Pendant ces jours de confinement, on pense, on divague. L'imagination permet de sortir, de voyager. Et on se souvient aussi. Je me souviens de la Guerre des mondes, cette invasion par des martiens qui ont une technologie supérieure à la nôtre. Les martiens sont invincibles, l'armée ne peut rien contre eux, ils vont envahir la Terre, dominer ou détruire les habitants. Mais tout à coup, ils sont peu à peu détruits par une force mystérieuse : les microbes terrestres.
Est-ce que les martiens de la Guerre des mondes, ce n'est pas nous ? Nous avons la technologie, nous avons des armes, nous repoussons hors de nos frontières les humains qui n'ont pas eu la chance de naître en Europe, mais un virus nous met à terre. Ou alors, ce virus va nous apprendre à protéger ce qui est essentiel, ce qui donne du sens à notre vie.
La Planète sauvage est un dessin animé qui décrit une société avancée d'êtres géants, qui ont des hommes comme animaux de compagnie. Les hommes tiennent dans le creux de la main de ces êtres géants. D'autres hommes existent, pratiquement à l'état sauvage, dans des grottes, des bas-fonds. Au cours du dessin animé, les humains deviennent trop dangereux, je ne sais plus pourquoi. Et la société avancée va donc lancer une opération de déshumanisation, comme nous, nous lançons quelquefois une dératisation. Ce film a deux interprétations : une dénonciation de ce que l'Homme fait subir aux animaux, aux autres espèces vivantes. Mais aussi une admiration pour l'espèce humaine, qui résiste aux attaques quand elle s'unit, et qui sait s'adapter pour sa survie.
Qu'allons-nous montrer au cours de cette crise : de l'égoïsme, de la désunion, du mépris pour le reste du vivant, ou plus d'intégration ?