quelques chiffres officiels qui parlent de la misère du monde, en Grèce...

Selon le dernier Rapport trimestriel de la Commission Européenne sur la Grèce: L’emploi en Grèce a accusé une baisse de 8,7 % (soit 400.000 emplois) durant le premier trimestre 2012, par rapport à la période correspondante de 2011. Durant la même période, l’Espagne a perdu 660.000 emplois, le Portugal 210.000 et l’Italie 180.000.

La Commission souligne que la Grèce compte parmi les pays où l’on attend une dégradation de la situation de l’emploi au deuxième semestre 2012 dans le secteur des services et de la construction.

Par ailleurs, durant la période de 2008 à 2011 le chômage parmi les actifs âgés de 55 à 64 ans a doublé dans six pays membres : Grèce, Danemark, Irlande, Espagne, Lettonie et Lituanie. La Commission présente également des données très préoccupantes quant à la situation des sans-abri en Grèce. En 2011, le nombre de sans-abri sur le territoire hellénique a augmenté de 25% par rapport à 2009, et est estimé à 20.000. La plupart sont concentrés à Athènes et au Pirée, (11.000, dont 8.000 Grecs). Le problème des sans-abri a également fait son apparition à Chania (la Chanée, Crète), Héraklion, Trikala.

La Commission souligne le phénomène de l’augmentation du nombre de sans-abri disposant d’un niveau d’instruction élevé, qui avaient jusque-là un niveau de vie satisfaisant, et ne présentaient ni problèmes psychologiques, ni dépendances à des substances narcotiques ; il s’agit de personnes qui « ne s’en sortent plus » après avoir perdu leur emploi.

La Commission souligne note également que 68% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté (c’est-à-dire avec un revenu inférieur à 60% du revenu national moyen) et consacre plus de 40% de ses revenus au loyer au remboursement d’un emprunt immobilier et le reste aux besoins de base de ses enfants.

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