Selon Croissandeau (de l'Obs), la droite, de nature « complotiste » puisque c’est le nouveau mot à la mode à Paris, aurait cousu l’ombre de la Mitte aux semelles de Pépère : L’artifice me semblerait néanmoins lui aller un peu large. Même à cet impudique. De quoi s’y empêtrer.
Mais n’empêche, c’est dans les vieux livres qu’on trouve les meilleures recettes, surtout politiques. Car on l’a dit, l’Histoire bégaie et ceux qui la font aussi.
D’un point de vue pratique, le journaliste serait en effet malvenu de pronostiquer que ce que la Gauche a perdu dans l’opinion populaire, et qui s’en est allé chez les Le Pen, pourrait lui revenir d’ici à 2017, chômage et insécurité oblige. Le divorce consenti est signé. La Gauche intellectuelle convole aujourd’hui avec une bourgeoisie éclectique et conchie la populace et ses frustes aspirations.
En revanche un Front National fort ne peut aujourd’hui, bis repetita placent, que ré-affaiblir la Droite. Comme au bon vieux temps de la Mitte. A cette hypothèse près qu’au deuxième tour des présidentielles ce sera cette fois un pommeau de douche froide qui équipera les isoloirs, en place de pince à linge.
Pourquoi ? Parce que le tout se résume donc, pour notre immobiliste à poireaux, à espérer qu’il sera au second tour et non le Nain. Face au Front.
C’est certes jeter le dé. Avec ses risques. Or c’est ce que fait Caton, car il n’est de plus déterminés fonceurs dans les jeux du hasard, justement, que les velléitaires.
Attentiste mais simulateur né : Ex-téléphoniste, muté il y a trois ans en tribun anaphorique, devenu un temps aphone à force d’emprunter aux accents jaurésiens, je ne sais pas vous, mais le mol apparatchik, le notoire hésitant "en campagne" m’avait, moi, fasciné de par ses talents de comédien. Tout cela puait le fausset et les excès d’histrion... mais ça a marché.
Du coup : Il nous ressert aujourd’hui la soupe « Tranquille » de 81, le plus benoitement du monde. A la Pépère.
A la « Tonton ».