Les jours se ressemblent. Les rues restent peu remplies, on s'habitue à cette ambiance entre deux : le confinement et la reprise. La vie de ville, à Paris, n'a pas vraiment repris : les commerces sont peu remplis, les cafés et restaurants sont fermés, les rues sont encore relativement vide de voitures. Seules les herbes folles sont encore présentes autour des arbres, sur les trottoirs, autour des fontaines. Des coquelicots, d'autres fleurs sont plus présents que d'habitude. Cette sauvagerie est belle. J'espère que les pelouses, les trottoirs ne seront pas nettoyés trop rapidement. Nous sommes passés près du jardin du Luxembourg et c'était rageant de le voir ainsi vide. Quelques promeneurs cherchent à occuper les rares pelouses disponibles sur des carrefours, des intersections. Même sur ces emplacements limités, les flâneurs respectent les distances. Alors pourquoi ne pas ouvrir les parcs, les jardins ? Les règles sont comprises et respectées. Je me demande si le gouvernement n'empêche pas l'ouverture des parcs et jardins dans les départements rouges juste pour se convaincre qu'il contrôle quelque chose, pour se donner l'impression d'agir.
Attention, les règles stupides, ou non comprises, n'augmentent pas le pouvoir, mais la colère.
Agrandissement : Illustration 1
Aujourd'hui, je regrette de ne pas savoir dessiner des caricatures. Si je pouvais, je dessinerais un cercueil devant un drapeau américain, avec deux conseillers. L'un dirait :
Nous avons un président qui est décédé des effets secondaires d'un médicament qui ne guérit pas une maladie qu'il n'a pas attrapée.
L'autre ajouterait :
Le monde entier nous l'envie.
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