A l'Haÿ-les-Roses, la défense du bien public continue

Pourquoi nous sommes obligés de défendre le bien public contre ceux qui sont chargés de le protéger

"Aussitôt élu, le vainqueur croit l’être sans partage : son mandat ne saurait avoir de limites. Trop de maires, plutôt dans les villes où l’argent n’est pas rare, se comportent en tyranneaux, imposant à des majorités prosternées des choix qu’ils ont seuls inspirés. Le maire n’est plus seulement le premier : il est le maître et tout doit s’incliner quand il commande !"Eric de Montgolfier

C'est le cas à l'Haÿ-les-Roses avec le projet immobilier 100% privé du centre ville,  tout à côté la Roseraie, inscrite aux Monuments Historiques 

 

"Le pays ne peut plus affecter d’ignorer le puissant parfum de corruption qui imprègne la politique."Eric de Montgolfier

A l'Haÿ-les-Roses, la cession gratuite d'une  parcelle publique de 7000m2, jouissant du plus bel emplacement possible car jouxtant la  Roseraie, à l'aménageur Citallios qui va la revendre au promoteur Emerige au  prix  de  8 Millions (mais probablement plus, étant donné  le nombre de logements qui a augmenté), est un  acte sidérant,  compte tenu du principe constitutionnel interdisant "la cession à vil prix du patrimoine public à des personnes poursuivant des fins d'intérêts privés".  A cela s'ajoute qu'il n'y a ici, ni motif d'intérêt général ni contrepartie suffisante.

 Des citoyens  ont lu  le traité de concession d'aménagement entre la mairie et l'aménageur ainsi que  le contrat  entre l'aménageur et l'Etablissement public territorial 12, chargé de superviser l'aménagement,   et  ont découvert  la case "0 euro" qui indique le prix du terrain payé par Citallios, case  bien  cachée au milieu d'un énorme tableau de chiffres. 

Cette cession gratuite s'est accompagnée de la destruction intégrale des grands arbres magnifiques qui étaient pour la Roseraie, son écrin arboré et protecteur sur sa partie Nord et pour les citoyens, un square ombragé, absolument essentiel à conserver et à entretenir pour nos enfants, pour nos anciens, à l'aire des  dérèglements  dans laquelle nous sommes violemment entrés. Et ça aussi c'est sidérant.

Valérie Pécresse félicite le projet de son ami V.Jeanbrun  en apportant une subvention. 

Compte tenu de toutes ces bizzareries, l'association Anticor a  déposé  plainte auprès du PNF.

Quant aux  familles de l'Haÿ-les-Roses, la situation n'est pas facile à vivre pour elles.

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