Accords de Wagram:une lâcheté et le degré zéro de la politique

Je suis militant cfdt et ps et pourtant je ne me réjouis pas du tout de cet accord, parce qu’il est l’expression non de la démocratie participative mais de la démission du politique qui laisse au fond les salariés face aux règles ineptes du capitalisme financier. Comme si la seule alternative à la profonde crise systémique que nous traversons était juste une crise de compétitivité des entreprises françaises, et que dés lors la solution était de lacher du lest sur ce problème en appliquant les recommandations du rapport Gallois.Pour compléter les aides aux entreprises dont par ailleurs les contreparties n’existent pratiquement pas, le gouvernement a organisé une parodie de dialogue social en laissant faire le sale boulot aux syndicats dépassés pour certains par ce jeu pervers et par une logique de compromis là où le courage du politique eut été d’assumer des décisions différentes et inovantes, ce qui était légitime après une élection. Je suis aujourd’hui, en tant que citoyen et salarié en colère car je sais par avance que le gouvernement, les syndicats signataires et le patronat se sont tiré une balle dans le pied, comment croire que faciliter les licenciements boursiers et au fond créer de l’incertitude sur les contrats et les revenus va favoriser la consomation et l’économie ? c’est définitivement absurde, au lieu de l’embellie espérée nous auront la récession, le chômage et la révolte. Quelle connerie ! Des solutions existent pourtant, et il n’est peut être pas encore trop tard:

http://www.roosevelt2012.fr/

Alors j’invite la CFDT, la CFTC et la CGC à ne pas entériner l’accord et le gouvernement à sortir des solutions classiques dont on sait déjà qu’elles ne marcheront pas et à avoir un vrai courage politique non pas en faisant ce qu’aurait fait la droite en présentant ces fonctionnements socio- financiers-économiques comme une catastrophe naturelle inéluctable mais en allant au charbon avec d’autres dirigeants mondiaux pour sortir de ces logiques absurdes en s’appuyant sur les groupes d’économistes alternatifs qui partout dans le monde convergent sur des solutions plus respectueuses de l’homme et son environnement.

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