Des mots durs, des mots softs mais toujours pas de justice en Palestine!

De la fin de la deuxième guerre mondiale à nos jours, c’est l’importance des mots que je veux souligner ici, et c’est ce qui m’a inspirée, à la lecture d’une enquête en cinq actes publiée dans l’Orient XXI.

Tous les désirs fantasmés des leaders nationalistes sionistes sont aujourd’hui en passe de se réaliser grâce à des réseaux d’influence qui seront bientôt dans nos lits et qui sont déjà dans nos parlements.  De la fin de la deuxième guerre mondiale à nos jours, c’est l’importance des mots que je veux souligner ici, et c’est ce qui m’a inspirée, à la lecture d’une enquête en cinq actes publiée dans l’Orient XXI.

Le lobby militaro-industriel des débuts : le langage des armes et du nucléaire.

La France navigue en eaux de plus en en pus troubles. Vendre des armes a toujours été sa priorité en ce qui concerne le Proche-Orient. Dès avant la création de l’état d’Israël, des soutiens forcenés se sont fait entendre, que se soit par d’anciens membres de la Résistance ou de la SFIO, pour que cet état existe. Israel a d’abord eu une existence diplomatique avant d’avoir une existence physique, et cet état de fait favorise, selon moi, la mise en place de réseaux, de deals, de contrats secrets ou pas. On peut dire que le lobby israélien précède la construction de l’état, ce qui en soi en fait un cas unique. Les personnes actionnant ce lobby ont changé. Aujourd’hui si le réseau européen s’articule autour de du Crif, du réseau Elnet et de l’ambassade, il n’en a pas toujours été ainsi.

Les juifs de France ont peu immigré en Palestine et le CRIF des débuts ( fin des années 40 ) a d’abord œuvré autour d’axes humanitaires, ne se mêlant pas de politique. Les gouvernements français successifs sous la 4ᵉ république et les industriels vendent des avions, des avions et encore des avions, et construisent en douceur une centrale nucléaire dans le Neguev(1) avec la complicité de Marcel Dassault et de certains généraux et officiers supérieurs comme Mangin ou le général Pierr Cyril Lavaud. Le réseau est d’ordre militaro-industriel et permet à Israël de construire les moyens puissants de sa suprématie militaire future.

L’arrivée du Général De Gaule, qui aime bien les pays arabes – sic, change un peu la donne mais la vente de plutonium enrichi se poursuit, ainsi que celles des Mirages. L’arrivée des juifs algériens en France en 1962 puis la guerre de 1967 vont agir comme un tournant émotionnel qui va faire lentement basculer beaucoup de juifs dans le sionisme. En mème temps la guerre éclair de 1967, avitaillée par tous ces avions français, va être le pivot du changement pour beaucoup de juifs qui refuseront à partir de là de soutenir l’état sioniste.

De Gaulle est presque accusé d’antisémitisme et s’en défend d’ailleurs dans ses Mémoires(2)

Glaciation, appel au boycott : le double langage

Ensuite, tout va s’accélérer. Dans les années 70, la cause palestinienne devient importante aux yeux des gauches internationales. Yasser Arafat bouscule l’OLP en opérant un glissement fondamental qui va orienter le regard des Européens vers les exactions commises contre les Palestiniens. Alors qu’avant 67 on parlait de conflit israéloarabe, on parle maintenant de cause palestinienne, du sort des réfugiés, des déplacés, de la Naqba et de la Naqsa. Les citoyens européens découvrent ou redécouvrent le mensonge initial d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre. Les relations avec Israël sont distendues, et un embargo sur la vente d’armes est imposé. Cependant, des commandes de bateaux de guerre avaient déjà été payées par Israël. Les bateaux, bloqués en France à cause de l’embargo, seront volés dans le port de Cherbourg en 1972 par les Israéliens, au nez et à la barbe de l’armée française. Alors, en sous-main, la France vend des pièces détachées à l’armée israélienne, violant l’embargo  et contribuant ainsi à toutes les guerres des années 80 dans la région, notamment au Liban, tout en continuant à vendre des armes aux pays arabes, essentiellement en Libye, alimentant autant les dictatures que les réseaux islamistes.

Giscard va continuer de vendre des armes et de favoriser la création de l’arme atomique dans un autre pays de la région : l’Irak. La crise pétrolière favorise apparemment les ventes d’armes et de produits nucléaires aux pays du Golfe, et pendant ce temps-là, Israël étend son territoire au Sinaï et au Golan. Les relations diplomatiques officielles entre Israël et la France sont glaciales, et vont même jusqu’à l’appel au boycott

J’ai voulu en faisant ces recherches retrouver la circulaire Barre parue à la fin des années 70 mais elle n’apparaît plus sur le site des relations commerciales entre Israël et la France ! Je vais devoir chercher ailleurs...

