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Billet de blog 20 juin 2022

Que peut la gauche écologiste face à Lrem éclatée et un RN triomphant ?

On fait face à une crise inédite, un péril de survie écologique et un recul social manifeste. Notre pays suit la grande tendance à chercher secours dans l'extrême droite pour répondre à la panique existentielle et de vie quotidienne qui emprisonnent sans espoir d'amélioration. La promesse libérale d'amélioration des conditions de vie décline. Son mensonge est percé à jour. Que peut la gauche ?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Deux claques hier, très violentes :

- Celle contre Macron et le vide absolu de sa consistance politique, assise sur un néo-monarchisme infatué et impuissant pour le peuple, un jeu néolibéral halluciné et soumis, espérant sauver le monde avec des licornes capitalistes écocides MAIS innovantes #croissanceverte ; et enfin une répression méprisante et colérique aux méthodes de plus en plus illibérales.

- Celle de la montée implacable et progressive de l'extrême droite, incarnée hier par le résultat du RN.

=> Ces deux informations vont ensemble plus qu'il n'y parait.

D'abord parce que le pseudo-respectable libéralisme du centre de LREM est et a été dans ce dernier quinquennat un véritable marchepied pour l'extrême droite. Inutile d'énumérer le nombre de unes de Valeurs Actuelles avec des membres du gouvernement reprenant le vocabulaire et les idées de l'extrême droite ; de l'islamo-gauchisme au wokisme obsessionnel par delà toute réalité sociale ou rationalité scientifique, inutile d'égrener les lois autoritaires et répressives de surveillance et punition de la population et singulièrement de toute forme d'opposition. L'inhumanité persistante de Calais. Le mouvement historique et social des gilets jaunes et la façon dont le *problème* a été reçu et traité par le pouvoir. Et la liste est longue pour ce qui crée déjà l'infiltration de l'extrême droite au sein de l'extrême centre sous une forme qui se paie encore de mascarade républicaine.

Et "en même temps" le macronisme est la force politique qui parachève la destruction des services publics ; le cœur vivant de la justification du commun qui est en cendres et ne repose plus que sur le trésor de dévouement de soignants, enseignants, à bout de forces et de nerfs. Plus de poste de proximité avec des êtres humains, mais des ordinateurs et des cases injustes, inertes et humiliantes. Des avions partout mais jamais de trains accessibles aux pauvres qu'on montre du doigt quand ils utilisent la voiture sans avoir le choix et qui se plaignent de la montée des prix du carburant ; des trains qui ciblent la vitesse et les grandes villes au lieu de desservir le territoire, et de se rendre utiles pour le fret. Des cadeaux aux riches (ISF, etc), des pénalisations aux vulnérables (reforme de l'assurance chômage, etc). L'inflation punitive qui est clairement l'une des conséquences de la crise écologique et de l'incapacité à gérer à proximité les besoins vitaux (nourriture d'abord, mais aussi petite industrie, quand tout est délocalisé et que l'artisanat est détruit).

Une société du service ? Tu parles d'une civilisation.

D'un côté toujours plus d'accumulation, de multi-propriétaires, de connards aux bullshit jobs surpayés comme McKinsey, qui font le tour du monde pour leurs vacances ravis de l'exotisme capitalisé en folklore dégueulasse néocolonial la moitié du temps. Servis effectivement par d'autres humains. On leur fait leur bouffe, on les soigne, on vide leurs poubelles, on les livre, on garde leurs mômes, on les assiste. Et ceux qui les servent, eux ? Ils bouffent de la merde ultra-transformée à bas prix, ils louent trop cher des apparts trop petits, ils ne se soignent plus, ils sont exténués par un travail toujours plus dur, toujours moins protégé, plus mal payé, et cernés par l'augmentation des prix et du mépris. Pas de vacances, pas de loisirs, pas de plaisirs.

Le macronisme a fait son travail d'augmentation des inégalités, de protection des plus forts et d'écrasement des plus exploitables. Drapé dans une morale bidon de bonne conscience et de rhétorique creuse à base de "grand débat" de "bienveillance", et de pédagogie des réformes pour votre bien ma bonne dame. Plus qu'à beugler République pour forcer ceux de gauche qui se battront toujours contre l'extrême droite pour avoir le droit à un secours de dernière minute qui lui assure la survie bancale. Le marconisme c'est le dernier prétexte pseudo-moral du capitalisme productiviste. Bientôt, les intérêts ne feront plus semblant d'aimer la démocratie ou la République. Et ça a déjà bien commencé.

