CORONAVIRUS - CONFINEMENT ET LIBERTÉ ?

 

CORONAVIRUS

CONFINEMENT ET LIBERTÉ

DÉSOBÉISSANCE, RÉBELLION OU CHOIX LIBRE ET RESPONSABLE ?

Marie de Solemne

Docteur en Philosophie Éthique

Psychosociologue

 

Aujourd’hui, sur le plan mondial et personnel, nous ne traversons pas « une crise », nous affrontons une « catastrophe ».

La signification comme les conséquences ne sont pas les mêmes.

Si, dans une crise, la « fonction » est fréquemment atteinte, la « structure » elle, demeure intacte. De ce point de vue il y a entre crise et catastrophe une différence radicale. La catastrophe, même dans son sens le plus étendu, est par essence un phénomène visible, une discontinuité observable, un « fait » patent. La crise elle, peut être latente, ou sournoise.

Il existe cependant un lien évident entre crise et catastrophe : la crise est souvent l’annonciatrice de la catastrophe, qu’elle précède, qu’elle provoque.

Au niveau international, nous sommes donc maintenant affrontés à une « catastrophe » sanitaire, économique, humanitaire et sociale.

Cela signifie qu’il y aura un avant et un après, et que l’après sera obligatoirement différent de l’avant.

Un tout petit exemple (petit seulement au regard de toute les transformations qu’il y aura lieu de réaliser) : il faudra que chaque pays repense les missions humanitaires, sociales et économiques dont il a la responsabilité afin que l’efficience soit tout de suite au rendez-vous quand le besoin sera là et, pour cela, il conviendra évidemment d’augmenter les moyens financiers alloués à ces infrastructures comme aux personnes qualifiées pour y exercer.

 Rappelons-nous qu’il n’y a que quelques mois en amont, l’état envoyait ces forces de l’ordre charger, matraquer et gazer les médecins, infirmières et aides médicales de tous les hôpitaux de France, alors qu’ils défilaient dans les rues, pour obtenir une reconnaissance (inexistante) de la dégradation insupportable de leur outil de travail et donc des moyens financiers supplémentaires indispensables dont ils avaient besoin.

Et aujourd’hui, il ne se passe pas un jour où ces mêmes responsables politiques louent avec insistance leur dévouement et leur courage (évident), pour continuer à venir travailler dans des conditions dangereuses pour eux-mêmes et leurs proches, tant ils manquent de moyens de protection pour se prémunir du virus et de moyens techniques (respirateurs, médicaments indispensables qui font défaut) pour prendre en charge dignement et efficacement toutes les personnes malades qui arrivent quotidiennement dans leur service de réanimation travaillant à flux tendu.

 La réalité est qu’il semble que nos gouvernants voient enfin ce que leur cécité cérébrale niait il y a peu, quand ils affirment maintenant qu’il est évident qu’il faut tout de suite mettre en place une réflexion sur la nécessité urgente de mettre en place un « super budget » alloué à l’Hôpital Public.

Si les applaudissements – chaque soir à 20 heures – envers tous ces personnels médicaux qui luttent avec acharnement contre la mort (comme ils le font d’ailleurs toute l’année) avec leur seul professionnalisme comme rempart contre la contagion intra-muros, est extrêmement émouvant et nous réunit tous dans une solidarité dont nous avions oublié l’importance comme la simplicité, nous n’avons pas vraiment envie d’applaudir nos dirigeants qui apparaissent tels qu’ils ont toujours été : dépassés, mensongers, manipulateurs, démagogues, ne perdant jamais de vue leur attrait pour l’Avoir, même quand ils clament haut et fort qu’il se mobilisent uniquement pour l’Être…

 

Quand nous constatons que, au bout de trois à quatre semaines de confinement la confiance du peuple envers ses élus s’est gravement fissurée, que dire de l’opinion public à la 6ème semaine de confinement ?

À propos du terme « confinement », nous devons préciser ici, que ce mot signifie avant tout : « isolement » ! Mais cela, on s’est bien gardé de nous le dire, car l’isolement est justement ce contre quoi nous nous battons depuis des années, tant les individualités et le mode de vie contemporain a créé de la souffrance psychique et physique en multipliant le nombre de personnes vivant dans une solitude et un isolement pathogènes.

Car il faut aussi parler des drames personnels qui se jouent à huit clos.

