La journée a bien commencé. Sur France culture ce matin l'invité est Claude Alphandery. Ancien résistant, il vient de lancer le Conseil national de la nouvelle résistance. Venu de quelqu'un d'autre, cette idée paraîtrait excessive. Venant d'un résistant au nazisme, elle lève l'attention et fait penser à la publication de Stéphane Hessel Indignez-vous !. Que des résistants de la seconde guerre nous poussent à nous indigner, à nous battre contre les violences et les injustices de notre monde me convainc d'avoir raison d'être en colère et de ne pas avoir l'impression d'être un enfant gâté capricieux. Il y a de nombreuses raisons de s'indigner et il me paraît important de garder cet état d'esprit. Merci donc à ces vieilles personnes de nous titiller. La vidéo de lancement du Conseil national de la nouvelle résistance se termine par une citation de Brecht :
Ceux qui ne se battent pas peuvent perdre. Ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu.
Après cette émission plutôt optimiste, je retrouve le Monde dans ma boite à lettre et je vois qu'en première page sont indiqués des articles sur les modèles économiques après la crise. Je saute de joie en découvrant ce titre : Se libérer du PIB pour mesurer ce qui compte vraiment. Enfin, un article qui n'affirme pas que nous courons à la catastrophe en raison de la baisse de notre PIB de ces mois de mars, avril et mai ! Prenons cette période comme une pause dans la production, et non comme une crise. Comme la baisse de production est mondiale, les pays n'ont pas à se sentir dépassés par d'autres.
Décidément, le monde de demain commence à s'envisager.