Montpellier "8h pour la Palestine contre AGREXCO et pour l'EMPLOI.. Coalition contre AGREXCO

Les déclarations racistes, le mépris et les insultes de G. FRÊCHE sont connues. Ce serait une indulgence grave de penser que ce ne sont que des dérapages verbaux, alors que ses positions sont le reflet de sa vision du monde arrogante et raciste. Son implication ancienne dans le soutien à la politique coloniale de l’état d’Israël va bien au delà du clientélisme qui fonde son maintien au pouvoir ; elle est une adhésion au sionisme.

 

Ainsi on ne s’étonnera pas du choix tendancieux et intentionnel d’Israël par G. Frêche et de son attitude odieuse envers un élu Vert, au sujet d’Agrexco !

 

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Communiqué des Verts

Georges Frêche insulte un élu Vert.

Lors de la séance du Conseil régional du Languedoc Roussillon le vendredi 25 septembre 2009, Georges Frêche a proféré de graves insultes à l’encontre d’un conseiller régional des Verts, Silvain Pastor.

http://www.coalitioncontreagrexco.com/spip.php?article46

Agrexco est le plus grand exportateur israélien de produits agricoles, et le président du Conseil régional Georges Frêche, familier de nombreux dérapages racistes et partisan convaincu de la politique du gouvernement israélien, a décidé de favoriser sa venue à Sète. Cette décision d’aider une compagnie qui commercialise notamment les produits des colonies de Cisjordanie a soulevé une mobilisation très large, «Coalition contre Agrexco».

 

Dans un article publié par l’hebdomadaire Politis du 3 septembre, « Pourquoi nous combattons Agrexco », Nicolas Duntze, membre de la Confédération paysanne, Nabil Ennasri du Collectif des Musulmans de France, et Jean-Louis Moraguès de la Campagne civile pour la protection du peuple palestinien, mettent en lumière la dynamique originale de la mobilisation :

 

« En pleine guerre contre Gaza, l’annonce de ce projet construit dans l’opacité la plus totale dans une région économiquement sinistrée a déclenché réactions et colère. Il est apparu inacceptable, au prétexte d’un sinistre économique, de signer des contrats commerciaux avec des opérateurs volant les terres des paysans palestiniens, les réduisant à l’exil ou à la servitude sur leurs propres champs. Qu’au nom d’une conception de l’emploi dictée par la seule croissance et la compétition internationale on puisse s’exonérer de morale politique. Il est apparu que la politique israélienne devait être sanctionnée, le droit international appliqué. Il est également apparu que ces valeurs ne sauraient constituer l’apanage d’un internationalisme déconnecté des problèmes locaux engendrés par cette économie sauvage. Dans un communiqué du 22 juin 2009, la Confédération paysanne déclarait : “Agrexco à Sète ? La fin des paysans programmée !” Enfin, nous allions pouvoir sortir du mode de solidarité traditionnel cloisonné qui rassemble “ici” pour un soutien “là-bas”, et ainsi élargir le front de la simple solidarité exogène en travaillant concrètement “ici”, localement, à l’émergence d’une autre vision politique de l’économie et des échanges. Ces logiques de solidarité impliquent de nouvelles réciprocités entre partenaires, et il faut espérer que le mouvement de solidarité avec la Palestine s’en trouvera enrichi. Ainsi est née une construction originale et porteuse d’espoir : la Coalition contre Agrexco. Il est rare de pouvoir fédérer aussi largement sur un dossier difficile. Sa transversalité le permet. De là découle une forme d’organisation “horizontale”. Bien que largement initiée par le mouvement de solidarité avec la Palestine, elle offre plusieurs portes d’entrée : solidarité avec la Palestine et BDS, respect des droits humains et du droit international, avenir des paysans dans le monde, emploi local des Sétois et emploi régional des paysans, sécurité alimentaire, nature des échanges commerciaux et solidarité internationale, non-violence, environnement, écologie, commerce éthique… »

 

Un enjeu qui sera au cœur de la mobilisation du samedi 10 octobre à Montpellier, « 8 heures pour la Palestine ».