Changement de ton avec l’arrivée de Mitterrand(?) :le double-double langage

Mitterrand va discuter à la Knesset pour présenter un plan de rapprochement entre Israël et la France en 1982. La knesset de Menahim Begin entend bien fustiger la France, qui souhaite le dialogue ET la création d’un État palestinien.

La réponse de Béguin est claire :le souhait d’Israël n’est pas la création d’un État palestinien dans les frontières de 67, mais une autonomie relative des territoires et donc des populations palestiniennes. Il ferra la même réponse à Helmut Schnitt.

Durant ces années troubles pour les Palestiniens, tout s’entrechoque et la justice ne l’emporte pas. Mitterrand tente de ménager tout le monde, il se rend en Israël, fayotte avec Rabin, reçoit Arafat (1989) mais ne s’engage pas plus avant dans le processus d’Oslo, laissant les Palestiniens sur la touche. Il faut dire qu’en France, à ce moment-là, les attentats contre les juifs à Paris font renaître des craintes autour de « l’antisémitisme ».Les juifs de France interpellent Mitterrand, et certains ont des doutes sur ses capacités à trouver des solutions pérennes et efficaces sur le sujet vu son passétrouble lui aussi, et ses liens avec Vichy pendant la guerre. Les années 80 représentent un changement de paradigme quant à la sémantique. Ce sont les années qui ont vu l’arrivée de JM Le Pen sur le devant de la scène médiatique. Un changement sémantique s’est opéré en France au milieu des années 80 : On a arrêté de parler de « travailleurs ». On s’est mis à parler de chômeurs, d’actionnaires, de public relations, d’immigrés. Le travailleur-immigré est devenu « l’immigré », l’Arabe, le Maghrébin, le Rebeu… Puis, la religion est entrée dans la danse avec les attentats de la fin des années 90.

Pour le public européen, tout devient difficile, car tout est mélangé. Je pense que pour les stratèges qui gouvernent, tout est clair, puisque le but est de nous embrouiller.

En 2008, Nicolas Sarkozy est, lui aussi à la Knesset, en train de parodier le discours de Mitterrand. Mais, la même année, il instaure la désormais traditionnelle et annuelle présence d’un président français au repas-gala du CRIF, ouvrant la voie aux entrepreneurs qui voudraient s’engager dans des partenariats avec Israël, et s’engageant de plus en plus dans le mensonge, la discrimination et la stigmatisation des défenseurs des droits des Palestiniens.

Lobby .. Boycott : des mots tabous

La question posée par Jean Stern, le journaliste de cette enquête intitulée « Lobby or not lobby ? » est toute simple : «  y a-t-il un lobby israélien en Europe ? » La connotation historique du terme « Lobby » engendre diverses réactions chez les élus interviewés.Certains ne veulent pas utiliser ce terme qui fait penser au « lobby juif », et préfèrent parler de cercles d’influence. Tous s’accordent pour dire qu’aujourd’hui, ce qu’on peut définir comme un groupe de pression qui influence les politiques de l’Union européenne est un triumvirat bien rôdé : L’ambassade d’Israël à Paris, Le Crif et Elnet.

 

Avant la covide, des artistes, intellectuels, entrepreneurs se pressaient déjà pour se rendre dans ce qu’ils appellent la seule démocratie au Moyen-Orient et visiter ses sites high-techs et ses colonies. Ils y découvraient également des festivals et des séries télé. Mais on ne leur vante pas seulement les mérites d’Israël : « Depuis une vingtaine d’années, la pression des influenceurs israéliens s’est accentuée avec la volonté de délégitimer les partisans de la Palestine. » Exemple:e en janvier 2017,ces influenceurs protestent à l’appel du Crif, contre la conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient.

Beaucoup d’hommes politiques et de journalistes répugnent à utiliser le mot lobby quand il s’agit des pressions exercées par Israël à cause du terme « lobby juif » raciste et utilisé par les fascistes. Cependant, parler de lobby pro-israélien reste possible pour certains comme B. Joncour, député Modem : « Le Lobby pro-israélien cible surtout les milieux économiques, culturels et médiatiques. »Sur le plan politique aussi un certain nombre d’associations font montre d’un grand dynamisme pour présenter Israël et sa politique, et sans lésiner sur les moyens. D’autres élus parlent de lobby sioniste tout en nuançant, car le terme ‘lobby » est aussi connoté « complotiste » ou conspirationniste. De plus, en France, le Crif a un discours dominateur, surtout depuis les vagues d’attentats. D’après eux, pour une certaine partie des Français, la cause palestinienne est passée au second plan : « Le terrorisme a beaucoup rapproché les Français des Israéliens. »,

C. Autin , députée FI, s’exprime aussi sur le sujet en précisant qu’elle a du mal avec le mot lobby. Elle reconnaît qu’il est très difficile d’aborder le sujet de la Palestine dans les médias et au sein de l’Assemblée nationale,même dans sa circonscription : « il faut être solide. Employer le terme de cercles d’influence très actifs, oui, certainement. »

Ces influenceurs « mettent le paquet,« ne vous lâchent pas » Selon J. Fath ( député PCF), les réseaux d’influence ont réussi à avoir un soutien très réel…au PS par exemple,ce qui a contribué au lent déclin de l’influence de la France au Proche-Orient.

