Deux mots au Mulet,
Ma grande fille, t’en souvient-il ?...
Il est convenu que l’intelligence de ta cadette et la tienne, différemment orientées mais toutes deux nettement au dessus de la moyenne, soient une hoirie maternelle. Il ne vous aura néanmoins pas échappé que les propos à l’emporte-pièce de votre manuel de papa recèlent parfois de placides vérités ou prémonitions dont le temps éprouve le bien-fondé.
Or, te souvient-il en effet de ma réprobation quand ton Macron s’est accouplé à ce vendeur d’olives de Bayrou. C’était la connerie à ne surtout pas commettre : il la faite. Une nécessité « arithmétique » l’imposait-elle quand il butait sur 18% d´intentions de vote à l’orée du premier tour de la présidentielle ?... En toute hypothèse je dirai pour ma part que cette cuisine politicienne nous a mené à Élysée un drôle de zygomar, un néophyte nébuleux que de putatifs talents intellectuels ne dispenseront pas des abaissements et compromissions caractéristiques du marigot social dans lequel il s’est aventuré.
A ce titre qu'il n’a pas fallu attendre deux heures, suite à la concrétisation d'un préalable aux législatives, pour que le Palois visqueux ressorte de son trou et, démasqué, montre sa trogne habituelle de faux-cul. Monsieur voudrait tout simplement profiter des événements et passer des deux ou trois sièges qu’il représentait à l’Assemblée à 120 investitures, donc à l’espoir d’un "groupe" d’élus confortable, rien de moins.
Du coup, ton Macron que je qualifiais à tort l’autre jour d’être survenu sur la scène politique tel un deus ex machina surgi des cintres, a en réalité percé le décor à la vitesse d’un météore et s’est immanquablement cassé la gueule de la balançoire pour rencontrer la dureté des planches.
Dire qu’il ne s’y attendait pas serait stupide, car la Finance occidentale ne l’a pas choisi sans l’avoir pesé, jaugé, calibré, préparé, entouré avant de l’envoyer faire une OPA sur la France. Le tout sera d’observer comment ses promoteurs vont maintenant opérer, à bourse déliée et via leurs réseaux d'influence, afin de satisfaire ou de faire taire les appétits divers et variés qui viendront freiner sa course : Rien ne doit en effet venir contrarier ou même ralentir l'avènement d'une nouvelle gestion politique instituée par un "conseil d’administration" assumé comme tel, et comme tel peu enclin à la mansuétude et au paternalisme. Le pragmatisme à l'américaine y est roi, on l'aura vu, humiliation à la clé, au travers de l'affaire Valls rondement menée.
Car ta pratique actuelle des milieux économiques (Toi qui affectionnait l’écologie !...) t’aura certainement avisée du fait criard que les "questions d’argent", comme on dit dans le Peuple, ne perturbent manifestement pas la République en marche !... pas plus qu’elles ne perturbèrent le mouvement En Marche !... dès son berceau. Toute suggestion ou interrogation journalistique à cet égard relevait et relève d’une trivialité et d'une inconvenance absolument pas de mise. Confer, symptomatiques, les docilités de cette grande chèvre d’Anne-Claire Coudray sur TF1 ou du rouleur de mécanique Bourdin sur BFM, lors d’interventions du sigisbée de Mamy Couguar : Tu sais très bien le prix du silence et de l'assujettissement dans ces circonstances...
Ainsi aurai-je recours à cet acronyme que j’affectionne d’ordinaire pour clore mes billets sur l’immigration et vous suggère, à vous toutes gens que le nouveau Merlin a su embobiner dans les volutes d’un discours insondable : VLAV, VLA.
Ce qui veut dire cette fois : Vous l’avez voulu, vous l’avez. Lui... et la Finance internationale avec, en guise de rajeunissement du cheptel politique (!)... Et les immigrés en sus*. Or tu sais que ma sympathie fédéraliste s'arrête aux frontières d'une Europe des 6 ou des 8, à celle des débuts, la raisonnable. Et aux Européens. A quelques extensions près mais exceptionnelles.
Et maintenant, comme disait Mouma, notre vieille bonne berbère : D’barras-dek ! Demerdez-vous!
* Il faudra qu'on reparle de cette perspective d'un futur où l'on travaillera de moins en moins (motivant le revenu universel d'Hamon) dont vos générations ont plein la bouche et le cerveau, alors que ton Macron veut paradoxalement faire entrer de l'immigré par wagons entiers... Là je ne pige pas.