Charte ou statut : Quelle différence?!

Les Français et l'art de la casuistique.

Filloniste, je n'ai pas voté au second tour de la présidentielle : Je voulais qu'il soit incontestablement su dans ma ville que je ne cautionnerais ni la harengère, cela allait de soi, ni l'inconnu au bataillon de la politique française. Choisir laisse toujours une part au hasard, mais là c'était le hasard et un acharnement médiatique dévastateur du jeu démocratique, mené par un quarteron de pauvres cloches de journalistes sous la pression de l'Elysée, qui ne laissait pas de choix en nous imposant à coups de millions de dollars, j'ai bien dit de dollars, cet exotique produit de la finance occidentale.

Par ailleurs j'ai dit mon peu de sympathie de chrétien non pratiquant, voire athée mais traditionaliste à l'encontre d'une bonne femme qui a détruit une famille pour un coup de folie fessière. Je suis donc très loin d'être macronolatre. Pas plus que Brigittolatre.

Il n'en demeure que je n'aime pas l'hypocrisie. Je viens enfin de découvrir sur LCI la gueule de l'associé des racistes Soral et Dieudonne, un nommé Valette, et m'interroge par conséquent sur l'ambiguïté de la vingtaine de recommandations qui à cette heure confortent la gesticulation de ce faiseur sélectionné par la rédaction de Mediapart. Évidemment ce genre d'intervention crée le scandale dont se repaît la presse car elle en agite les bas instincts populaires. Ainsi le vendeur d'orviétan se donne par ce biais un instant de notoriété, comme à l'époque des casseurs, l'an dernier, cette bourrique effrontée de Caroline de Haas qui voyait dans lesdits casseurs "quelques personnes qui jetaient des objets en l'air". Une infamie en soutien de sa pétition contre la loi El Khomry : il était imparable que des milliers de cretins se jetassent sur leur clavier pour abonder.

Ici c'est la haine hystérique anti-Macron qui a déclenché le processus interactif. Je ne reviens pas sur toutes les conneries que le Jupiter de poche a accumulées, tout le monde les connaît, mais elles ont pour effet sa dégringolade vertigineuse dans l'opinion.

Des lors le dénommé Valette a sauté sur l'occasion pour lui décocher un trait à son talon d'Achille, c'est à dire au travers d'une épouse beaucoup trop mise en évidence durant sa campagne, puis lors des premières manifestations officielles d'une présidence voulue par ailleurs re-monarchisee, re-dorée, ré-institutionnalisée comme les aiment les Français, déçus pendant dix ans par deux goujats successifs, chacun dans sa vulgarité.

J'ai expliqué dans mon billet précédent pourquoi un statut, ou va pour une charte... laquelle encadre et définit en verite un statut, comme quoi les gens sont cons, pourquoi je ne voyais aucun mal à ce que la femme du président de la république, dite "première dame de France", d'un vocabulaire héraldique emprunté à une aristocratie qui bâtît notre Histoire, ou pour être aux goûts du jour et dans le sens d'une évolution ethnique et culturelle enviables, la meuf du keum qui crèche l'Elysée ne s'occupe pas que de tourmenter le cuisinier du palais, mais tienne aussi un rôle d'apparat dans la bienfaisance et le social. Un rôle déjà entré depuis  cinquante ans dans les moeurs auliques, mais auquel Macron qui en fait décidément un peu trop dans le domaine domestique, entendait donner un lustre officiel mais à la fois plus honnête, quand les toupies de ses prédécesseurs directs, flanquées d'un escadron de secrétaires, avaient carte bancaire à débit illimité sur le tresor public, et surtout la boniche espagnole, Cécilia (ex-madame Jacques Martin !!!) qui se prenait pour Ashepsout, Anne de Bretagne, Alienor ou la reine Vierge, et interférait sa pointe Bic a la main dans les réunions de conseil présidentiel.

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Et comme le dit l'analyste Dominique de Montvallon, "l'artiste-peintre" aurait bonne grâce de fouiller le passé présidentiel et de faire le compte de ce que coûta aux Français l'opacité mitterrandienne. Voila  qui ramènera sa magouille à des proportions idoines. Avec élément essentiel que Brigitte Macron ne sera pas payée pour son travail représentatif et caritatif. Et que la comparaison avec les "emplois familiaux" ne tient donc pas.

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