Déchéance nationale : Couchés, les casuistes!...

 

 « L'argument est simple, voire simpliste : quand on hait la France, on ne peut pas être français, point barre. »

Et pourquoi "simpliste", Riché ? Pourquoi ?...

Je le répète, de mon point de vue de français moyen :  il y en a en effet qui semblent être bouchés à l’émeri que c’est rien de le dire.

Ne parlons pas bien sûr "d’indignité nationale", comme s'en moque Hub à juste titre : je n’ai pas le goût de rire en ce moment. Mais plus sérieusement : que la déchéance de nationalité n’ait qu’un caractère symbolique et qu’elle ne soit pas dissuasive (Trévidic), on s’en fout : Le problème c’est que le terrorisme auquel nous avons affaire est le fait d'exogènes, binationaux ou non, qui détestent manifestement la France, les Français et la culture occidentale. Or, ce qui est sidérant c'est qu'une tripotée de bavards parisiens sourds à la raison ne parvient pas à se le caler dans le cigare.

Car ces milliers de gusses et de gonzesses, ces "allahuakbars" pléthoriques (Oui : pléthoriques) dont il serait logiquement question de les exclure de chez nous, adeptes de la Kalach' et du suicide façon Ketchup, n’ont strictement rien de français, c’est clair et net. Donc il faut les virer de la nation sans attendre.

Or aussi, pour argumenter son article (http://tempsreel.nouvelobs.com/edito/20160102.OBS2147/decheance-pour-tous-la-nouvelle-mauvaise-idee-qui-monte-qui-monte.html) Riché va chercher cette Hannah Arendt, dont je ne sais rien que le nom pour l'avoir lu à l'occasion, ayant noté que, dans quelque domaine que ce soit, tout gloseur breveté s'en prévaut pour avoir l’air instruit; laquelle Hanna Arendt aurait "été elle-même déclarée apatride, et a bien montré comment le fait de dépouiller un homme de son lien avec une communauté politique -de sa citoyenneté- était une façon de nier son humanité ». Primo cette bonne femme, elle, n’a jamais donné dans le terrorisme, du moins j’espère, et surtout, la déchéance envisagée visant des individus nés malencontreusement, pour eux comme pour nous, sur le territoire national... cet évènement n'en fait absolument pas pour autant nos compatriotes. Ils le disent, le crient d'ailleurs eux-mêmes lors de l’accomplissement de leurs exactions.

Dès lors pourquoi donc s’embourber l’esprit de sophistications intellectuelles inutiles ?!!

Que nous nous prétendions être la « patrie des Droits de l’homme », c’est bien beau dans un discours, mais enfin, ce ne sont là que des mots au regard de nombre de nos comportements politiques extérieurs, et de toute façon, si l’on tient à la préserver, ladite « patrie droit de l'hommiste», il est nécessaire de la protéger de ses ennemis. Simplissime.

Par ailleurs, faire référence aux Américains en matière d’ « humanisme profond », je suppose qu’il plaisante le gars Riché, ou alors c’est de la provocation.

Et pour conclure, il le précise lui-même, Riché, que d’une part : « Concernant la Convention onusienne de 1961 sur la réduction des cas d'apatridie, elle stipule dans son article 8 que "les États contractants ne priveront de leur nationalité aucun individu si cette privation doit le rendre apatride". Mais la France a posé, au moment de la signature, une réserve sur cet article. »

D’autre part qu’ « Une Convention adoptée par le Conseil de l’Europe en 1997 [PDF] interdit de déchoir une personne de sa nationalité "si la personne concernée devient ainsi apatride". Mais que la France n'a toujours pas ratifiée... »

Du coup, que demande le peuple, sacré bon Dieu ?!! C’est la preuve que nos juristes et législateurs à cette époque avaient eu le nez creux et la prémonition de ce qui nous tombe actuellement sur le râble avec l’hystérie musulmane, bref, qu’ils n’étaient pas cons, eux, et secundo voilà des sauvegardes très incitatives à nous permettre d’agir comme bon nous semble, du moins comme le sens des responsabilités et l’instinct de conservation nationale nous enjoignent de légiférer et d’agir.

Point-barre en effe

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.