Municipales: En prelude au debat

Municipales Rennes 2014 :  contribution d’ Yves Juin Gauche anticapitaliste Rennes

La démocratie ne s’use…

que si on ne s’en sert pas.

 

La critique la plus spontanée, que l’on entend quand on parle de la gestion municipale rennaise depuis 1977, ou de Rennes Métropole depuis 200O, c’est le manque -voir l’absence- de démocratie. La majorité socialiste a en effet réglé cette question, une fois pour toute et de façon catégorique : «  Les rennais nous élisent tous les 6 ans, c’est donc nous qui décidons, avec nos experts, nos réseaux, nos associations ». CertainEs éluEs veulent bien concerter ( réunions de quartier..), discuter (forums comme avec Libération, Revue comme Place Publique), communiquer( la direction de la communication de Rennes Métropole  s’est considérablement développée), et infléchir peut-être leurs projets, mais à la marge. Cette «  équipe  »a suivi fondamentalement cette philosophie, elle s’applique depuis environ 4o ans. On a pu le voir dans tous les principaux dossiers, depuis le choix du métro jusqu’à la décision de créer une société publique locale qui devrait gérer la consommation de l’eau… «  Ils font bien ce qu’ils veulent.. » Une phrase que l’on entend souvent à l’issue de réunions.

La politique, est « réservée » au moment des élections »…Après, la municipalité «justifie ses choix » par la faisabilité , ou le coût ,  cela c’est le domaine des experts ou des techniciens C’est finalement une des marques de la sociale démocratie, qui dépolitise, comme elle déconnecte par exemple  le politique et le  syndicalisme… Cette façon de gérer ne semblait pas poser de gros problèmes, tant que le bloc politique localement majoritaire, faisait corps avec ceux et celles qui avaient été élus. De plus ces éluEs étaient effectivement des politiques, issus de 68, du congrès d’Epinay du PS avec des combats des courants qui ont opposé principalement Fabiusiens ( Boucheron) et Rocardiens ( Delaveau ) avec Edmond Hervé au-dessus des courants avec aussi d’anciens syndicalistes( pas seulement CFDT). La relève a été progressivement assurée par de nouveaux qui –pour faire court- sont plutôt carriéristes ou « professionnels »( cf le discours de Marc Hervé sur la gestion de l’eau) …C’est maintenant le temps des réseaux et  des copinages.  Ce bloc majoritaire s’enracinait dans un tissus associatif dense et riche, dans lequel le PS était assez hégémonique et qui le nourrissait.

Ce bloc consensuel s’est effrité. C’est  bien sûr du à l’usure du pouvoir. Hervé est resté 3O ans, à une dépolitisation accrue, des débats. Bien sûr ce sont les conséquences de la crise économique touche de plus en plus la population, et  le tissus économique et social de notre agglomération : augmentation de la pauvreté mesurable avec l’afflux aux restaurants du cœur, augmentation des ayants droits au RSA, baisse des achats dans le centre-ville, sans oublier la montée du chômage…Les interventions « extérieures » interpellant le conseil municipal, deviennent de plus en plus fréquentes. Le dernier «  scandale »  a été la prise de position de la municipalité dénonçant les actions des sans-logis et les associations qui les soutiennent , alors qu’ils « ne font » finalement que défendre les droits de l’homme ; si ce n’est pas une valeur de gauche…

 

Cette perte de confiance de l’électorat de gauche a débuté principalement avec l’échec de la gauche au pouvoir ( de 81 à 95), Notons par exemple qu’entre les municipales de 1990 et celle de 1996 la gauche avait perdu 11500 électeurs. L’abstention s’est développée, même si cela n’a pas eu de conséquences « catastrophiques », vu le réservoir important de l’électorat de gauche. Il s’est d’ailleurs  tourné de plus en plus aux dernières élections vers l’écologie ( Les Verts= 8%) et la Gauche radicale ( RAG =5%)- Lo + Poi = 2%. Avec quelques alertes sérieuses quand même, comme les 14% pour une candidates inconnues du FN sur le canton de Rennes Sud( 2O11). Mais la faiblesse et les divisions de la droite facilitent le leadership sans partage du bloc hégémonique constitué à  partir  du PS,

