Simone Weil : notes sur la suppression générale des partis politiques

 

notes sur les notes de Simone Weil sur la suppression générale des partis politiques 

 

à ceux qui se sentent capables de constituer des sociétés meilleures, ils ont conscience de la force et de la grandeur de leur âme

 

les partis politiques : des machines à fabriquer de la passion collective

des machines à empêcher tout réel dialogue    toute entente en dehors

 

un débat politique ne consiste jamais qu'à contrer son adversaire, rarement ou si peu à établir le bien commun

Un Parti politique, en France, est un outil qui malaxe du pouvoir. La discussion des idées y est première, facialement. En vérité, elle est dernière, loin derrière les ambitions du pouvoir.

 

parcourir la France aujourd'hui, c'est jalonner un quai, une avenue François Mitterrand

"ce qu'il exigeait, c'était une fidélité à sa personne. il méprisait profondément la discussion démocratique"

François Mitterrand ou la gouvernance par le mépris, qui a donné à tant de chefaillons le mauvais exemple de coups de jarnac, un manuel de civilités parfaitement infectes. En cela, François Mitterrand était bien un homme de droite, resté anglué dans son passé vichyste.

parcourir la France aujourd'hui, un centre cul turel, une bibliothèque François Mite errand

 

la culture "sachante" conduit à la vanité 

la culture du doute, de la remise en cause mène au progrès

 

la tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction

mais pas pour les têtes carrées soumises aux églises économiques  culturelles et pas seulement religieuses

 

c'est au jugement denier que l'on est jugé

élections présidentielles 2017 :  41 % des électeurs ont voté pour des affairistes

de nos jours  l'habit ne fait pas le moine mais le truand de la finance

1914-1918, quatre années de guerre avaient fait dans le monde 10 millions de tués, 19 millions de blessés, 10 millions de mutilés, 9 millions d'orphelins, 5 millions de veuves; pour la France seulement, il y avait eu 1 391 000 morts. Un Français sur 27 avait été tué. Un mort toutes les 15 secondes.

Les communistes ajoutaient toujours à ce bilan de quatre années : 50 fortunes de plus de 500 millions de francs, 1000 de plus de 50 millions, 2000 de plus de 25 millions... Ils dénonçaient de plus en plus fort les "200 familles" qui sont les profiteurs de la mort

Si à la fin des années 1930, autant de Français étaient pro Hitler, plutôt que Léon Blum, ce n'est pas que Léon Blum avait accordé les avantages sociaux de 1936, que Mussolini et Hitler avaient accordés à leur peuple auparavant, c'est peut-être aussi que Léon Blum avait refondu la Banque de France.

Une communauté toujours bouc émissaire. Pendant que d'autres ont la culture du secret (quel secret). Les financiers ne sont pas représentatifs de leur communauté, ils sont avant tout financiers.  Seconde Guerre Mondiale, Viet Nam, Algérie, Chili, Afghanistan, Nicaragua, Yougoslavie, Rwanda, Congo, Sénégal, Mali, Yemen, Irak, Syrie, crises financières d'octobre 1987, de 2008...

Créez des conditions d'inégalité, d'injustice, d'apartheids physiques et culturels, et vous verrez la population voter pour l'extrême droite. C'est dans la logique du capitalisme sauvage, qui sait toujours en faire son profit.

L'hôpital Charles Richet vient d'être dépabtisé en 2015. Charles Richet, prix nobel 1913 et président d'une société d'eugénisme. Alexis Carrel, prix nobel 1912, publie en 1936  l'Homme cet inconnu et écrit page 306 : "un établissement eutanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d'en disposer de façon humaine et économique." Les Nazis ne sont pas arrivés seuls à la solution finale, puisqu'un Français l'écrit en 1936, que les bagnes où 2/3 des détenus meurent rapidement existaient depuis le XIXème siècle, cette guillotine sèche inventée bien avant par des Anglais (quels Anglais).

 

la confiance est si rapide à détruire    si longue à restaurer

 

chercher une vérité avec ceux qui ne savent pas

 

s'arrêter   trouver le calme devant la dissonance

 

participation     partage du sensible

 

 se sentir honoré de presser la main qui travaille;  point la main du courtisan qui mendie

 

seul le bien est un motif légitime de conservation

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.