Autrement dit, au Proche-Orient, tous les pays savent que ces lobbyistes parlent à l’oreille des rois et influencent la politique européenne et française dans la région.

On est prompt à critiquer le Maroc pour son rôle de Sainte Nitouche avant la « normalisation » mais la France fait encore pire…

Certains préfèrent rester anonymes quand on leur pose la question mais leur réponse est univoque : « Le Lobby, c’est l’ambassade, le Crif et Elnet. » Un adjoint de Paris reconnaît : « Le terme n’est pas choquant », «  Le lobby est réel »

F. Puponi, député de Sarcelles et pro-israélienne, avoue : «  il ne faut pas nier l’évolution de la droite israélienne, de sa politique et de la société civile : il faut la faire découvrir. »

Et Elnet ça sert à ça. Je suis allée visiter leur site et j’ai survolé la web conférence que le réseau a proposée en juin 2020.

« Les mots qu’il faut »

Elnet est une organisation non gouvernementale européenne pro-israélienne créée en 2007 qui vise à renforcer les liens politiques, économiques, culturels avec Israël et qui contre toutes les initiatives pro-palestiniennes.

Le réseau Elnet comprend des filiales en Pologne, Belgique, France, Allemagne, Espagne et au Royaume-Uni. Dans le conseil d’administration du groupe, on trouve des anciens chefs de la diplomatie israélienne, des conseillers en sécurité, des ambassadeurs, des élus. Sur leur site, le réseau développe des argumentaires pour délégitimer les mouvements comme BDS, pour analyser et expliquer le plan Trump avec les « mots qu’il faut », pour mettre toutes les fautes sur le Hamas et l’Autorité palestinienne plutôt que sur la colonisation – jamais mentionnée ça va de soi.

On trouve aussi des retours de voyage. Le webinaire de juin 2020 organisé par Elnet et animé par Paul Amar, a donné la parole a des élus français qui ont été invités en Israël par le réseau afin de « se rendre compte sur place » et afin de changer de perception sur ce pays. Aller sur place avec Elnet, c’est « rompre la perception négative « rencontrer une démocratie puissante, inclusive » ( vous avez bien lu, inclusive!) Aurore Bergé, députée LREM est aujourd’hui fer de lance du lobby à l’Assemblée nationale au sein du groupe Printemps Républicain et a fait de nombreux voyages virtuels ou physiques dans la start-up nation Israël. Elle en est revenue changée peut-être un peu ... brainwashé - : « Miracle ! Israël est en avance sur le handicap ! C’est une société inclusive ! »( Elle insiste!!!)

Grâce à Elnet, Sylvain Maillard, invité lui aussi à passer 15 jours en Israël avec Aurore Bergé, a découvert un pays merveilleux, avec lequel on doit développer des relations économiques d’amour… et de diamant ! Sylvain Maillard, vous savez, le député LREM qui a fait adopter cette résolution assimilant antisionisme et antisémitisme..(3). Tiens, je me demande si Dupont- Morretti qui dit que les militants qui appellent au boycott des produits sionistes devraient faire « un stage Shoah » en est le digne écho. Le garde des Sceaux est-il sous influence ? Le garde des sceaux est-il sous influence?

Je plaisante ou j’ironise, mais je suis indignée de vivre dans un tel pays.

Une partie considérable des élus soutiennent Israël dans ces actions de colonisation et de mensonges .La liberté d’expression est en danger quand on n’ose plus clamer les injustices haut et fort et quand nos élus et les médias ne nous écoutent plus. Tout comme en Palestine certains bouillonnent à l’intérieur mais n’osent pas intervenir quand les soldats des forces d’occupation commettent des exactions, en Europe et en France, on a peur d’être insultés, traités d’antisémite et ou de conspirationniste.

Le lobby Elnet a contribué, grâce à son influence au sein d’ l’Assemblée nationale, à propulser la définition de l’antisémitisme version israélienne (3)dans la résolution Maillard, combattue par certains députés de gauche : Cette résolution, qui vise « à combattre l’antisémitisme », porte atteinte à la liberté d’expression. Un collectif de députés de gauche a d’ailleurs porté la voix de ceux qui pensent comme moi en soumettant une tribune au vote de l’assemblée en décembre 2019. C’est déjà là que les lois liberticides entraient de plein fouet à l’assemblée, en touchant la langue et le sens des mots.

