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Concepteur multimédia, perdu dans cette situation de confinement, je me dis que tout témoignage aura un rôle un jour.

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Billet de blog 23 mars 2020

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Premier dimanche

Premier dimanche confiné, un jour légèrement différent

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Premier dimanche confiné, on se permet de se lever un peu plus tard. Ce matin, sous mes fenêtres un père encourage son enfant qui apprend à faire du vélo. Cela me fait du bien, un peu de vie.

En début d'après-midi, je fais quelques courses et découvre que certains magasins d'alimentation habituellement ouverts le dimanche ferment à 13h ou ne sont pas du tout ouverts de la journée. C'est bien, les employés sont protégés au moins un jour ou quelques heures. Dans le magasin ouvert, on se croise de loin, même si ce n'est pas facile avec des couloirs étroits. Certains mettent leur écharpe sur le nez ; pas sûr que ce soit efficace. C'est même à effet inverse : mettre l'écharpe, la faire tomber en prenant un objet, la remettre avec la main qui a pris cet objet. Il vaut mieux ne rien faire. On entend ici et là qu'il y a des dénonciations de personnes qui se promènent. Il semble que les préconisations soient mal comprises. Il faut répéter les modes de contamination du virus : gouttelettes par postillons ou toux ou éternuements. Si on croise une personne contaminée, même à moins d'un mètre, et que ni elle ne tousse, ni elle ne postillonne, ni elle n'éternue, on n'attrape pas le virus.

Le temps d'aller au supermarché, à moins de deux cents mètres, je croise de nombreuses affiches, affichettes, sur les portes des magasins, sur des supports publics. J'en ai fait un portfolio. Certaines indiquent "fermé jusqu'à nouvel ordre". Un nouvel ordre mondial ? Il est vrai que ces rues vides font penser à une fin du monde. Ou aux photos d'Eugène Atget, au début du XXe siècle. Dans ces photos, on ne voyait jamais personne. Ce n'est pas qu'il n'y avait pas de passant, mais le temps de pose étant long, les passants disparaissaient à la révélation.

Illustration 1
Rue de Cléry et rue d'Aboukir, Paris deuxième arrondissement © Eugène Atget - Bibliothèque nationale de France

Mes photos sont vides de monde, parce qu'il n'y a personne dans les rues.

Illustration 2
Rue de Babylone, Paris 7, le 22 mars 2020 © Marc Jamous

Enfin, une dernière remarque vue dans un autre blog ; parmi les personnels sur le feu en ce moment, un grand nombre fait partie des professions à régimes spéciaux : agents des transports publics, employés municipaux, professeurs, infirmiers, pompiers, policiers... D'où la question : faut-il vraiment supprimer ces régimes spéciaux ?

Aujourd'hui, j'ai reçu aussi un deuxième dessin d'enfant. Vous pouvez le voir sur le portfolio réservé aux dessins d'enfants.

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