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Billet de blog 1 décembre 2015

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Le danseur aux pieds nus

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Faut-il le redire : je suis Pied-Noir mais je ne vote pas FN. Le trust Le Pen me révulse. Affairisme et trop vulgaire. Ne parlons pas de son programme économique : J’ai beau être ignare en la matière, le simple bon sens en fait considérer les directives comme une fumisterie de première. Et sinon son talent de captateur d’héritage le « vieux » n’y a jamais rien compris de plus que moi. Quant aux épigones, même cornaquées par Philippot  (avec deux P zau pot)(pour amortir), on est ma foi dans le délire isolationniste le plus total.

Avait-on vraiment besoin de ça en ce moment, pays décadent que nous sommes.

Or il y a Riché, de l’Obs, scoliaste et scolastique, qui tire moult reproches de propos matutinaux du « patron des patrons », Pierre Gattaz. En effet celui-ci  comme s’il l’avait manigancé, ferait un « cadeau » électoral au FN en ayant entre autre déclaré que ce que préconise le FN pour notre économie est à l’inverse de ce qu’il faut faire. Ça plus quelques considérations sur le cas des migrants.

Je veux bien, comme l’appelle Gide dans «Paluds », qu’il y ait place à la Part du Diable, et que l’interprétation d’un texte ou d'un discours varie d’un lecteur l’autre, mais enfin, de là à accuser le Président du MEDEF  de quasi collusion avec l’Extrême Droite à la veille d’une élection nationale, c'est faire un usage immodéré de la résilience du verbe.

On ne pourra reprocher à Gattaz de dire une vérité, commune aux gens sensés, relative à un « programme » frontiste allé contre la logique qui veut que, dans un contexte « globalisé » (c’est le mot à la mode), seul un affermissement de l’Union européenne nous tirera du merdier économique et financier nous sommes, déjà sous perfusion germanique. Avec cette exigence anti-démagogique de mettre aussi les Français d'aujourd'hui devant une autre vérité : Qu’ils ont été jusqu’ici trop gâtés, qu’ils ont dilapidé les biens de famille, et qu’il faut donc dorénavant se retrousser les manches et se remettre sérieusement et vraiment au travail comme nos aînés. Tout ça à base de diminution des aides sociales, réparties uniquement aux réels nécessiteux (Exit les professionnels du chômdu). Ça, je ne conçois que très peu de politicien, sinon aucun de ces vendeurs de nougats, qui puisse avoir les klaouis de l’énoncer. Ou même de le murmurer.

Quant à la politique générale et sociale, et en particulier eu égard au problème (pardon : à la problématique, ça fait mieux) du raz de marée « Syrien », Gattaz répond ceci aux question du Parisien :

Vous dénoncez le programme économique du FN. Mais sur l'immigration, quelle est votre position ?
Nous avons un problème d'intégration. Il faut défendre et réaffirmer les valeurs de la France.

Peut-on accueillir d'autres réfugiés ?

Il faut être très prudent sur ce sujet. Si on parle de quelques dizaines de milliers de personnes, de familles, qui sont des vrais réfugiés politiques, il faut les intégrer. Mais nous n'en serons capables que si nous sommes forts économiquement. Il faut aller à la racine du mal, combattre Daech. Mais nous devons aussi nous assurer que le réveil économique de l'Afrique, du Proche-Orient et du Moyen- Orient se fasse. Il faut accompagner ces pays pour qu'ils soient autonomes. Et pas faire comme la Chine en Afrique, où elle fait du business et rien de plus.

Faut-il des quotas d'immigration ?

Non. Je dis qu'il faut faire attention car nous ne pouvons pas accueillir le monde entier.

Franchement !... Rien que de banal et de cohérent. Ne serait-ce que cette dernière paraphrase d’un avis de Rocard en 89, dit apocryphe mais qui est en fait véridique, seulement tronqué d’un « mais » qui suivait cet avis et sur la suite duquel les avis divergent...

En tout cas, c’est Brice Hortefeux qui a le mot du jour (Ce matin aussi, sur I-Télé) au sujet de l’autre « problématique » en tête de gondole médiatique, l’état d’urgence : Il cautionne les dispositions gouvernementales pour être sages et utiles. Peu importe qu’elles disconviennent à quelques politiciens évincés de la rampe... et à des « danseurs aux pieds nus ».

Selon le gros Toussaint, il s’agirait de Yannick Noah. Il ne manquait plus en effet que cet oiseau là à l’escadrille dont j’évoquais l’autre jour l’apocalyptique ruée contradictoire.

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