les bienfaits du froid

 

Ce billet s'adresse aux personnes qui n'ont pas d'insuffisance cardiaque.

 

Michael Jackson et Prince sont morts d'une surdose de médicaments dont des opiacés. L'espérance de vie aux USA diminue, en partie par l'augmentation des victimes des opiacés (50 000 morts par an).

Le froid est une méthode naturelle pour trouver bien être et diminuer les douleurs.

 

Les températures remontent ces jours ci, mais engoncés dans nos manteaux, prêts à dégainer bonnets et écharpes, nous fuyons le froid.

Or, les vertus du froid sont multiples quand on sait comment l’accueillir.

 

Au Danemark, les femmes laissent le berceau dehors, tandis qu'elles vont prendre un café. Elles savent que le système immunitaire de leurs bébés va se fortifier. 

Une autre méthode est de répéter ; « Couvre-toi, tu vas tomber malade, tu vas attraper du mal ».

Comme si le froid représentait un risque à ne jamais prendre.

Un mimétisme qui nous éloigne de notre ressenti instinctif.

Cette mise en garde a fini par nous convaincre de notre incapacité à nous adapter aux variations de température.

Les mots, les croyances, la représentation mentale agissent sur le corps. Cela fait de nous des frileux au sens global du terme.

Il suffit de s’observer en hiver : cou enfoncé, tête baissée, corps contracté… Une posture qui amplifie la sensation de froid.

Le froid provoque une vasoconstriction : le diamètre des vaisseaux diminue, suivie d’un effet réactionnel de vasodilatation : les vaisseaux se dilatent, avec une augmentation du débit sanguin.

Résultats : la micro circulation est stimulée, les cellules sont correctement nourries et drainées, ce qui permet aux organes d’être bien alimentés.

En agissant sur la circulation, le froid prévient, par exemple, l’apparition de varices et freine la chute des cheveux.

Le froid libère aussi des endorphines, d’où un sentiment de bien être et une diminution de la douleur et du stress. Il augmente les lymphocytes et les cellules de l’immunité.

Il a été démontré qu’une exposition répétée au froid stimule nos défenses, améliore la qualité du sommeil et de l’humeur, confirme Christophe Hausswirth, chercheur à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep).

La thérapie par le froid, ou cryothérapie, intéresse de plus en plus la médecine. La dernière variante est la cryothérapie du corps entier.

Cette technique, consistant à exposer un patient à une température de - 110 °C pendant trois minutes, permet de soulager les douleurs corporelles, de régénérer le corps et d'éliminer les toxines.

La cryothérapie en agissant sur la qualité de sommeil, augmente le bien être, régénère le corps. C'est tout l'inverse des antalgiques chimiques qui, eux, ralentissent le métabolisme ; la plupart des fonctions du corps tournent au ralenti, d'où cette impression végétative de « légume »

Les sportifs connaissent le pouvoir de régénération et de récupération du froid. Lorsqu'un sportif se blesse, le premier geste du médecin est d'actionner la bombe de froid.

Des patients se passent maintenant d'antalgiques ou de morphine après une semaine de cryothérapie.

C'est le docteur japonais Yamaguchi qui met au point la chambre de cryothérapie en 1978, un caisson où la température descend à −164 °C. Méthode utilisée notamment par les coureurs cyclistes.

Les pays scandinaves, l'Allemagne, la Pologne pratiquent la cryothérapie depuis les années 1980; la France ne s'y est mise qu'à la fin des années 2000.

Pas encore d'agrément de la Sécurité Sociale. Pour les patients, il faut donc suivre la cryothérapie sur ses congés à raison de 10 séances par semaine (2 séances de 3 minutes par jour, espacées d'une heure, sur 5 jours) et payer 40 euros la séance ou 185 euros les 5, après avis médical d'un rhumatologue.

Ce n'est donc pas remboursé par la Sécurité Sociale. Toutefois une mutuelle luxembourgeoise rembourse ces séances (Lux en bourg !)

Quelques séances seulement sont nécessaires pour des courbatures ou douleurs plus légères.

Sans aller dans la chambre cryogénique, il suffit de

- passer le pommeau de douche d'eau fraîche sur la partie du corps endolori, voire au niveau du cerveau, centre névralgique des douleurs. C'est le cerveau qu'il convient de rafraîchir, pour un effet de longue durée.

- profiter de bains de mer jusqu'à mi hauteur ou de rivières qui descendent des glaciers pour les pieds. Sortir de l'eau lorsque le froid commence à saisir. L'eau est un choc thermique plus important que l'air et a un impact immédiat, mais de courte durée. Les sportifs ont recours aux piscines d'eau glacée. La chambre de froid agit cependant dans la durée (effets de plusieurs mois pour 1 semaine de cryothérapie).

- profiter du frais l'hiver, en se couvrant peu, en laissant un membre endolori au froid quelques minutes, remettre un vêtement lorsque le froid commence à saisir et une fois réchauffé profiter à nouveau du froid selon la demande.

C'est le contraste des quelques minutes de froid qui soulage. Parce que par ailleurs, la personne est à une température habituelle de 20°.

Un effet insoupçonné est que le froid agit sur l'endurance sexuelle. Pour se réchauffer, il n'y a pas mieux. Et chacun sait que cela libére aussi des endorphines, au même titre que rire.

La cryogénie est désormais utilisée dans le traitement de certains cancers, à la place de la chimiothérapie.

Lorsque le système économique aura été remis à plat, la Sécurité Sociale pourra retrouver sa fonction première, on pourra alors l'appeler Fraternité Sociale.

Le froid peut être notre allié, si nous le décidons.

 

 

vitamine D + calcium + 10 minutes de soleil : le soleil nous permet d'assimiler tout ce que nous prenons le temps de mâcher avec notre salive, nécessaire à la digestion.

le cas échéant être supplémenté en vitamine D

Manger une dizaine d'amandes, quelques noix, des sardines, du saumon frais en quantité raisonnable

 

Marcher au moins une demi heure par jour, pratiquer une activité physique régulière.

 

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