Pendant que la planète affronte l’imprévu avec des moyens calibrés pour le prévisible, les humains se confrontent de plein fouet à ce qu’ils ne veulent habituellement même pas évoquer : l’incertitude et sa conséquence majeure, l’angoisse de l’inconnu.

Pour l’humain, l’aléatoire est incompatible avec son fantasme de stabilité et d’éternité des biens et des projets, issu lui-même du fantasme d’immortalité s’étant largement déployé depuis la seconde moitié du XXème siècle, avec l’avènement de nouvelles technologies dans le domaine de l’industrie comme dans celui de la médecine.

Par exemple, sur le plan financier, salariés de petites et moyennes entreprises ou chefs de ces mêmes entreprises vivent au quotidien cette incertitude totale qui plane sur leur futur. Impossible de prévoir quoi que ce soit ; impossible de se rassurer avec certaines échéances connues et salvatrices ; impossible de savoir si l’on aura encore un travail après « la catastrophe » et donc des revenus pour vivre. Et dans le même temps, ces mêmes personnes, pour la plupart soumises à cet enfermement obligatoire, commencent à douter d’avoir encore un couple ou une famille à l’issue de cette catastrophe.

 

Quand le chef d’une entreprise à l’arrêt forcé doit affronter, d’une part, la culpabilité de devoir peut-être licencier des employés et, d’autre part, se voir assailli par un sentiment d’échec si l’outil de travail qu’il a créé devait s’écrouler et ne jamais se relever, il ne faut pas oublier qu’il est avant tout un être humain qui a une vie privée elle aussi souvent durement touchée par l’angoisse que génère un futur flottant et flou et un présent asphyxiant car si prévisible.

En effet, si l’incertitude professionnelle est terriblement anxiogène, les certitudes du quotidien sous confinement sont devenues également source de stress, voire pire. Car les habitudes, les routines, de rassurantes sont devenues étouffantes. Les répétitions encore et encore des mêmes comportements de l’autre ou la permanence d’un silence devenu générateur d’angoisse, tout cela se jouant dans une surface restreinte d’où l’on ne peut s’échapper, devient peu à peu un défi à l’amour, à la bienveillance, à la patience, à l’intelligence même et ainsi un défi majeur à « l’obéissance citoyenne » à laquelle sont tant attachés nos dirigeants.

Ainsi, assailli par toutes ces contraintes, l’humain d’aujourd’hui va devoir comprendre qu’il ne pourra « traverser » (et non s’enliser dans…) cette catastrophe sanitaire, humanitaire et économique qu’en réinventant une autre manière de vivre, de penser la vie, de penser SA vie. Et cela sur les plans matériel, social, émotionnel et spirituel.

Oui, le premier temps du confinement, les 30 premiers jours, plutôt qu’être vécus comme un enfermement stérile, pouvaient être pris comme un temps offert à la réflexion personnelle de chacun et chacune qui peut ainsi revisiter tous les domaines de son existence : le travail, les amis, le couple, les enfants, la famille ascendante, nos projets, nos rêves, nos besoins et nos désirs – l’Avoir et l’Être… Mais cela ne pouvait être valable que si l’ordonnance de confinement (enfermement + isolement) avait eu une durée fixe, claire, logique et compatible avec la résistance humaine à un tel « traitement ».

Seulement, aujourd’hui, au 40ème jour d’enfermement, le traitement apparaît pire que le mal et c’est une bien différente carte de route qui se dessine.

Des embryons de rébellions commencent à émerger çà et là.  

Il ne s’agit plus d’obéir aveuglement à un état politique qui, de manquements en manquements, démontre son incompréhension du phénomène Covid-19 qui se déploie dans le monde entier. Et cette incompréhension entrainant l’incompétence, fait le lit de comportements insupportables de la part de ceux qui nous gouvernent. En priorité celui de masquer leurs tâtonnements, leurs erreurs (si ce n’est leurs fautes…) par un mensonge, puis un autre, auxquels succède un salmigondis d’ordres et de contrordres, de promesses lancées à la volée comme des poignées de confettis à des gens affamés de liberté ; promesses de surcroît si peu crédibles qu’elles en deviennent risibles puis absurdes.

 Tout ceci a un effet éminemment pervers sur la capacité humaine à supporter l’insupportable, qu’est la privation de liberté.