La dissolution de l’Office Social et culturel rennais est emblématique. Il était l’une des marques de la gestion sociale démocratique. Il faisait la part belle aux associations, en n’omettant pas une bonne dose  de clientélisme électoral. N’ayant plus les moyens de « verrouiller le consensus », Les responsables municipaux ( Nathalie Appere à sa tête) a préféré déléguer la gestion des besoins des associations( 150 salles) à des organismes d’économie Mixte ( Apras Citedia). On peut aussi citer le Cercle Paul Bert ( association sportive laïque) qui était contrôlé politiquement par le Ps et qui est devenu une association gérée selon des critères financiers…

En même temps que les fondements de cette politique s’effritent, la municipalité rennaise rentre de plus en plus dans les habits du social libéralisme, jusqu’au point d’orgue récent de la demande à une agence de notation de contrôler les finances  municipales (difficile d’aller plus loin dans la logique capitaliste). C’est très clair ce sont les marchés financiers qui comptent maintenant. En 3o ans, on est donc passé des réunions de concertation sur le budget dans les quartiers, à la soumission aux marchés financiers ». Je pense que l’acceptation de la Société Publique Locale pour la gestion de l’eau, n’est pas contradictoire avec les intérêts de Veolia, c’eut été autre chose avec une régie…

 

La première période de la gestion socialiste a donc été «  Nous sommes élus, nous sommes compétents », elle a glissé vers « nous prenons nos compétences chez les tenants du libéralisme, ou capitalisme ». Cette nouvelle forme de gestion va de pair, avec  la prééminence des nouveaux critères de gestion, où la finance a pris définitivement le pas sur le politique …

 

Ainsi Rennes et Rennes et Rennes Métropole sont devenues des produits avec marques qui doivent entrer dans la compétition avec les autres produits territoriaux. Certes ce n’est pas nouveau, il faut savoir que le choix du VAL a été dicté aussi, parce qu’il avait une image plus moderne que le tramway [ si on fait un comparatif qualité/prix, il n’y avait pourtant pas photos…}. L’image de la ville moderne que se font élus/ experts urbaniste et sociologues, doit être celle d’une ville attractive pour lutter contre les concurrents territoriaux, dans le cadre de la mondialisation ( c’est aussi cette philosophie qui inspire la construction de NDDL). Avec donc tout ce qui va avec… Les projets assez gigantesques de l’Europôle, du palais des congrès, de l’Hôtel 5 *( à la place du palais St Georges), des grandes tours de Maurepas et Rennes Sud ; le nouveau TGV etc etc …

Mais ces grands projets, (qui peuvent aussi nous apparaitre inutiles), surgissent à un moment où nous avançons sur un terrain mouvant…Principalement sur celui de l’économie, avec les grandes interrogations sur le devenir de Citroën, comme une épée de Damoclès qui pourrait remettre en question les prétentieux projets de rénovation urbaine. La crise économique a et aura de plus, des conséquences, nécessairement importantes ; les dotations de l’Etat- 22% du budget municipal -, connaissent des coupes claires. Les experts démographes/sociologues ont convaincu les décideurs politiques qu’il y avait besoin d’accueillir 60 OOO habitantEs dans le Pays de Rennes, ces prochaines années. Et tant pis si les pays voisins sont désertifiés. On comprend mieux pourquoi, le moindre terrain libre devient constructible. D’autres experts voudraient aussi nous convaincre que le TGV entre Rennes et Paris  gagnant ¾ d’heures,  serait un bénéfice pour notre Ville.

