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Concepteur multimédia, perdu dans cette situation de confinement, je me dis que tout témoignage aura un rôle un jour.

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Billet de blog 13 avril 2020

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Comme pour les gilets jaunes, la leçon peut venir des "petits".

Les clubs de foot français voudraient reprendre les matchs le plus tôt. Les supporters ultras s'y opposent. Et si comme pour les gilets jaunes, la raison venait plutôt de ceux qui semblaient causer du bordel ?

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Deux nouvelles, aujourd'hui, qui sèment le trouble sur nos capacités à changer après la crise, avant le discours de Macron, qui va sans doute en ajouter d'autres. Le MEDEF souhaite qu'après le confinement, les français travaillent plus, en remettant éventuellement en cause le temps de travail, les congés d'été, les jours fériés, pour retrouver quelques points de croissance. De même, les clubs de foot souhaitent reprendre la saison au plus tôt, quitte à organiser des matchs à huit clos. 

On revient donc au PIB, à la question de la croissance. Mais ne pourrait-on pas profiter justement de ce temps pour penser à un autre rythme de vie ? Pourquoi vouloir rattraper le "temps" perdu ? Déjà, il est sûr que toutes celles et ceux qui ont travaillé pendant ce confinement vont devoir pouvoir se reposer, arrêter quelques temps si on ne veut pas qu'ils s'effondrent. Et les personnes confinées auront peut-être envie de sortir, de profiter de temps choisi ? Heureusement, les remarques du MEDEF ont plutôt suscité de l'indignation et le souhait des clubs de foot ont provoqué la colère de plusieurs clubs de supporters. Les supporters reprochent aux clubs de ne penser qu'à la rentabilité, aux recettes publicitaires et non à la beauté du jeu, à l'enthousiasme qu'il peut créer. Les supporteurs ne sont pas que ces groupes d'hommes en colère que l'on veut montrer. La plupart des groupes ultras s'est mobilisée pour organiser des distributions de repas aux soignants, collecter des fonds ou confectionner des banderoles de soutien.

Finalement, depuis plusieurs mois, avec le mouvement des gilets jaunes puis la crise sanitaire, les a-priori sont mis à mal. Et toujours vers plus de solidarité.

23h : Macron a parlé. Le confinement est prolongé au moins jusqu'au 11 mai, c'est-à-dire encore 4 semaines minimum. J'aimerais que Macron retienne une phrase de son discours, celle-ci :

Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal.

Cela me semble un grand progrès dans sa pensée, lui qui semblait tellement tenir aux costumes pour respecter quelqu'un. Après tout, il affirme qu'il est le premier à être prêt à se réinventer. Il est juste dommage qu'il se propose de bâtir l'avenir seul : je tâcherai de dessiner ce chemin qui rend cela possible. J'aurais préféré : Nous tâcherons de dessiner ensemble ce chemin qui rend cela possible. Mais comme on le chantait dans les manifs il y a deux mois : On est là !

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