Rappelons brièvement que la privation de liberté est l’outil moderne pour condamner les personnes coupables de crime et ce, depuis que la peine de mort a été abolie. C’est-à-dire qu’il n’y pas de condamnation, de punition, supérieure à la privation de liberté. De surcroît, même en milieu carcéral, à l’enfermement s’ajoute une possible sanction supplémentaire qui est, justement, l’ISOLEMENT ! Autrement dit la « distanciation physique », la privation de contact avec d’autres humains… C’est dire si ce que nous sommes contraints à supporter depuis des semaines est terrible pour notre équilibre physico-psychique !

 

Dès lors, de volontaires très concernés par la pandémie – et obéissants – les citoyens confits dans leurs murs, isolés les uns des autres, se transforment insidieusement en potentiels dissidents au nom de leur liberté individuelle.

Souvenons-nous que la rébellion d’un peuple est très dangereuse car toujours violente.

Sans compter que, dans le cas présent, une telle rébellion s’accompagnerait de l’abandon de prise de précaution sanitaires, autrement dit : tout le monde sortirait pour exprimer violemment son désaccord et le ferait sans masque, sans gants, sans gel hydro-alcoolique dans la poche…

Le terreau d’une telle possible révolte est avant tout l’illogisme de certaines « dispositions » (plus clairement des « interdictions »), prisent par le gouvernement, atteignant parfois des sommets d’absurdité. Quelques exemples parmi d’autres :

           - On nous contraint à vivre, couple et enfants dans des lieux ne dépassant souvent pas les 30M2, mais si voulez sortir un peu les enfants, les parents sont obligés de se séparer et chacun de partir avec un des enfants dans une direction différente. Pas de rassemblements.

          - Nous pouvons aller faire nos courses dans des hypermarchés, mais il est interdit de s’asseoir sur un banc dans un parc de 10 hectares, ou de se promener sur une plage immense ! D’ailleurs maintenant les parcs et les plages sont fermés, verrouillés, surveillés ! Bain de nature proscrit !

          - Nous vivons en couple dans un espace restreint, on dort dans le même lit à 25 cm de distance et nous faisons ce que (presque) tous les couples font : des bisous et plus si… Mais il est interdit à ce même couple d’être à deux dans leur voiture !

 

Ce genre d’inepties nous conduisent peu à peu à nous demander si l’État est vraiment frappé d’imbécilité ou si, au contraire, il ne serait pas en train de tester la résistance du peuple à se soumettre à des privations de liberté de plus en plus diverses, nombreuses, et de plus en plus étalées dans le temps, autrement dit sans limites claires ?

À peine la date du le 11 mai a-t-elle été livrée par le chef de l'État comme date de déconfinement, que d’autres voix « autorisées » se sont élevées çà et là pour prévenir que ce ne serait pas tout le monde (Qui ?), pas dans toutes les régions (Lesquelles ?), puis pas dans tous les départements (!) et, cerise sur le gâteau, que les personnes âgées (quel âge ? Personne ne sait…), les personnes fragiles et les obèses ne pourraient sortir que beaucoup plus tard… On entend parler de la fin de l’année, si tout va bien…

Et là, subitement, les gens qui se voient concernées craquent… Les larmes ou les cris, remplacent les applaudissements.

L’injustice et l’incompréhension sont telles qu’elles peuvent alors transformer un citoyen modèle en rebelle. Renonçant à une acceptation citoyenne des contraintes liées aux besoins sanitaires, ces mêmes personnes entrent alors dans un état de rébellion contre une privation de liberté supplémentaire qu’ils savent ne pas pouvoir supporter.

 

Parfois, je me demande vraiment si je ne suis pas dans un laboratoire, dans une cage, observée par des géants qui testent divers moyens pour contenir des masses d’humains…

Aujourd’hui, le prétexte est le Coronavirus.

Et demain ?

Car ne doutons pas qu’ils seront capables de trouver des motifs suffisamment anxiogènes pour diminuer encore et encore les libertés individuelles.

Nous sommes, depuis quelques temps déjà, entrés dans une « démocratie liberticide », sorte de mutant moderne du totalitarisme, mais nous ne sommes qu’au début de leurs « tests » …

Alors que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ?

S’indigner, bien sûr ! Haut et fort.

S’indigner d’une telle manipulation sournoise d’un peuple entier pour mieux le circonscrire, le contrôler.