 

E. Benbassa, sénatrice EELV, soutient la cause palestinienne, car elle défend la justice. Elle s’oppose à la définition d’Israël de la démocratie. Elle est donc mal vue par certains juifs en France. Avec une dizaine de membres de l’Assemblée nationale, elle avait porté la reconnaissance de l’État palestinien dans l’hémicycle en 2012E. Benbassa dit qu’en devenant Israéliens, ces juifs sont frappés d’amnésie. Elle-même turque et israélienne, elle est en profond désaccord avec les politiques israélienne et française qui consistent à monter les religions les unes contre les autres, et elle s’inquiète autant de la montée de l’islamophobie que de l’antisémitisme, qui sont les faces d’une même médaille. « ils vous font ce qu’ils ont fait aux juifs » dit-elle en 2004 ( La République face à ses minorités. Les juifs hier, les musulmans aujourd’hui (Paris, Mille et Une Nuits, 2004)E Benbassa s’inquiète de la montée des racismes en France et en Israël , et moi aussi: Soral et sa misère intellectuelle , tous les racismes et amalgames entretenus dans des débats creux et haineux sont très inquiétants pour nos démocraties « il y a un lien entre l’offensive contre les pro-palestiniens en France et l’offensive contre le voile et les musulmans », confit E . Benbassa à L’Orient XXI. « Ce sont finalement les mêmes qui développent la haine en France et qui y importent le conflit IsraëlPalestine »

Cinquante mille juifs français vivent dans les colonies et s’activent sur des sites racistes et nauséabonds qui ne font pas beaucoup d’audience. Ils n’ont que l’influence que rapportent les médias qui s’inquiètent souvent plus des commentaires haineux qu’ils suscitent que du pouvoir de domination qu’ont ces citoyens français sur les Palestiniens. Parallèlement, la montée du « soft power » des lobbies ne semble inquiéter personne, vu le peu d’échos qu’ont dans les médias des enquêtes comme celles de Jean Stern dans l’Orient XXI .Les médias, sous influence ? : les séries télé comme «  Our Boys », ou les voyages des chefs d’entreprise en Israël en 2018 et en 2019  apparaissent aujourd’hui comme « normal s », alors que rien n’a changé depuis la création de l’État d’Israël ; les Palestiniens n’ont toujours pas d’état !

Des événements comme le départ cycliste du Tour d’Italie, l’Eurovision, des festivals des salons, mais aussi des partenariats locaux comme celui avec la région Bretagne(4)par exemple, ou celui du groupe Bouygues(5) avec les colonies ont beaucoup plus d’influence que les réseaux sociaux ! Une influence qui attaque nos droits et libertés, et nous ôtent les mots de la bouche, dans un bâillonnement odieux.

 

 

Notes

1) le projet Dimona _centrale nucléaire construite dans le désert, avec l’aide du Comité à l’Energie Atomique et donc de la France dans les années 1960. La centrale est vieille et vétuste

 « Cela est présenté comme quelque chose que nous devons faire, nous le devons à Israël, qui est un État qui a été créé par nous, que nous aimons, que nous soutenons, expliquait-il alors. Nous devons l’aider parce qu’il est entouré d’un monde arabe dangereux, d’un monde arabe qui nous inquiète. C’était pour nous une arme défensive pour Israël, comme nous la considérions comme une arme défensive pour la France. Nous ne pensions pas que l’arme nucléaire était une arme offensive, et dans ce cas on avait confiance en Israël et on se disait : oui, Dimona, c’est bien ».S Hessel, diplomate dans les années 50, auteur de Indignez-vous !

 

2) les juifs, jusqu’alors dispersés, et qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, une fois qu’ils seraient rassemblés dans les sites de son ancienne grandeur, n’en viennent à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : “l’an prochain à Jérusalem”. (discours de Tel Aviv, 1967, De Gaulle)

Antisémite ! Disent les gens ; - oups, j’ai dit une bêtise ! Dit De Gaulle . Extrait : « J’aurais dû, même en cet instant, garder la tête froide… Je suis émotif, passionné de nature ! »(Mémoires)

3) IHRA : définition de l’antisémitisme incluant l’antisionisme :L’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive

4)Bretagne – Israël : startup-région et startup-nation (Yves Rocher a racheté Sabon en 2016, grosse firme isréélienne)

13 octobre 2019 Tribune Juive France Israël

le 13 octobre 2018, 185 entrepreneurs bretons s’envolaient pour Israël. La startup-nation proche-orientale dévoilait les secrets de son eldorado économique. C’est, à ce jour, la plus importante délégation de chefs d’entreprises français jamais accueillie à Tel Aviv.

 

 5) https://www.esteco.com/corporate/psa-group-bouygues-construction-and-israel-aerospace-industries-join-esteco-um20

 

 

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