Soyons clair : En fait, l’Espadrille n'est pas "venu à résipiscence", comme une journaliste l'a prétendu à la télé ce matin. Pas du tout! Il ne s’est même pas vaguement excusé* alors qu’il a commis une faute patente. Une faute non constitutionnelle, certes, mais bien plus grave : politique et psychologique.
On n’y revient pas.
Lui dont la surveillance de sa propre comm’, aussi étriquée que ses chemises de toréador, l’avait fait choisir par Pépère pour diriger la sienne durant la campagne présidentielle de 2012, s’est planté du fait d'une arrogance typique de ses origines.
En effet, tout ce monde-là, de l’Aquilino Morel, coiffeur endimanché, avec ses cirages de pompes de satrape élyséen, au mari hyperthyroïdien d’une violoniste « genre », tout ça nous a débarqué tras el Pyrénéo, chacun avec sa valise en carton à la main, mais c’était pas pour que la mamacita fasse des ménaches à 10 euros l’heure chez les gavachs’.
Rien à voir avec ces pauvres campesinos d’Estrémadure qui sont venus bosser en France aux travaux d’usines les plus durs, et furent à l'instar des Ritals, et bien plus que les arabes dont on nous fait tout un foin de nos jours, si souvent maltraités. Non, non ! Là l’objectif était clair : On écrase tout sur son passage et on file au plus vite au sommet : la malle Vuitton, les boutons de manchettes en or, la cravate « qui crache» ... et donc les limaces à la Manolete.
Et puis surtout : l’orgueil.
Il faut bien vous mettre dans le cigare que l’opiniâtre ne s’excusera pas tant qu’il n’y sera pas contraint. Or ce n’est pas Pépère le rondouillard manigancier, Pépère le pasquin, le grimacier qui a l’étoffe pour l’y obliger.
Donc l’Espadrille ne s’excusera pas... et ne paiera pas (comme le faisait en revanche et correctement Fillon) son utilisation d’un (de deux !) Falcon de l’ETEC 65 pour un usage personnel. Ainsi valide-t-il la supercherie d’une entrevue officielle à Berlin, avec les représentants de l’UEFA, alors que Platini, le Président de cet organisme était à Paris le lendemain.
Ou l’art de proférer un « Caramba !» obstiné au front du peuple français. Ou plus clairement encore : De lui dire « Merde ! ».
* On présente des excuses. Je m'exprime ici en langage courant.