La montée du RN c'est d'abord la faute de Macron, et de l'héritage de dizaines d'années de néolibéralisation du système dont il ne fait que poursuivre l'entreprise suicidaire. Sorte de débilité technocratique informe, parvenue et enthousiaste, comme à bout de son délire congénital.

L'incarnation matricielle de la perméabilité de l’extrême droite au sein de la bourgeoisie capitaliste et de ses intérêts et de son acceptabilité absolue au mépris de toute l'histoire républicaine c'est bien l'absence de consignes de vote et de barrage républicain de la part de LREM dans les circonscriptions qui se trouvaient en duel NUPES / RN. L'incitation indigne à faire barrage à la gauche et à la NUPES qui a occupé toute l'énergie de diabolisation du gouvernement en pleine panique. Ou le signe égal honteux mis et répété entre "l'extrême gauche" (qui n'avait vraiment rien d'extrême) et l'extrême droite, quand ils ne prétendaient pas que le premier danger venait de nous plus que du parti facho. Ce sont les plus grands pyromanes, mais savent-il qu'ils ne sont pas immunisés du feu ?

Sur 62 circos où LREM est battu, 55 candidats n'ont pas appelés à battre le RN. Et les électeurs LREM ont suivi le mouvement en s'abstenant à 72% dans les duels NUPES / RN.

Quand ils prétendent ne pas savoir (pauvres chats) lequel est le plus républicain entre Ruffin et son opposant RN, on se demande pour quels tocards ils prennent les gens.

Ceux qui sont des moins en moins républicains, et qui le prouvent, ce sont bien les centristes mortifères.

Ce sont eux qui sont responsables de l'explosion de la digue et de la crise constitutionnelle qui l'accompagne. Le RN n'a même pas besoin de la proportionnelle pour être à l'assemblée, ils profitent dorénavant de la prime qui les écartaient autrefois de l'Assemblée. On préfère l'original à la copie, toujours.

Résultat, dans le prolongement du score exceptionnel qu'ils font à la présidentielle, les électeurs confirment qu'ils veulent voir l'extrême droite au pouvoir.

Résultat, Macron qui prétendait faire un quinquennat de probité et de lutte contre l'extrême droite, collectionne les ministres, députés, proches, corrompus, accusés d'agressions, harcèlement, etc ; et voit le nombre de députés RN passer de 8 à 89. Quatre-vingt neuf...
Du financement public, du pouvoir de nuisance, une ascension exceptionnelle. Merci Macron.

Ça ne leur suffit pas. Affaiblis, ils veulent survivre à tout prix, et étrangement, la question ne se pose jamais dans un parlement éclaté, de la possibilité de se gauchiser pour chercher une majorité. Macron après avoir prétendu être ni de droite, ni de gauche, nous propose un néant et de droite, et d'extrême droite.

Les déclarations conciliantes vis-à-vis de discussions ouvertes avec LR et le RN terminent de banaliser l’hypothèse fascisto-bourgeoise.

Nous vivons une crise profonde et irrémédiable du capitalisme productiviste, l'épuisement des ressources et des peuples exploités au travail (délocalisé, ou revenant par la précarisation et le développement des services). Les intérêts sont puissants et articulés à des enjeux internationaux. Le politique a perdu progressivement son pouvoir d'agir sur la détermination de l'organisation de la vie humaine, en société, et se trouve souvent impuissante face aux enjeux, notamment économiques. Les gouvernements laquais de la finance, du néolibéralisme planqué derrière une façade pseudo-progressiste, une mondialisation néo-coloniale de délocalisation de l'exploitation du travail et des ressources pour légitimer l'hypocrisie humaniste occidentale dans nos pays et se déresponsabiliser du piétinement de la dignité humaine là bas, et du pillage des environnements (justifiés très souvent par le généreux passage à la civilisation de populations aux modèles de sociétés arriérés grâce à l'intégration à l'économie de marché... Quel cadeau empoisonné...).

Le macronisme ne pourra pas tenir longtemps une démocratie même muselée, la capitalisation du barrage républicain récupérant les voix de la gauche, et l'absorption des thèmes de l'extrême droite pour tenter d'en reprendre l'énergie à son compte ne tiendra pas éternellement. Stratégiquement c'est périssable. Un peu comme le capitalisme, c'est suicidaire mais tant que ça accumule et conserve son petit pouvoir et la survie de ses intérêts ça pousse ; en risquant le plus grand des périls sans culpabilité aucune.

