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Billet de blog 10 décembre 2016

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NAM MYO HO REN GUE KYO

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je cogne à la moindre occasion et à bras raccourci sur les « parisiens ». C’est le provincialisme qui veut ça, une habitude acquise à mon arrivée du Maroc en 63 : L’accent niçois était alors encore maître chez lui, et des collines de l’arrière-pays aux grèves  du littoral, de Menton à l’Estérel, et au delà, jusqu’à Marseille, quand on avait dit de quelqu’un "c’est  un parisieng", ce qui sous-entendait ce n’est qu’un parisien, on avait tout dit. Et cela m’est resté.

En revanche, comme je suis un homme de goût, et d'esprit, j’ai toujours eu un petit faible pour leurs femelles : les « parisiennes ». Ces cueillées* d'été, sur nos plages!... Elles ont souvent, en effet, un petit quelque chose de particulier qui les distingue. Pas forcément de la classe, quoique certaines en aient beaucoup que les étrangères leur envient, mais ce qu’on appelle du « chien ». Je ne saurais dire, cela tient peut-être à la démarche?... au port du buste et à un air effronté du visage?... à l’aigu du regard, au jeté d’un foulard ou au reflet d’un bijou... ? Au sens de la répartie ?...Mais soit, Baudelaire en a si bien rimé et rythmé le faste des plus belles, que je me réserve un modeste penchant pour celles qui ont tout simplement... du charme.

 Je rencontrais l’une d’elles cet après midi au retour d’une marche digestive. Il serait trop long d’expliquer quand et comment nous nous sommes connus, c’est si vieux, mais soyons franc et pour faire toujours simple, disons que, l’ayant perdue de vue depuis quelques années, je la remis toutefois immédiatement en la voyant marcher, de dos, dans un jeans moulant qui lui seyait à merveille, promenant un York. Lui tenu en  laisse, elle en bottes longues assorties à son chien, beige; Des deux fuseaux de cuir jaillissait, mouvant d’une grâce impavide tout aussitôt remémorée... Ô, chaloupe exquise, un des plus beaux "voyages" de ma jeunesse.

 -« Tu es, ma chère, toujours aussi bien foutue ! »,

 -« Ne sois pas mufle et ne me demande surtout pas mon âge (Elle en avait pile 10 de moins que moi. Des ans. A l'époque...)

 -« Je m’en garderais bien, puisque je te retrouve égale au premier jour ... »

 Nous avons devisé au soleil, elle toujours sure de son effet, moi beaucoup moins du mien.

 Elle a un secret : elle est devenue bouddhiste.

 Ô, fan !... et moi médiapartiste.

 En nous quittant elle me glissa un petit papier plié en quatre, qu’elle était allée chercher au fond de son sac (...Hermès, SVP ! Du « vrai », la connaissant). Il y était écrit : NAM MYO HO REN GUE KYO.

... ! Moi qui pensais à un numéro de téléphone...

Vient donc un temps où les plus belles fesses du monde se veulent, elles aussi, "entrer en harmonie avec l’Univers ». C'est ainsi.

Et ainsi de la belle, de l'élégante et joyeuse Corinne... autrefois si mutine.

* je préfère à "cueilles"

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