Tout ce qui vient d’être écrit, rend fragile le bloc hégémoniques majoritaires. Pour nous plus que jamais, le « faites-nous confiance, nous nous occuperons du reste », ne peut nous satisfaire. Les enjeux ne sont pas minces. Je pense qu’il faut voir dans la « démission de Delaveau », l’annonce de la fin de ce cycle et la prise de conscience par ce dernier, qu’il ne peut plus en être le pilier…

D’où notre volonté politique, oh combien légitime, de reconstruire un nouveau bloc majoritaire Notre but est de convaincre que d’autres choix possibles. Parce que nous nous aspirons à une autre société qui s’oppose au projet capitalibéral, au nom d’un écosocialisme. Il implique une transition démocratique énergétique et économique, ou plus précisément la constitution d’un nouveau bloc alternatif qui est à construire. C’est pour nous l’enjeu des prochaines municipales.

Parlons Citoyenneté …

Quand on évoque la démocratie, c’est le concept de citoyen et de la citoyenneté, qui s’impose et qui nous rattache d’ailleurs à la Révolution française…Mais  les citoyens vivent et travaillent dans une réalité qui influe fortement les conditions de l’exercice de la démocratie…

«  On ne peut parler de citoyenneté

  • sans parler de travail et de vie économique,
  • sans aborder tous les problèmes de la communication locale, observer, analyser et comprendre « les reculs des comportements civiques » ;
  • sans analyser les modifications du modèle familial,
  • sans passer au crible le fonctionnement de l’école et les rapports de l’évolution de la société.

A travers ces deux derniers points, on ne peut parler de citoyenneté sans s’interroger sur l’avenir de la jeunesse …

" On ne peut parler de citoyenneté

  • sans faire référence à la valeur républicaine de l’égalité,
  • sans jeter un regard critique sur la vie démocratique locale, c’est à dire à la fois sur les relations entre les élus et les habitants, sur la nécessité d’accroitre la compétence des du citoyen face a des questions complexes, sur les rapports entre l’action sectorielle d’une municipalité et de ses services et l’action territoriale menée à l’échelle des quartiers … »

Ces extraits de la revue Territoires (200O) traitent de la création d’un institut local de la citoyenneté à Rennes-, il a d’ailleurs été mis aux oubliettes, et pourtant ces extraits sont toujours d’actualité  et peuvent alimenter nos réflexions…

Beaucoup  de citoyens, en tant que salariés, jeunes, habitants des quartiers se sentent dépossédés de la politique. Ce n’est pas le fruit du hasard… Nos classes dirigeantes, souhaitent les  tenir pour  une bonne part en incapacité de choisir. Comprendre la gestion d’une municipalité n’est en effet pas quelque chose de simple. En gros, les citoyens ont le choix :, ne pas aller voter, ou de voter pour exprimer une protestation. En effet de moins en moins on vote  pour une adhésion politique. 

 

Prenons trois points clés du fonctionnement de la municipalité.

 

Le fonctionnement du conseil municipal.

 Le conseiller ou l’adjoint au maire n’a que très peu les moyens de mesurer les conséquences de son vote. Il doit faire confiance le plus souvent aux groupes de travail. Il ne peut pas en effet participer à tous. Il reçoit très tard les dossiers et n’a donc qu’une connaissance superficielle du sujet sur lequel il doit donner son avis. Sans compter en plus que beaucoup d’éluEs cumulent les mandats… Il n’est pas abusif de dire que le conseil municipal est une chambre d’enregistrement des choix qui ont été  concocté par des experts …

L’élaboration du budget

 Le vote du budget municipal est l’acte essentiel de la vie municipale. Pour 2012 Il concernait la répartition de 527 millions € , dont 296 pour les investissements, On voit l’implication économique et sociale de ces votes, sur la commune de Rennes et ses 200 OOO habitantEs.  Et pourtant … Ni en amont, ni pendant , ni après, les citoyenEs rennais n’ont vraiment leur mot à dire …

Les  partenariats public / privé, qui vident le service public de leur responsabilité sont une arnaque au bénéfice des entrepreneurs, ne sont évidemment pas une solution- Cette solution n’a d’ailleurs pas été repris par la municipalité rennaise.

