Communiqué de presse de la NUPES
Communiqué de presse
NOUS APPELONS AU RÉTABLISSEMENT DE L’ORDRE RÉPUBLICAIN DANS LA POLICE ET AU RESPECT DE L’ÉTAT DE DROIT.
Les forces de la NUPES dénoncent le soutien apporté par le Directeur Général de la Police Nationale et le Préfet de Police de Paris aux actions de policiers après la mise en détention provisoire d’un de leurs collègues accusé de graves violences contre un jeune homme de 22 ans.
Cette prise de position de la plus haute autorité policière est extrêmement grave et inquiétante. Elle a été rendue possible par l’absence de réaction de l’autorité politique après la publication d’un communiqué inacceptable des syndicats Alliance et UNSA Police déclarant « faire la guerre » au peuple, les « nuisibles ». L’alerte est désormais maximale. Si ces comportements, qui mettent directement en cause l’indépendance de la justice, ne sont pas punis ils seront très vite surenchéris. La séparation des pouvoirs est un fondement de notre République.
En l’absence inacceptable de réaction du ministre de l’Intérieur et de la Première ministre, nous attendons du président de la République qu’il joue son rôle de garant de la constitution en faisant le nécessaire pour rétablir l’ordre républicain dans la police.
Ce qui se passe sous nos yeux est extrêmement dangereux et inquiétant pour le respect de l’état de droit et les fondements de notre démocratie.
( Fin de Copié-collé)
Commentaire
On a bien lu, en guise de quasi conclusion :
"Nous attendons du Président de la République qu'il joue son rôle de garant de la Constitution en faisant le nécessaire pour rétablir l'ordre républicain dans la police".
Peut-on prendre une position plus désarmante quand on s'exprime au nom des principales formations de la Gauche politique de ce pays et peut-on penser surtout quand on lit bien, que c'est par une sorte d'inadvertance que l'on profite de l'occasion (avec ce qu'elle a littéralement d'extraordinaire) pour réaffirmer son soutien à la Constitution (que les signataires prétendent vouloir abroger.. les jours de fête et quand il ne se passe rien...) et remettre dans les mains du président incendiaire agissant en permanence au nom de cette constitution, le rétablissement d'un état de droit ?