Ce week-end, la température est douce, autour de 20°C, le ciel est d'un bleu limpide, vide d'avions. Vers midi, de ma fenêtre, je vois quelques retours de course. Les acheteurs de premières nécessités prennent le temps de rentrer, flânent avec leurs sacs, discutent en famille. Mais, très vite, le flux se calme. Les gens de mon quartier restent respectueux de la consigne : "Restez chez vous".
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C'est étonnant, à chaque fois que je reviens des courses, je ne me sens pas bien : une envie de tousser, un léger mal de tête, un malaise général. Puis, cela passe. Après plusieurs heures quelquefois.
Quand je sors me promener, rien de tel. Je reviens en forme, content. Est-ce parce que mes promenades sont des occasions de reportage, de chasse à une image représentative, à une affiche, à une impression ? Ou est-ce parce que l'esprit, ou le corps, ne sentent pas menacés lorsque je suis à l'extérieur ?
Je comprends alors les caissières, les personnels soignants, les travailleurs qui ont la peur au ventre, comme ils racontent. Eux, qui côtoient tant de personnes tous les jours.
En France, le nombre d'hospitalisés et de patients en réanimation dû au coronavirus baisse depuis plusieurs jours. On s'accroche à ces chiffres pour espérer. Nous devrions bientôt atteindre, d'ici deux-cinq jours, moins de 5000 personnes en réanimation, limite maximale des hôpitaux de France avant la crise, mais après les suppressions des lits, qui ont commencé en 1979.