 Il faut aussi préciser que le budget des communes est  alimenté par une dotation de l’Etat significative. La droite s’est battue contre ces communes gérées par la gauche qui « dépensaient » trop. Mais il faut savoir que la tendance de l’Etat, c’est  de se désengager financièrement vers les territoires Et ces derniers ont également tendance à se désengager vers des associations qui emploient de + en + d’employés au contrats précaires, ou aidés …

Rennes Métropole.

Les prochains  conseillers communautaires seront réellement élus à la prochaine élection. Depuis le 4 mars 2000 ils étaient cooptés par les CM des 36 communes. Pendant 14 ans, les 325 OOO habitants de  Rennes Métropole ont été de fait « dépossédés » des compétences suivantes : le développement économique, l’aménagement de l’espace, de l’équilibre social de l’habitat, de la politique de la ville, de la protection et de l’environnement et du cadre de vie, des aménagements de voiries, culturels et sportifs d’intérêts communautaires… C’est donc un pan important des services publics qui était sorti légalement du champ des citoyens…

Retour sur le Metro

Rappelons-nous aussi la façon dont le métro a été imposé à la population…Un constat, la plupart des grandes villes comme Bordeaux, Grenoble, Nantes ou Brest, ont fait le choix du tramway. Il était  en effet financièrement raisonnable…Rennes était la plus petite ville au monde a avoir choisi le métro. D’autres solutions existaient, celle qui aurait permis, par exemple, de raccorder le tramway aux  lignes Sncf-ce  qui aurait faciliter l’entrée des véhicules en ville et aurait permis d’économiser beaucoup de places de parking aux entrées…Si les rennais qui ont bénéficié du métro sont satisfaits, ceux des quartiers qu’il ne dessert pas,  attendront environ une quinzaine d’années pour la seconde ligne. Précisons ces deux lignes seront nécessairement complétées par un axe « lourd »et protégé pour les bus  Axe Est ouest. Les verts et la droite avaient demandé, légitimement, la convocation d’un référendum. Ce qui fut refusé par Edmond Hervé en tête, au nom de l’incompétence de la population rennaise à juger techniquement. La compétence fut reconnue, cependant à quelques centaines de rennais, désignés par la municipalité, qui firent le voyage à Strasbourg (Tramway) et à Lille ( Metro/Val), pour juger …

 

Cette méthode qui consiste à  choisir des citoyens «  éclairés » a été repris en quelque sorte, pour le projet de la rénovation urbaine de Rennes Sud, avec la désignation d’ambassadeurs qui ont été  visiter Berlin et Barcelone (voyages financés en partie par  les promoteurs) …, dès lors qu’ils sont désignés, ils ont tendance à oublier leur sens critique( euphémisme).

 

Quelques propositions pour renverser la vapeur

 

Les propositions que nous faisons ici pour une véritable démocratie, exigent une volonté politique forte et des ruptures avec le système, et donc un rapport de force social et politique pour l’imposer.. En résumé la démocratie est chronophage ( donc nécessité de temps libre) ;  elle exige des apprentissages et l’acquisition de connaissances qui ne peuvent  résulter que d’une éducation permanente : Education politique et Education populaire. Notre objectif  dans un cadre capitaliste, est de pousser à des expériences et à des expérimentations, en créant des rapports de forces qui contesteront le pouvoir des classes dirigeantes . L’autogestion est un processus qui doit se construire « Tous Ensemble ». On peut dire que nous nous battons pour un «  écosocialisme autogestionnaire municipal. » avec donc une extension de la démocratie …

 Nous ne sommes pas favorables à de nouveaux statuts de l’élu, sinon pour limiter le nombre de mandat et refuser tout cumul . Mais nous voulons surtout favoriser la prise en charge des dossiers par un maximum de citoyens ( rotation, tirage au sort ..)  et donc faire le lien entre la diminution du temps de travail, et le droit à l ’Education populaire.