Mais l’indignation, si elle est nécessaire pour nous réveiller, ne suffit pas à elle seule. Elle est le préambule à une action puissante bien que pacifique : la désobéissance responsable qui conduit à un éventuel Choix Réfléchi et Responsable des diverses méthodes de protection proposées par l’État. Je ne parle que de l’État et non des commissions médicales, car il apparaît de plus en plus clairement que les secondes sont inféodées, soumises, au premier ! Quelle déception…

 

 Il est également capital d’insister sur le fait que de par les conséquences – d’une brutalité inouïe – de cette pandémie, notre civilisation (nos sociétés) est appelée à une transformation, à une mutation profonde, bien plus rapide que nombre de sociologues avaient pu l’imaginer, la prévoir.

Voilà pourquoi, si les États continuent d’infantiliser leurs peuples, seul le Choix Réfléchi et Responsable pourra nous montrer le chemin de cette transformation, de cette mutation qui ne peut être réalisée que par les individus d’une société et non ses représentants.

La pyramide s’inverse.

Nous allons devoir faire preuve de créativité, individuellement et collectivement, pour inventer la vie du XXIe siècle – un siècle ou l’économie d’un pays est maintenant dépendante de tous les autres, où les personnes se déplacent massivement d’un pays à l’autre, et où l’immédiateté est exigée à tous niveaux.

Il va falloir comprendre que faire partie de l’espèce humaine n’est pas de se positionner orgueilleusement comme prédateur suprême qui décide du sort de la planète, des végétaux comme des animaux, c’est aussi et avant tout devenir responsable de soi-même, apprendre à respecter l’autre dans ses besoins comme dans ses limites.

S’il s’agit bien de revendiquer sa Liberté comme un bien inaliénable cela ne se fera pas sans accepter notre responsabilité individuelle envers chacun de nos actes, afin de devenir acteur éveillé de sa vie et non spectateur somnolent « d’une » vie qui se déroule malgré nous.

Il nous faudra apprendre que nous devons créer une autre manière de travailler ensemble, que ce soit dans les divers secteurs économiques comme entre les différents pays de la planète.

Chaque JE est dépendant – donc responsable – d’un TU.

La solidarité ne sera plus seulement un mot qui ressort une fois de temps à autre, à l’occasion d’une violente secousse climatique (tremblements de terre, tsunami, éruption volcaniques, inondations majeures, etc.), mais une façon de vivre quotidiennement l’individuel et le collectif.

Cette pandémie nous apprend que seuls nous sommes démunis, mais qu’ensemble nous sommes invincibles.

Et que signifie ensemble, si ce n’est la mise en commun de toutes nos libertés ?

 

Actuellement, en France, nous voyons avec bonheur fleurir des formes de solidarités créatives que nous ne pensions même plus possibles.

Réjouissons-nous, c’est le premier éveil, ce sont les premiers actes d’un peuple qui prend en main son présent et son futur et met en commun toutes les générosités et les créativités des uns et des autres.

 Individuellement, quel était notre défi majeur durant le premier temps de confinement ?

- Ne surtout plus sortir de chez soi, contenir nos pulsions animales qui se réveillent dans le confinement car l’espace vital de chacun est menacé par la présence (trop) rapprochée de l’autre (conjoint, enfants, autres proches),

- Lutter contre les crises d’angoisse que crée la solitude et l’isolement,

- Être soumis au martèlement incessant, via les médias, de consignes de sécurité et du rappel constant que « sortir de chez soi » expose à des sanctions et pire : à la mort par étouffement, la nôtre ou celle d’autrui.

En bref, ce qu’on nous disait en boucle du matin au soir était que sortir de chez soi, donc exercer sa liberté, équivalait à devenir un assassin ou une victime, pas moins !

Seulement, pendant dans le deuxième mois de confinement, le peuple a fini par apprendre puis comprendre que cette « assignation à résidence », que cet enfermement insupportable, était en réalité la conséquence de l’incurie de notre gouvernement (et des précédents) face aux réels besoins nécessaires à la protection des personnes : les masques, le gel hydro-alcoolique, les gants, les tests de dépistage généralisés…

Cet isolement forcé commence ainsi à faire gronder le peuple.

Et il a raison !

Néanmoins, gronder ne sera pas suffisant.

S’indigner ! Voilà le verbe qui convient !

Nous devons cette fois-ci nous indigner contre l’infantilisation dont nous sommes les victimes. Les pouvoirs publics s’adressent à nous, non comme à des adultes mais comme à des enfants ignorants qu’il n’est pas nécessaire d’enseigner quand il suffit de leur intimer l’obéissance !

