Brigitte Macron : Petition (3ème publication)

J'y reviens car l'initiateur de la petition, associé des racistes Soral et Dieudonne, est venu se faire sélectionner sur le trac du Club. 18 Recommandations neanmoins confortent à cette heure les gesticulations de ce faiseur. Et c'est moi qu'on traite de facho et de raciste sur ce site...

 Ces jours-ci une pétition dite « virale » - va pour virale - court la toile. Elle veut interdire à Brigitte Macron un statut défini de « première dame de France ».

Il est loin le temps où De Gaulle épousait l'austerissime « fille des biscuiteries Untel ». Nous en sommes aujourd'hui à un mirliflore de président, surgi des cintres comme je le répète à satiété, dont la singularité se complète d’un domestique des plus bizarres. Que cela plaise ou non aux féministes : La « couguar », de 24 ans son aînée, émane, elle, d’une famille de chocolatiers de province.

Cette origine n’a socialement rien de moins, il est vrai, que celle d’un dentiste né dans les copeaux d’un atelier de charpentier dunkerquois, et quand j’entends discuter les macronistes à son sujet et arguer de son solide bagage intellectuel, celui-ci est en effet sanctionné par une Maîtrise es-Lettres. Ce qui n'est pas négligeable.

N'était l'inadéquation des âges, on pourrait dire qu’il y a là de quoi faire une Michèle Obama, dont l’influence et le volontarisme social ont notoirement étayé la mandature de son mari. Brigitte Macron est une personnalité intellectuellement intéressante, disons-le clairement, au regard d'un harem hollandien qui vit succéder l'actrice de seconde zone d'une ininventable rue du Cirque à une aventurière hystérique spécialisée dans le politicien.

Et ainsi, dans son programme de campagne et animé d'un souci d'objectivité l'actuel président avait émis le principe d'encadrer les prérogatives qui seraient traditionnellement concédées à son épouse en cas de victoire.

Ajoutons à cette contingence que la femme du premier personnage de l'Etat est de toute façon protégée 24h/24 par un service de Sécurité, que deux chauffeurs au moins sont déjà dévoués à ses déplacements, et qu'un secrétariat élyséen est attaché à des fonctions remises aujourd'hui par l'usage à la discrétion, voire à la charge de Mesdames les épouses de nos présidents.

Que ces femmes n'aient pas été élues est un fait, mais il en est un autre qui est justement l'évolution des moeurs républicaines dont je viens de parler. Quant à l'efficacité d'icelles conjointes dans l'attribution de ces responsabilités, ça c'est autre chose qui reste à prouver, à l'instar de l'efficience de leur maris sur qui le peuple a démocratiquement spéculé : je me souviens avoir écrit il y a une quinzaine d'années à mme Chirac, à la demande discrète du colonel des pompiers d'Aix-en Provence. Il m'avait appelé à la suite d'une lettre que j'avais adressée au maire de la ville (lui-même m'avait très courtoisement répondu). Il s'agissait de la vétusté des taudis loués aux étudiants, conjuguée à l'exiguïté des venelles des vieux quartiers : des plots installés contre le parking sauvage y interdisant le passage de véhicules de lutte anti-feu, le Mulet avait failli périr dans un incendie de son immeuble... suivi de celui de l'immeuble d'en face la semaine suivante. Événements sociaux majeurs, mais bref : j'attends toujours une réponse de la célèbre Bernadette.

Donc, si je fais partie des vieux machistes avec mes blagues à trois sous sur la "meule de paille" qui chapeaute la sexagénaire adepte des jupettes d'ado exhibitionniste, si je déplore dans son visage un sérieux deficit de "classe" et un cou trop court, défauts qui furent de tout temps rédhibitoire dans le choix de mes compagnes, je crédite en revanche et à priori cette ancienne enseignante, apparemment appréciée par ses anciens élèves, d'une capacité autre que de récolter des pièces jaunes en compagnie d'un ex-judoka halitueux et antipathique.

Qu'elle dispose d'un budget bien sûr raisonnable, a disperser dans d'utiles actions sociales ne me dérange pas plus que ça, pour peu qu'elle en fasse bon usage. Et que par ailleurs elle s'y consacre discrètement, telle une simple fonctionnaire d'État, et ne soit pas l'instrument ou plutôt la complice d'une communication "à l'équerre" prétendue ménager la personne présidentielle, mais de plus en plus digne en vérité d'une propagande stalinienne.

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