Marc Jamous (avatar)

Marc Jamous

Concepteur multimédia, perdu dans cette situation de confinement, je me dis que tout témoignage aura un rôle un jour.

Abonné·e de Mediapart

51 Billets

0 Édition

Billet de blog 5 mai 2020

Marc Jamous (avatar)

Marc Jamous

Concepteur multimédia, perdu dans cette situation de confinement, je me dis que tout témoignage aura un rôle un jour.

Abonné·e de Mediapart

Le bordel reprend !

Les rues se remplissent de bruit, les magasins se préparent, les voitures reviennent. L'excitation de la reprise est palpable, comme si on se préparait à oublier au plus vite cette crise.

Marc Jamous (avatar)

Marc Jamous

Concepteur multimédia, perdu dans cette situation de confinement, je me dis que tout témoignage aura un rôle un jour.

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Aujourd'hui, pendant la sortie presque quotidienne avec mon fils, pour les courses, nous avons dû crier pour nous entendre. Cela ne nous était pas arrivé depuis le 17 mars. Et oui, il y a comme une excitation dans l'air. Les boutiques sont allumées. À l'intérieur, on voit s'affairer quelques personnes, qui préparent les rayons, changent les vitrines qui sentent un peu l'ancien. Certains chantiers se mettent de nouveau à faire du bruit.

Je vous le dis, on va le regretter ce confinement. Pas l'arrivée incessante aux urgences, ni le décompte macabre quotidien des décès, ni l'angoisse au ventre des obligés du travail ; mais les rues vides, le silence de la nuit, le ciel si bleu, le bruit des voix aux fenêtres. Même à l'hôpital, des regrets s'annoncent (tous les extraits suivants proviennent d'un article du Monde, Coronavirus : à l’hôpital, la crainte d’un retour au fonctionnement d’« avant ») :

En quinze jours, on a retourné l’hôpital. Il y a eu une coopération avec l’administration, on a obtenu ce qu’il fallait. On avait ce sentiment que tout était facile, qu’on pouvait se concentrer sur les malades. C’était assez incroyable, ça devrait être comme ça tout le temps. Nathalie de Castro, infectiologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris.

On poussait tous dans le même sens, il y avait une intelligence collective, il faut se projeter sur un modèle qui ressemblerait un peu à ça. Rémi Salomon, le président de la commission médicale d’établissement (CME) centrale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Durant cette pandémie, le fonctionnement de l’hôpital a enfin retrouvé une logique et une autonomie médicales. Le service de soins est redevenu la structure essentielle. Tribune titrée Libérons l’hôpital du fléau bureaucratique ! parue dans Le Figaro.

Puisque c'est nécessaire, déconfinons ! Déconfinons gaiement, mais ce serait tellement bien de ne pas se laisser obnubiler par la production, le PIB, la croissance, l'enrichissement maximum. Si nous pouvions penser un peu plus au bien-être commun, à la solidarité et à la fraternité.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.