Aujourd'hui, je sors acheter du pain vers 17h. Nous sommes vendredi et demain commencent les vacances scolaires à Paris, mais aussi en banlieue, dans les régions Toulousaine et Montpelliéraine. La température est douce, on sent un certain relâchement dans les rues : je croise plusieurs jeunes enfants, sur des trottinettes, des vélos ; des familles se promènent. Les distances sont respectées, les files se font à l'entrée des magasins encore ouverts, mais les gens semblent plus détendus.
Sur le chemin du retour, je croise tout de même une prière affichée à l'entrée de la chapelle de Saint-Vincent de Paul. Cette prière me ramène à un temps ancien, où les sociétés craignaient la peste, le choléra et faisaient appel à Dieu. Aujourd'hui, nous avons atteint le million de personnes infectées depuis le début de l'épidémie, et les 50 000 décès. Mais il me semble aussi que le nombre de personnes guéris quotidiennement dépasse maintenant le nombre quotidien de nouveaux contaminés. Serait-ce un fléchissement de la propagation de la pandémie ?
Agrandissement : Illustration 1