En revanche les intérêts du Capital, eux, n'en ont rien à battre du folklore démocratique et encore moins républicain. Si, pour maintenir leurs gains, il faut qu'ils épousent la bascule à l'extrême droite, ils s'y sentiront chez eux. Dans une crise aussi puissante de l'impact écologique et social du modèle de développement capitaliste, continuer à l'imposer aux population va nécessiter une coercition accrue. Et le macronisme a beau s'y adonner joyeusement, rien de tel que l'autorité de l'extrême droite. Ayant le bénéfice d'incarner l'anti-système et les pulsions haineuses bien plus passionnément que la technocratie évidée d'âme du néolibéral bon teint. Bolloré l'a déjà bien compris, et investit dans une mutation en route.

D'autres plus discrets suivent.

Quand l'investissement capitaliste suivra l'intérêt du RN au pouvoir, on sera démunis et impuissants, nos querelles familiales prendront un charme désuet.

J'en viens à la gauche. À nous.

Nous ne sommes pas prêts actuellement à empêcher le RN d'accéder au pouvoir. Nous sommes restés dans une diabolisation étrangère, laissant à distance le sujet comme s'il était sale et abandonnant ceux que l'on prétend défendre, aux bras haineux de la douce berceuse de l'extrême droite. Nous devons nous transformer profondément pour répondre à ce défi, sans jamais céder un millimètre à la lutte contre le fascisme, le racisme, les réactionnaires en tout genre. Nous ne gagnerons pas face à eux en glissant vers eux, mais en les combattant frontalement. Ça signifie aussi mettre de côté la pureté bourgeoise qui s'effraie de la colère. Elle est forte et elle est légitime. Ce qui est politique c'est ce que nous faisons tous de nos colères. Elle peut donner le pire et le meilleur. La colère est un moteur de désir de changement, de transformation du réel que l'on rejette, qui nous opprime. Le désir, est une force infiniment constructive pour la gauche et pour l'écologie pour inventer le dépassement de la camisole capitaliste-productiviste. Et c'est précisément l'inverse de la rétraction réactionnaire, du désir autoritaire, de la peur et de l'enfermement dans le même.

Pour pouvoir transformer ces colères il faut déjà les connaitre et les comprendre. Il faut avoir le courage et l'intelligence d'aller les chercher où elles sont. De les écouter. Il faut avoir le courage et l'intelligence d'aller les chercher où elles sont. De les écouter. De proposer des solutions à partir d'elles, et pas d'en haut. De reconstruire les liens, l'altérité, la justice, avec tous.

À cet égard que de travail abattu par un Ruffin !

Aujourd'hui, pour la gauche, être capable de lutter face au RN doit être un enjeu central.

On fait face à une crise de civilisation inédite, à un péril de survie écologique, et un recul social manifeste. Notre pays, à sa petite échelle, suit la grande tendance à chercher secours dans l'extrême droite pour répondre à la panique existentielle et aux modalités de vie quotidienne qui emprisonnent sans espoir d'amélioration. La promesse libérale d'amélioration des conditions de vie et de confort décline. Son mensonge est percé à jour. Que peut la gauche ?

La NUPES était un accord électoral pour les législatives, certes. Mais ce n'est pas seulement cela qui a permis sa force. Nous l'avons vu, "la république, c'est nous !" dans ce second tour où nous étions le dernier barrage clair à l'extrême droite.
Mais plus encore, comme vu lors de la présidentielle ; divisés, on ne convainc personne, on réduit progressivement notre base électorale. À noter tout de même JLM qui a convaincu partiellement un électorat qui s'était détourné de l'élection dans les quartiers populaires, et c'est à prendre en compte.

Cependant, il a beaucoup bénéficié du vote utile, et ça signifie deux choses : même avec un vote utile issu des autres forces, il ne passe pas au second tour. Et qu'il avait le projet le plus convainquant (malgré ses sorties critiquables) pour l'électorat de la gauche et de l'écologie, même si chacun a pu défendre une spécificité indissoluble et qu'il faut préserver. Il a incarné quelque chose de plus, plus efficacement, et a fait une nouvelle fois une démonstration de l'immense travail programmatique, stratégique et de mobilisation qui manque aux autres forces.
Malgré tout cela, on perd. Ce n'est donc pas la forme la plus pérenne. Et les législatives nous ont offert l'occasion d'être plus intelligents ensemble.

Sans la NUPES, aux législatives, tous partis confondus, nous étions atomisés, et durablement éloignés de la politique nationale et d'une possibilité de construire une opposition forte à Macron et au RN. C'était vital. Comme force de résistance et comme puissance de proposition. Le projet commun, issu du programme de l'union populaire et considérablement amendé par les accords successifs a donné en un temps très court l'étendue de la richesse du dialogue entre nos spécificités politiques, nos langages et nos histoires.
Nous étions détruits, et nous avons su redonner espoir.