 

Obéir ! Voici un autre verbe au cœur de notre réflexion.

Obéir est le maître mot d’un état totalitaire.

Pour nous, en démocratie, le verbe doit changer et être : Choisir ! Ce qui sous-tend une réflexion.

Obéir est un ordre suivit de répression, Choisir est une inclination volontaire d’une personne éclairée qui exerce son libre arbitre. Et c’est parce qu’alors nous pouvons dire « non », que nous acceptons de dire « oui ».

« Oui », une fois que nous avons le réel sentiment d’être respectés, instruits des conduites à adopter, et en aucun cas manipulés par des mensonges, des voltefaces, jusqu’à un paternalisme dégoulinant de fausses vérités et volontairement alarmiste.

OBÉIR s’adresse aux enfants. CHOISIR s’adresse aux adultes.

Et vous, quel est votre sentiment ? Pensez-vous que l’on vous demande d’obéir à des contraintes, ou bien que l’on vous demande d’exercer votre libre arbitre afin d’accepter ses dites contraintes de manière éclairée, adulte et responsable ?

Ce qu’il faut comprendre est que si les pouvoirs en place ne nous laissent pas la possibilité de sereinement « Choisir » les obligations liées à la protection contre le coronavirus et veulent au contraire nous soumettre à l’obéissance directe, les résultats d’une telle conduite totalitaire exercée dans une démocratie n’aura pour effet qu’exaspérer les citoyens et alors créer des foyers de plus en plus vastes de Désobéissance Civile. Avec les dangers que j’ai soulevés plus haut.

Attention ! Je ne prône en rien l’abandon des moyens de protection (masques, gants, gels et distanciation physique) contre la diffusion du Coronavirus !

Je suis Docteur en Philosophie Éthique et non Anarchiste…

Ce que je dénonce est l’obéissance aveugle, dans laquelle nous entraine les pouvoirs en place, qui est un danger extrême pour nos libertés.

J’invite au contraire chacun de vous à exiger que l’on vous laisse la possibilité d’un « Choix Éclairé » en vous soumettant des faits justes et des décisions logiques de protection contre ce virus, qui soient respectueux de l’être humain dans son entièreté : santé physique, santé psychologique, besoins impérieux de rencontres sociales, familiales et amicales.

Souvenons-nous qu’obéir est toujours aliéner une partie (si infime soit-elle) de sa liberté, et donc de cesser d’être un individu à part entière, responsable de sa vie.

Dépasser l’obéissance aveugle, c’est chercher en soi notre stature d’Homme et cesser de laisser les puissants soumettre l’animal en nous.

Il existe donc encore une alternative à la désobéissance sauvage : Le Choix réfléchi et Responsable. Mais si l’État ne change pas rapidement sa manière de nous considérer (comme des enfants à qui l’on doit mentir parce qu’ils ne peuvent comprendre la vérité !!), il sera alors seul coupable d’un soulèvement de la population qui, parce qu’il sera violent, ne respectera plus rien – pas même sa propre santé.

 

Il ne faut jamais oublier que, chez l’Homme, le besoin de liberté est infiniment plus puissant que le besoin de santé.

Des êtres sont morts pour la Liberté. Personne n’est mort pour défendre la Santé.

Cela peut sembler surprenant, mais c’est ainsi.

Nous sommes des êtres libres qui exigeons qu’on leur laisse exercer leur libre arbitre dans tous les domaines de leur vie.

Agissons comme tel !

Revendiquons notre responsabilité individuelle et parfois collective, pour faire face à cette pandémie, certes dangereuse pour notre santé, mais infiniment plus grave pour l’avenir de notre Liberté.

Créons, ensemble, une nouvelle société, plus respectueuse, plus humaine, plus spirituelle, plus libre… Bref, la société dont nous rêvons tous. Et le seul aspect positif de cette pandémie est de pouvoir nous permettre de la réaliser. 

Nous sommes au 40e jour de confinement en France.

Dans mon prochain article, ce sera le désastre (un désastre est la conséquence d’une catastrophe) économique et humanitaire (la faim dans le monde) qui sera à affronter, à explorer.  J’espère voir d’ici là un infléchissement, une nouvelle orientation politico-sociale, impliquant l’abandon de la méthode autoritaire et irrespectueuse de nos pouvoirs publics français, qui pensent sans doute un peu trop à leurs désirs privés et pas assez à nos besoins publics.

 

 Le 29 avril 2020

 

 

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