Chat alors !

Précarité, déserts médicaux, euthanasie autant de sujets récurrents qui n’ont pas l’air d’émouvoir mon compagnon à quatre pattes.

Je m'appelle Minou bien que je sois un matou. 

J'ai trouvé refuge dans une famille "très comme il faut" : À moi les fauteuils moelleux, canapés, lits douillets ou, le must : les genoux de Madame.

Contrairement à mes maîtres, j'ai une autorisation de sortie permanente dont j'use et abuse.

J'ai toutes commodités à disposition, repas à volonté et si le poulet ne me convient plus, un miaou suffit pour avoir du saumon. Si l'appétit vient à me manquer, si le moineau que je viens de chasser ne passe pas, direction la clinique vétérinaire, ouverte H24 ( un chat ça compte ) alors que mes maîtres sont angoissés  à l'idée de tomber malade : passé 18 h, plus de médecin et avec ce COVID...

Pour mes vieux jours, pas d'inquiétude, je sais par ouïe dire - la nôtre est particulièrement fine - que le moment venu, J-L, le médecin des chats, fera le nécessaire pour me faire passer au Royaume des matous et que mes maîtres tout éplorés, m'assisteront jusqu'au bout alors que leur maman placée à l' EPAHD  «  Happymamie » et "disparue" la semaine dernière n'a pas eu droit à ces égards.

Aussi, quel bonheur de naître matou, bien que, adolescent, on m'ait  " coupé "  afin que je respecte la distanciation avec les minettes alors qu'un masque eût suffit ?

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