Les militants le savent tous dorénavant sur le terrain, ils ont lutté ensemble, que ça se termine en victoire ou en défaite, ils ont su trouver le chemin de la lutte ensemble et du plaisir partagé de donner toute notre énergie contre Macron ou le RN plutôt que de passer sa vie au billard à 15 bandes contres les camarades.

C'est le sens de notre engagement. Il n'est pas dans la pureté mais dans les moyens de la victoire, pour ceux qui souffrent, pour la survie écologique, pour des liens et une vie sociale plus heureuse et plus vivante, plus saine et plus créative.

Aujourd'hui, un retour aux chapelles serait un drame stratégique et politique sur le fond. Nous sommes nombreux à être orphelins de clan mais militants de convictions. La défiance envers les partis est immense. Nous avons le devoir de construire autrement et plus grand notre ambition.
Il est nécessaire que chacun puisse faire vivre sa spécificité idéologique et politique, mais il l'est tout autant de pérenniser l'alliance de la NUPES dans une forme fédérale à laquelle on puisse directement ou indirectement participer.

Cassez les silos et les vases clos, faites entrer les associations, les ONG, les luttes spécifiques locales, et les alliances internationales, les syndicats, les citoyens engagés. Et ce non pas en consultations ponctuelles, mais en dialogues assidus.

Produire du sens, du fond, et du savoir commun, le rendre accessible, et y permettre une participation de tous.

Retrouver un dialogue fécond avec les intellectuels qu'on a oublié d'associer, à leur niveau, à l'alimentation perpétuelle des perspectives et des possibles. Le quarteron de piliers de bar prescripteurs de politburo ayant leur limite intrinsèque, il s'agit d'ouvrir vraiment à une diversité beaucoup plus large d'influences. Ce qui permettrait par ailleurs une très puissante connaissance des constructions politiques écologistes et de gauche, leur échange profond, et la création politique de ponts qui feraient écho à un véritable besoin réciproque de se nourrir de l'autre.
Étant minoritaires il va falloir également mettre en place un militantisme dont les missions comportent un nécessaire engagement à aider les gens qui paient la politique de la droite. Être un recours pour eux, proposer des solutions autant que possible, un lien social, un accès aux alternatives écologiques au mode vie qu'il subissent, des moyens de lutter pour leurs droits, de la mise en relation qui lutte contre l'isolement et l'injustice des assignations à la classe sociale et l'absence de réseau privilégié.

Un ancrage et une utilité locale de construction alternative est indispensable et premier.

Certains le font déjà, mais nous devons en faire un objet propre de nos partis, de nos missions. La course au mandat ne peut être l'objet premier de ce corps intermédiaire en décomposition.

Il sera nécessaire d'intégrer à nos cadres de nouveaux profils pour nous former à leurs expériences et les former à nos outils pour que chacun apporte au commun politique les moyens et la richesse de cette diversité.

L'abstention reste un sujet clé, auquel on ne peut s'attaquer sans redonner à la politique du pouvoir de changer la vie, et ça commence par le faire en le prouvant avant d'avoir les manettes, ne serait-ce que par la solidarité et la création de projets locaux contre-modèles écologiques, ou de mobilisation de résistances plus large pour empêcher les grands projets écocides ou de casse sociale. Subsistance et lutte. création et liens.

Ces modifications matricielles de la capacité à produire du fond, à reprendre langue avec les gens, à s'adapter à l'adversaire, et à construire les  moyens de la conquête du pouvoir, à redonner confiance et espoir, ne sont possibles qu'ensemble.

Nous connaissons les défauts des uns et des autres, les limites idéologiques et les vicissitudes qui reprennent trop souvent le dessus. L'effort de travail pour rendre un autre monde possible nous oblige à la synergie et à l'alliance. Le moins disant n'est pas une option. La division n'est pas une option.

On peut faire vivre des divergence et frapper ensemble. On peut même, chacun se rendre compte qu'on peut évoluer sur le fond, au contact du réel, quand il s'agira de résoudre concrètement les problèmes locaux / nationaux / internationaux, et travailler à une position commune qui empêche les caricatures ou les mauvaises interprétations en les désamorçant en amont (cf la désobéissance <3 ).

La liste des possibles est non exhaustive.

Nous connaissons de nombreuses personnes capables de travailler ensemble à une puissance commune, radicale, écologiste, de gauche. Elles et ils sont dans différents partis ou en dehors. Sachons rendre à la politique sa force, et donner à chacun une place dans le collectif le plus badass.

Pour revenir à la tâche essentielle, et se souvenir pour qui on se bat, pour quoi on se bat.

Un autre monde est possible...

Chiche ?

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