Le défi ultime pour l'humanité.

Oyez oyez citoyens, responsables politiques économiques religieux, et économistes. Vous pensez que c'est quoi le défi ultime ? Hum ? Inutile de tergiverser en suspens débile, son défi est de survivre à elle-même. Et la question est alors : quel système de gestion ?

Depuis environ 6 000 ans (j'ai écrit « environ » car on s'en fout de la date exacte), le système de gestion est monétaire.
Maintenant le système monétaire est bien optimisé : la moindre parcelle intellectuelle, de connaissances, de bien, du vivant, d'espoir même, est monétisée.

Revenir à du moins monétisé ?
Impossible pour la raison suivante : aucune loi ou limite ne tient lorsque Survie = avoir de la monnaie. Donc on pille la nature, donc on l'empoisonne parce que les process de recyclages et autres sont trop... coûteux ! Etc.

 

Le problème ne vient pas de l'outil monnaie qui serait neutre mais de l'humain ?
Deux erreurs de logique dans ce questionnement :

1 – l'outil monnaie n'est pas neutre, mais il n'est pas pour autant le diable ou dieu (ou « caca » comme disait un toxicomane). L'outil monnaie est juste intrinsèquement porteur de destruction.
Car la monnaie est un outil d'échange ; on n'échange pas un bien ou un service contre quelque chose que ne vaut « rien » (on n'échange pas contre des feuilles d'arbre). Or, pour que quelque chose ait de la valeur à nos yeux, il faut deux paramètres : l'utilité et la rareté.
On ne vent pas de l'eau salée sur un océan.
L'utilité... d'un outil qui est obligatoire pour obtenir quoi que ce soit ? La démonstration est faite : la monnaie est plus qu'utile dans un monde monétaire.
La rareté : est-ce que l'outil monnaie doit être suffisamment rare pour avoir de la valeur ?
Répandez plein de billets sur un marché, et les prix augmenteront jusqu'à stabilité lorsque de nouveau la monnaie sera redevenue relativement rare.
Seulement voilà, les masses entendent parler de « milliards » d'unités monétaires, alors elles croient que c'est juste un problème de répartition. Grave et fatale erreur. Quand on réparti correctement, on « répand » de l'argent sur un marché, qui ensuite aura des prix élevés (inflation) jusqu'à de nouveau stabilité lorsque cette monnaie arrêtera de couler à flots et que de nouveau il y aura des inégalités.

La monnaie, un outil obligatoirement basé sur la rareté relative © M. Chinal

Et cette rareté relative de la monnaie engendre quoi ?
- si tu en as, tu as accès, si tu n'en as pas, tu n'as pas accès. Système d'exclusion.
- recherche logique de rentabilité (avoir un « bénéfice » c'est à dire avoir à la fin (du mois, de la transaction) plus d'argent que je n'ai de dépenses).
- cette recherche logique et obligatoire de rentabilité (car si à la fin du n'a pas assez d'argent, tu meurs) engendre l'écrasement des coûts (humains, matières premières), ce qui engendre le pillage de la nature et son empoisonnement ainsi que des guerres sociales.
- les connaissances deviennent « une économie ». C'était déjà le cas avec les copyright et les brevets (logique défense de la « connaissance et du savoir faire » lorsqu'il a fallu faire des dépenses monétaires de recherches et autres pour les obtenir). Mais ça l'est de plus en plus avec la moindre donnée.


A la base, la connaissance, quand on la donne, on ne la perd pas !
Alors que la monnaie, quand on la donne, on ne l'a plus !
Résultat ? On a intérêt à ce que le voisin soit un crétin, manipulable et incapable de savoir faire les choses que je fais, car c'est mieux pour « mes affaires monétaires » , c'est mieux pour « protéger mon chiffre d'affaires ».

La monnaie a également horreur d'une abondance de quoi que ce soit car ça fait écrouler les prix et fait plonger la rentabilité.
Voilà ce qu'est (en partie, mais une partie OBLIGATOIRE) la monnaie : un outil qui pousse à la misère et qui l'entretient.

 

2 – placez deux humains « très intelligents » dans un système monétaire qui impose de prendre l'argent de l'autre pour avoir de quoi vivre (guerre commerciale liée à la rareté relative comme expliqué juste au dessus). Ces deux humains ne développeront pas la coopération bienveillante avec leur intelligence, mais ils utiliseront leur intelligence pour la guerre, la ruse, la malversation la moins détectable possible. Ces deux humains se seront adaptés à leur milieu. Tout simplement.

Un système monétaire quel qu'il soit, pousse à la guerre naturellement. Vous voulez vivre en paix, sereinement, au sein d'un système monétaire ? Voyons, vous êtes sérieux ?

Avec un euro (ou un franc ou un dollar ou etc) je détruis tout. © Marc Chinal

 

Des millions de gens à travers la planète ont l'idée postmonétaire dans la tête et le cœur. Mais les « masses » n'ont pas accès à ces idées parce qu'elles dépendent d'un monde médiatique corrompu, qui à juste titre pense les idées postmonétaires comme le poison absolu pour la quasi totalité des magouilles. Donc, ces médias de masse n'en parlent pas. Point. Aucun besoin de conspiration, ce n'est juste « pas dans leur intérêt financier ».

 


Alors si vous êtes tombé sur cette page, noyée dans des milliards d'autres sur internet, s'il vous plaît, je vous en supplie :

Expliquez moi comment on peut résoudre les problèmes de misère, en gardant l'outil (monnaie) qui engendre et entretient la misère ?

 

PS/ si vous avez le temps, voici un documentaire avec les interviews de nombreuses personnalités reconnues, qui apportent chacun un élément du puzzle.
Et au final, on comprend qu'en restant dans un système monétaire, on est piégé. Mais heureusement, on peut construire la suite. (Mais on peut la construire seulement si on a pris conscience de l'impossibilité de réformation). Attention, ce documentaire est très dense et nécessite tout votre cerveau.

"Brun out sociétal, s'en sortir" © M. Chinal

 

Merci.

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