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L'appel de la Coalition internationale contre l’implantation d’Agrexco sur le port de Sète :

http://www.coalitioncontreagrexco.com/spip.php?article13

Sur les rapports entre Agrexco et les colonies, on pourra lire « Agrexco et les colonies israéliennes en Cisjordanie »

AGREXCO instrument de la colonisation :

Agrexco est une entreprise israélienne d'import-export qui commercialise les fruits, les légumes et les fleurs. Agrexco-Carmel- ecofresh - biotop - jordan river (pour les dattes) sont autant d'étiquettes distribuées par AGREXCO. Propriété à 50% de l'État israélien et traite 70% des exportations israéliennes.

Mais ce qui fait la spécificité d'Agrexco c'est qu'elle emballe, exporte et vend tous les produits en provenance de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, c'est à dire en Palestine où elle applique directement la politique coloniale.

La vallée du Jourdain, située à l'est de la Cisjordanie, c'est environ 24000 km2, soit presque ¼ de la Cisjordanie. En 1967, il y avait 350 000 Palestiniens dans la vallée du Jourdain. Il n'en reste plus que 52 000 en 2007, soit moins de 15% de la population de 1967. Par contre il y a 7000 colons qui contrôlent 95% des terres et 98% de l'eau pompée dans de nouveaux forages à plus de 400m de profondeur. L'eau du Jourdain a été rendue inaccessible aux Palestiniens par la construction d'une barrière métallique électrifiée dont la construction a permis la confiscation supplémentaire de 500 Km2 de terres palestiniennes.

Les 52 000 palestiniens restants sont parqués dans 32 villages dont 13 déclarés illégaux depuis 1967 interdits de tout (notamment permis de construire). 4500 palestiniens vivent dans les deux plus grands villages de Fasayel et Al Jiflik. Dans ce dernier village en 2007 Israël a refusé le permis de construire pour une école en disant aux habitants d'accompagner leurs enfants à une école voisine à plus d'une heure de route (sans compter les check-points) ou en leur disant tout simplement d'aller habiter ailleurs ( !).

http://sitebach.free.fr/index.php/component/content/article/1-latestnews/214-gfrecheveutimplanter.pdf

La situation des palestiniens est désastreuse à tous les points de vue. Ils ont beaucoup de difficultés à cultiver les 5% des terres qui leur restent en raison du manque d'eau laquelle est sous contrôle israélien. Tous les fruits et légumes récoltés qu'ils voudraient acheminer et commercialiser dans le reste de la Cisjordanie doivent passer par l'unique check-point de Tayasir qui bien sûr ouvre et ferme au bon vouloir de l'armée d'occupation. Si bien que tous les produits frais et périssables n'arrivent presque jamais à destination et pourrissent sur place. Quand à vendre ces produits sur le marché israélien c'est hors de question. En effet leurs produits ne peuvent en aucun cas être concurrentiels avec ceux des colons qui occupent leurs propre terres et reçoivent d'importantes aides et subventions : 22 millions de dollars en 2007 pour le développement agricole des 7000 colons de la vallée du Jourdain. C'est ce qui permet à Israël non seulement d'anéantir toute tentative de commercialisation des produits agricoles palestiniens mais également d'envahir le marché et les étals palestiniens avec les produits israéliens qui comble de cynisme, sont la plupart du temps cultivés sur les terres volées aux palestiniens !.

Et c'est AGREXCO qui orchestre tous ces mécanismes commerciaux destinés à rentabiliser l'agriculture coloniale et obliger ainsi les palestiniens à abandonner leurs terres. Voilà la raison pour laquelle les prix des fruits et légumes israéliens, y compris bio, sont compétitifs en Europe et vont directement concurrencer les produits de la région. N'oublions pas qu'Israël reçoit des États-Unis 3 milliards de $ par an d'aides. Même si la majeure partie de la somme doit être consacrée à l'armement, l'autre partie vient en soutien à la colonisation.

A consulter :Du rapport Goldstone à la campagne contre Agrexco

http://www.marcfievet.com/article-37092021.html

Le mardi 12 novembre à 20 heures, Alain Gresh donnera une conférence sur les perspectives au Proche-Orient à Nancy, à la faculté de lettres, boulevard Scarpone. Organisé par le Collectif contre la guerre (tél. : 06-88-82-18-91).

http://blog.mondediplo.net/2009-10-06-Du-rapport-Goldstone-a-la-campagne-contre-Agrexco#Conference-a-Nancy

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