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Billet de blog 10 avril 2017

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« Je ne vous demande pas de m’aimer... »

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Illustration 1

Dans le Cap, à l'instant...

Enfin un propos de circonstance. Chez un candidat obreptice dont je me demande encore à cette heure quelle inconséquence, parmi tant d’autres par la suite, lui fit invoquer et s'arroger une probité « gaullienne » en ouverture de la campagne pour la Primaire de la Droite.

En effet, le procédé, sujet à réplique, était déjà vil d’enfoncer de la sorte deux de ses concurrents, mais aussi, très imprudent, Fillon aurait-il dû se souvenir de ses prélèvements pécuniaires peu "catholiques", et devait-il savoir que son usurpation d'intégrité (je répète : au strict sens gaullien) lui serait immédiatement reprochée au regard des moyens d’investigations journalistique actuels, et de mœurs élyséennes traditionnelles qu’un fourbe comme Hollande n'aurait manqué de mettre en œuvre avec délice.

Fillon est un mondain, apparemment obsédé par le luxe et l’apparat. L’incohérence de ces goûts avec la  pratique ostentatoire d’une religion qui appelle au contraire à la simplicité, voire à l’abstinence, étonne dès lors qu’elle est maintenant révélée; mais ce qui déconcerte le plus est le manque de précaution du peccamineux, eu égard  à ce qu’il tendait d’entrée en lice les armes de son tourment électoral à ses adversaires de tous bords.

 A cela s’ajoutèrent la ridicule tentation beérégovienne, son incapacité à thésauriser, deux costards de Nessos survenus parait-il alors qu’il était déjà sous le feu des critiques, une toquante offerte elle aussi à la mauvaise heure... et tout récemment le voilà qui s’est pris pour Vercingétorix dont le destin et le casque cornu (!) devaient surtout lui faire esquiver la silhouette. Eh bien, non ! C’est ce magnifique cocu dont il est allé dénicher le symbole dans les ringardises de l’Histoire de France... pendant que Macron, lui, parle de futur, de modernité, de gouvernement informatisé et de nouvelle société.

Mais enfin, il a une qualité surgie de ses épreuves : une solidité phénixienne hors-normes.

Et il l’exploite enfin par cette phrase obsidionale et virile, où on reconnaît sa dimension de solitaire : " Je ne vous demande pas de m'aimer mais de me soutenir".

Or les grands hommes sont seuls.

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