Marius le Négavesque (avatar)

Marius le Négavesque

dentiste retraité

Abonné·e de Mediapart

899 Billets

0 Édition

Billet de blog 12 mai 2015

Marius le Négavesque (avatar)

Marius le Négavesque

dentiste retraité

Abonné·e de Mediapart

Enseignement : Et les fondamentaux?... (2)

Marius le Négavesque (avatar)

Marius le Négavesque

dentiste retraité

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

--0--

Je préconisais ce matin des uniformes ou simplement des blouses républicaines obligatoires dans les écoles et bahuts de l'EducNat. Pour les élèves, certes... mais ça ne gâterait rien à l’affaire que les « professeurs des écoles » redevenus de respectables instits, et même les vrais professeurs, ceux des collèges, rendossent, les premiers le sarrau gris de la Gloire de mon père (Plus le noir : ça fait daesh), les seconds un costard cravate ou au minimum une tenue descente, idoine au magistère, le tout surmonté d’une tronche d’homme sévère, soit, mais satisfait de vivre dans sa société, et non une sale gueule à la retourne de mec qui touche régulièrement sa solde, comme disait mon digne Père au mépris des gauchards.

Un brin d'Histoire familiale : Deux de mes oncles étant partis dare-dare dans les tranchées en 14, et le troisième dans les Hussards, mon aïeul charpentier dunkerquois avait tout juste laissé le temps à son dernier boutche de passer son Certif, et Hop !... sur les toits à 12 ans. Pas encore assez de force pour monter chevrons et pannes faitières, mais suffisamment pour charrier les ardoises... Ainsi, le père Castelmuche, mon vénéré géniteur, est passé de l’entretoise aux comptes de la  société paternelle dès le retour de ses frangins, et après une excursion dans le Transport et le halage de péniches, puis dans les FFL entre 42 et 45, il a terminé sa carrière active au Sahara comme Directeur d’une société d’État de 2000 salariés. Une carcasse d’un mètre quatre-vingt seize dont le poing faisait mal quand ça partait : Une autre forme de l’intellect, en quelque sorte. Il a déquillé comme ça une dizaine de polytechniciens qui encombraient son chemin. Avec ses paluches de docker... et surtout un bon-sens hors du commun.

Tout ce baratin pour dire qu’il y a en effet des fondamentaux dans l’élaboration d’un bonhomme si on veut en faire un citoyen : Des choses simples mais qui sont des refuge sûrs et avérés quand on ne sait pas comment se sortir du merdier dans lequel on s’est fourvoyé.

C’est le cas avec l’enseignement actuel dans ce pays. Un truc essentiel de notre société et pour le bien futur de la nation, mais abandonné à des faiseurs, à des esprits fermentés du style Terra-Nova, à des songe-creux, des parasites malfaisants. Il y a donc urgence. Vite remettre de l’ordre dans la boutique, pour pouvoir dès que possible se pencher sur la nécessité d’y intégrer l’utilisation des vecteurs modernes de l’instruction et du développement  de la communication et de l’intelligence.

Chez ceux qui sont intelligents !

Car tout le problème est là : tous ne le sont pas, et on ne fera jamais un cheval de course avec un bourricot. Avec un hmar. Ni, surtout, le faire boire s’il n’a pas soif.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.