Pourquoi j’assume pleinement ma position contre G. Frêche ? Pourquoi je parle d'imposture et de démocratie dévoyée ?

Parce que je ne peux ni accepter, ni cautionner, ni tolérer que l’on soit amnésique à des actes ou des propos indignes pour la France et pour la République, parce que je refuse que l’on gomme le personnage ce « baron » local, que l’on « excuse», que l’on «oubli », que l’on tente de « comprendre », « d’expliquer » ou parler « de dérapages » pour les propos tenus par ce personnage clientéliste et démagogique à souhait, à la seule raison de ne pas déranger le bon déroulement d’une campagne électorale. Comment peut-on justifier, comment peut-on protéger les égarements de ce monsieur, à la seule raison qu’il contrôle l’une des Fédérations socialistes des plus importantes de France, alors même qu’il a été exclu du PS. Ce chef de baronnie a usé de son pouvoir local pour arroser les uns et les autres, pour faire taire toute contestation et asseoir ainsi son pouvoir. Quatre décennies de cette pratique mafieuse et une fois encore on va baisser les pantalons et lui trouver des « vertus » pour le mettre sur une liste socialiste, afin de ne surtout pas perdre…Avec ce type de raisonnement et en fermant les yeux depuis des années, le « Baron de Septimanie », se croit intouchable, se donne le droit de franchir la ligne jaune de la parole vexante, usant et abusant de l’insulte et de la discrimination flagrante, les principes de renoncement et du manque de conviction à l’exclure totalement du paysage politique l’ont toujours renforcé dans son droit de régner en despote.Bien sûr, on me conteste le droit de m’exprimer (quelques-uns de ses soutiens à Montpellier. Ce sont généralement des gens qui ont accepté de faire allégeance au « baron »), je subis les humeurs et la virulence de certains militants mécontents , on m’insulte, on me menace même, arguant le fait que je n’habite pas en ce moment la région Languedoc Roussillon, que cela ne me regarde pas (bien que je sois native de cette région, j’y ai exercé, j’y ai mes racines, ma famille, une grande partie de ma vie), mais même si j’étais étrangère à cette région cela me concernerait car cela concerne tout le monde, ce n’est pas un problème régional , c’est un problème national, lorsque des élus indignes se comportent de cette façon, une prise de conscience générale est indispensable, pour éradiquer ces agissements, pour ne plus que des « G. Frêche » s’en tirent à bon compte avec la bénédiction des socialistes et d'autres... Chacun doit rester en paix avec sa conscience. Pour moi et pour beaucoup d’autres : trop c’est trop !Je suis un défenseur de la liberté d’expression. Mais la liberté d’expression doit être limitée quand des mots et des façons d'agir peuvent porter atteinte à la dignité d’autres citoyens et les propos et le comportement de G.Frêche portent atteinte à tous les citoyens de ce pays. Ce personnage n’est plus digne d’être sur une liste socialiste. Le socialisme, ce n’est pas que dans les textes, c’est aussi une philosophie qu’il convient d’adopter en toutes circonstances.Le PS n’a pas d’autre choix que de refuser que cet élu indigne figure sur une liste socialiste au risque de n’être plus crédible encore une fois de plus.…Il faut aussi le vouloir… A lire et à entendre les propos de certains responsables socialistes, je crains que le courage et la volonté ne manquent….

 

 

Après ce rappel de mon sentiment personnel et loin de moi l’idée de saturer les lecteurs des frasques de Frêche ni pour faire de l’anti frêche primaire, mais pour simplement encore donner à réfléchir par ce petit article beaucoup moins connu que les épidoses si j'ose dire « des cons et des Harkis », mais qui me touche et me fait mal.

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.En février 2008, lors de l'inauguration d'un lycée à Béziers, Georges Frêche a fait une nouvelle fois son show. Extraits (tirés du Midi Libre du 12/02/08):

"Il existe aujourd'hui une mode qui consiste à protester contre les résistants qui tondaient les femmes qui avaient couché avec les Allemands pendant l'Occupation. Elles ne pouvaient pas coucher avec les résistants ? Vous croyez que je vais pleurnicher parce qu'on leur a coupé les cheveux ? Mais c'était gentil ! On aurait pu les fusiller.".

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