" ne semble pas pouvoir présenter un Gouvernement avec une assise parlementaire majoritaire ?

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Quelques notes sur la situation près d’une semaine après le 2ème tour … 

Un tour ne saurait effacer complètement le précédent (sauf pour les forces intéressées à contenir la crise de la Vème, c’est à dire en fait et hélas, toutes), et en particulier ne saurait abolir LE FAIT établi* de la majorité relative des suffrages exprimés obtenue par la NUPES au seul tour qui «compte » de ce point de vue, le premier : 

si bien qu’après le deuxième tour qui n’a donné de majorité absolue en sièges à aucune force politique, la NUPES serait fondée, même dans le cadre des Institutions, à réclamer d’être appelée à former le gouvernement, à défaut que la coalition de Macron-Borne soit en situation de le faire, ce qui paraît être le cas…

CAR C’EST PRESQUE LE SECRET LE MIEUX GARDÉ PAR TOUTES LES FORCES DE LA RÉACTION : Oui, Macron et sa coalition ont été battus au suffrage populaire, c’est à dire que LA NUPES A OBTENU LA MAJORITÉ RELATIVE EN VOIX dans ces Législatives, la majorité relative en sièges du 2ème tour pour « Ensemble ! » ne procédant que d'un scrutin non proportionnel à deux tours et d'un découpage sur mesure des circonscriptions organisé par les prédécesseurs de Macron aux commandes de la Vème république et fait POUR QU’UNE MINORITÉ ÉVENTUELLE EN VOIX POUR « LE BONAPARTE» SE TRANSFORME comme ici EN MAJORITÉ EN SIÈGES: nous avions précocement alerté sur cette éventualité avec plusieurs billets sur Mediapart dont l’un repris par « Arguments Pour la Lutte Sociale » ( « 27= 300 ») : 

ET C’EST JUSTEMENT LE MOMENT OÙ MÉLENCHON.. CESSE DE PRÉTENDRE À ÊTRE CHEF DU GOUVERNEMENT !! 

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de demander à Macron que Mélenchon soit son « premier ministre », mais « l’ingouvernabilité » annoncée du parlement par la « minorité présidentielle» n’implique-t-elle pas « naturellement » que la tâche de former un gouvernement soit alors confiée à la principale opposition et à son représentant non contesté, J. L. Mélenchon, même sans bousculer encore la Constitution ?
À defaut, l’agitation sur la nécessité d’une dissolution et du combat démocratique pour que la NUPES exige de nouvelles élections en vue de la réunion d’une ASSEMBLÉE CONSTITUANTE ne s’impose-t-elle pas, s’appuyant sur les prétentions cette fois assez largement légitimées du Mélenchon d’AVANT à devenir le chef du gouvernement ?

Et, camarades des forces politiques composant la NUPES, bien sûr que Macron et les autres « ne voudront pas » ! Mais vous n’avez pas oublié, quand-même, le chant du peuple devenu hymne de nos rues depuis le début du « soulèvement en jaune » de Novembre 2018 et dont la mise en minorité de l’ex majorité présidentielle aux législatives est incontestablement aujourd’hui le fruit : 

« ..ET MÊME SI MACRON NE VEUT PAS , NOUS ON EST LÀ, ON EST LÀ..»

Oui, des usines et des champs, des bureaux aux universités, la majorité sociale de ce pays a les moyens de trancher le noeud gordien d’une minorité de députés macronistes bafouant la majorité de suffrages du 12 JUIN ! On peut faire appel à elle et même si les sommets de nos organisations ne le faisaient pas, elle saura se faire entendre, qui peut en douter ?

* Rappel:  "Le Monde" rétablit calmement les faits : la NUPES (26,11%) bat "Ensemble!" (25,83%).  14 JUIN 2022  par Marc Daniel LEVY

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