L’exemple le plus abouti que nous avons eu à connaitre est celui du budget participatif dans la ville de Porto Allègre au Brésil. Ce terme a ensuite été repris, à toutes les sauces et souvent dénaturé. Il s’agit bien d’une procédure permettant de discuter les choix budgétaires pour les quartiers de la ville et qui impliquait concrètement les citoyens. C’est dans ce sens qu’il nous faut travailler…

Globalement les principaux  enjeux démocratiques concernent les choix de tous les aménagements urbains et de toutes les répartitions des subventions qui structurent la vie sociale culturelle sportive du territoire.

A mon sens pour qu’une démocratie locale puisse exister, il faut un double mouvement : l’un du bas vers le haut. Les citoyens  devraient pouvoir formuler leurs besoins en direction des conseils (municipal et Métropolitain), sous forme de saisine,  de consultation d’initiative populaire éventuellement et  à certaines conditions, de référendum. Ils devraient aussi pouvoir contrôler l’application des décisions. On peut même envisager le tirage au sort de personnes (volontaires ?), pour instruire certains dossiers et faire des propositions. Cela notamment pour empêcher les lobbies ou groupes de pression, qui savent y faire pour ’arriver à leur fin.

 

L’autre du haut vers le bas, pour que le conseil fasse des propositions aux citoyens, pour qu’ils puissent en discuter et prendre le temps du recul. Le  meilleur niveau devrait être le quartier. Le découpage actuel  est arbitraire et ne correspond pas toujours à la réalité vécue par les habitantEs. Ce découpage devrait donc être revu. Les conseils de quartier existant aujourd’hui ne répondent pas à ces exigences de la démocratie locale ( je ne développerai  pas ici la politique quartier de la Ville de Rennes). On pourrait tout aussi bien considérer qu’une zone industrielle, administrative ou artisanale serait un périmètre pertinent ; l’exemple de la ZI sud Est qui accueille quelques 16 OOO employés est assez problématique ( située en plus sur 2 communes).

Donc l’élection( ou toute autre procédure transparente de désignation)  de conseils de quartier( avec critères pour une vraie représentativité) pourrait être envisagée. Ils auraient  notamment un droit de véto,  pas seulement sur les questions de quartiers …Après on peut discuter si des groupes « plus fragiles » ou discriminés dans notre société ne pourraient pas avoir des organismes représentatifs mais indépendants, dotés de pouvoirs: les handicapés, les jeunes ;  les vieux , les chômeurs ..../….

Il faut souligner cependant l’exemple positif  de l’attribution transparente des logements HLM sur la Ville de Rennes, sur  des critères objectifs.

La Ville et la Métropole disposent d’un outil qui pourrait être un pilier de la démocratie locale , avec TV Rennes. Elle n’est malheureusement qu’une copie des télés nationales. Une réflexion s’impose pour revoir les objectifs et le fonctionnement de ce media, qui quand même est d’un coût substantiel …

Il n’est pas possible non plus d’oublier les quelques  5000 personnes qui travaillent pour nos concitoyens. Ils sont aussi victimes de la logique du management qui domine les entreprises publiques ou privées. Ce management a eu des effets désastreux sur la santé mentale des fonctionnaires territoriaux. ( 20% en 2007 se déclaraient  en souffrance) . Ce personnel n’est pas au service des managers territoriaux, mais de la population. Il serait légitime que le comité technique paritaire  ait un droit de veto sur tous les dossiers que les délégués syndicaux jugeraient inacceptables pour eux et la population.

Voilà quelques propositions dans le cadre de la préparation de élections municipales Rennes et rennes metropole de MARS 2014

 

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