Sur le palier des Dieux

 

            Sur le palier des Dieux

Sur le palier des Dieux, misérables mortels,
Nous n’avons pas accès.
Ceux d’entre nous qui savent, qui naissent
Ou qui possèdent un peu
Entrevoient la lumière qui pourrait
      Inonder notre vie.
La plupart d’entre nous surnagent.
Triment, rament, cousent, obtempèrent,
Rivés qu’ils sont  à leur barque,
A leur machine, à leur foyer,
       A leur couleur de peau,
Selon ce que la Vie a décidé pour eux.

Les Dieux, qu’ils soient d’argent,
De politique ou de naissance
Ont de ce fait la simple tâche
D’œuvrer pour le bienfait de tous.
Ils ne sont juste que des porteurs de Chance
Et du fait de la partager.
Hélas on assiste au désolant spectacle
Gaspillage de talents, étalage d’egos
Démesurés, si vains !
Ainsi hier, cet étonnant duo
Brillant élève doué
Et vieux briscard nanti
Aboutissant au Rien.

La planète continue de surchauffer,
Les tyrans de torturer,
Les terroristes de fomenter,
Les réfugiés de désespérer,
Les pauvres de mendier.

Et nous n’avons comme seul espoir
Et puisqu’ils ont démérité
Que la Vie,
Parfois malicieuse, parfois perverse

Ne les rende enfin tous deux au néant.

       Marie Annick Gaudin / 25 avril 2018
suite à la double conférence de presse  à Washington

          

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